© V. BAVOUX, A. GUICHARD, P. GUICHARD ET J. PAILLOT.
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OU
NOTES DE BOTANIQUE
PUBLIÉES PAR
V. BAVOUX, A. GUICHARD, P. GUICHARD ET J. PAILLOT.
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er VOLUME.
BESANCON, IMPRIMERIE ET LITHOGRAPHIE DE J. JACOUIN,
Grande-Rue, 14, à la Vieille-Intendance.
1864.
OIAATOG AG €
AUX COLLABORATEURS DE M. C. BILLOT.
TG RÈET—
L'Herbier que M. C. Billot publiait sous le titre de Flora Galliæ et Germanie exsiccata est le plus étendu de ceux du même genre qui ont paru jusqu’à ce jour. A ce titre, autant que pour la mémoire de l’auteur, il eût été regrettable de voir cette utile publi- cation interrompue.
Aussi, cédant au désir exprimé par quelques amis de M. Billot, et, en particulier, par MM. Grenier et Buchinger, nous essayons de continuer l'œuvre de ce laborieux botaniste, dont deux d’entre nous ont été les amis et les collaborateurs.
Nous ne nous dissimulons pas toute l’étendue de notre tâche, mais nous espérons être secondés par tous les botanistes qui prètaient leur concours à M. Billot. C’est sa mémoire que nous invoquons auprès d'eux pour leur demander leur bienveillante collaboration.
Notre appel peut paraître tardif, mais nous n'avons pas osé nous avancer avant d’avoir bien reconnu ce que nous avions à faire et d’avoir installé les matériaux fournis par les correspondants.
La publication entreprise par M. Billot devait être, dans le prin- cipe, limitée à la France et à l'Allemagne ; de là les titres de Æ{ora Galliæ et Germanie exsiccata, et d'Archives ou d’Annotations à la Flore de France et d'Allemagne. Mais peu à peu l’auteur est sorti de ces limites, et aujourd’hui son Herbicr s’est enrichi de plantes d'Italie, d’Espagne, de Suède, d'Algérie, ete. |
Les titres primitifs n’étant done plus rigoureusement vrais, NOUS croyons devoir en adopter de nouveaux qui consacreront le souve- nir de celui que nous regrettons tous.
— À —
L’Herbier portera le titre de Flora exsiccata de C. Billot, continuée par V. Bavoux, À. Guichard, P. Guichard et J. Paillot.
Le texte imprimé portera celui de Zillotia, ou Notes de botanique publiées par, etc.
Ce texte, qui contiendra plus spécialement des indications rela- tives aux plantes de l'Herbier, pourra aussi recevoir les notes de botanique que nos collaborateurs voudront bien nous communiquer.
Nous ne négligerons rien pour conserver à l’œuvre la réputation qui lui est si justement acquise. Les plantes litigieuses seront revues avec soin. M. Grenier a bien voulu déjà nous promettre son con- cours éclairé, et nous osons espérer que les appels que nous ferons à d’autres botanistes seront entendus.
Les conditions de souscription resteront les mêmes que précé-
demment, c’est-à-dire que chaque centurie de plantes sera livrée, au choix des souscripteurs, au prix de 15 francs, ou bien en échange de six espèces non encore publiées et récoltées en 130 exemplaires aussi complets et aussi identiques que possible. : Nous prions MM. les botanistes auxquels cette note est adressée de nous faire connaître s'ils veulent bien continuer avec nous les relations qu'ils avaient avec M. Billot. Nous leur serions recon- naissants s'ils voulaient bien aussi nous procurer de nouveaux collaborateurs.
Nous serons prochainement en mesure de distribuer les 34° et 35° centuries de l'Herbier, qui avaient été commencées par M. Billot, et qui paraîtront encore sous l’ancien titre, bien que nous ayons fait la majeure partie du travail.
Besançon, le 6 avril 1864.
Vital Bavoux. Albert GuicHARD. Paul Guicaarp. Justin PAILLOT.
Nous vons prions d'adresser la correspondance et les envois relatifs à notré publication, à M. Paillot, botaniste, rue d'Anvers, n° 3, à Besançon. * nr.
ri
TRENTE-QUATRIÈME ET TRENTE-CINQUIÈME CENTURIES.
Mai 1864.
Membres collaborateurs : MM. P.-J. ANDEER; AUGÉ DE LASSUS; AYIAS- TeeiRo; E. BerneR; BERTHIOT; C. BILLOT; BORDÈRE; A. BOREAU;
5 Lx 5: E. MARTIN; A. Maruieu; E. Micuarer; MoniEz; N. NickLës; NiEDERLINDER; C. Ozanow; J. Parzuor; E.-G. Paris; E. PERRIER; S. PERRIN; V. PER- SONNAT ; PIERRAT ; QUESTIER; À. RAMOND ; REQUIEN ; H. Roux ; C. SAUZÉ; P. Savr; F. ScauLtz; A. THÉVENEAU ; TIMBAL-LAGRAVE; D. TUEZKIEWICZ ; J.-B. VERLOT.
RANUNCULACEÆ. Diplota dus LC 3311 nifèlia L. pue Pi 3301 Puldoncis L: 3311bis id. Hérault 3302 coronaria L. (Héraglt). 715 bis viminea L. (sub : Sisym- 3303 palmata L, brium) Ranuneulu ë à À 4 Moricandia DC. 2812bis Baudofii Godr. va e k . 3304 chærophylloides jord. oct ai (euh; Brassicsi: 1405bis calthæfolius Bluff. Es lciniata au. Pæonia PAG ae 3305 ere rina Mill. mn 90 ap à 3008 bis Parvinor DC. Matthiola R. PAPAVERACEE. rh es L (sub : Cheiranthus). Mypecoum L. Ery : 2 3306 éciaibane ke Sie “hoiiets (sub: Brassica). Barbarea R. Br. FUMARIACEZÆ. 3315 robsté Opitz. (sub : 2 Fu Arabis L. 22 300 bis Borei J sara ”euricstiié Lam. 3307 Bastardi Bor. Gén -Orient.). ee dE 3307bis id. -et-Cher). sent 3308 major , 4416 ter maritimum L. (sub: Cly- a). CRUCIFERÆ. pt fau ) pin L. Sinapis L. €lype se4 eng os Lagasc. RO divise Moris. Brassica L. ba L. 10 cheats hrs "3319 incana L.
me
Erop DC. 1817 FR née nes q Jord: éd furcipila bor Roripa se
8321 rivularis Rchb. (sub : Nas- rlium). 2808 bis amphibia L, (sub : Sisym- brium). Myagrum Tournef. 3322 perfoliatum L. Biscutclln 3323 cichoriifulia Lois. lberis L
2619b:s Bernardiana G. et G. Thiaspi 3324 4 vulca norum Lam 3325 brachypetalumn dou. (Isère). Sbis 1d.
3325 es-Alpes). Hutchinsia R. Br. 3326 los Gren. CIiSTINEZÆ. Cistus t 3397
3329 Ps ifolius L. pres Orient 33 id. (Gard).
3330 c crispus 3331 Porquerullensis Huet et Hanry.
3333 pere “cha 3
VIOLARIEEÆ. Wioln Touruef. 3334 Riviñiana Rchb.
SILENEÆ.
Sience L. 3915 nocturna L.
3240 Loïseleurii G. et G.
3341 quinquevulnera L. ALSINEEÆ. Cerastium L.
263: Frs tenue Viv.
226 bis brachypetalum Desp. (Sa-
vuie). 226 (er id, (Loir-et-Cher).
3342 pallens F. Schultz.
3343 sq _— Spergularia
3344 sulina Pa
LINEÆ. Linum L. 3345 ambiguum Jord. MALVACEXÆ.
3346 Aleea Le
sylv ce Re e L.
HYPERICINEZÆ. Hyvpericum L 3349 lineolatum Jord. (Cher). 3349bis id. - (Savuie). RHAMNEZÆ.
Zizyphus Tou 3350 ire Lin
TEREBINTHACEZÆ. Pista Pr pra L. PAPILIONACEZÆ. Calycotome Link. vis spinosa L. (sub: Spartium). Ononis L, PR reclinata L. 33 2 s A Gouan. Medie 3:53 “ser ocarpa Bertol. Melilo 3354 Ra Salzm. 3355 in dd Desf (Var). 335 id, (Vosges). Trifolium L. ue à inearnatum ir bre er Dali, gai 1. (Cher).
Mer ier ns + (Sas pie). 33.8 uen 3359 Da A Balb. Mg
miuin Tournef.
" 35h0 es cile Jord.
freres angustissimus L.
Astr 3261 Enigloitis L; Vic to Bobarti Forst. 3363 Gerordi Vill. 3364 tropurpureà Desf. Lathyrus * 3365 ras se Ms 4474 bis Aphaea L. var, 3366 EE Ar L. ét) Ghis id. (Gard). Curon
L. 3307 minima L 3368 extensa Jord. AMYGDALEÆ, Prunus L. 353 bis fruticans Weihe. ROSACEZÆ. Potentilla L
3374 fru rie L. 3375 re
Rubus L. 33:6 phyllophorus L.-V. Lefevre et P.-J. Müiler.
Rosn L. 3377 gallico-canina Reuter. 3378 Ripartii Déségl. milla s 1185 quater alpi a L. 3379 HE A douter:
POMACEÆ. Cratægus L. 3380 Florentina Zuccagni. D Promes, Callitriche 356 bis pu Kütz, PARONYCHIEE, Paro 3381 se + ‘Lam. ue 3381 bis Sclerant 3382 biennis Reut. (Savoie). 3382 bis id. à feuxrsèt es)
CRASSLLACEÆ. Sedum DC. 3383 *tellatu m L, 84 cæs pitodh Cavan, (sub: par ula).
3385 cruciatum Desf. 3386 albescens Haw.
UMBELLIFEREX, Orlaya Hoffm 3387 maritima Gouss (Hérault). 3387bis 1d. (Toscane). (Var).
Cau s L. 3388 Leplophya L. Laserpitiu
3389 prutenicum L. (Savoie
por À id. (Haut- Ni) An
san graines ras Peucedanum
3391 officinale + Meum L.
anis re Bertol.
© 230 sito Bieb,. Bun ns L. Se Bulbocasiatäls L.
La
nr. eg Lam. Astra à LL. 3397 aille Bertol.
CAPRIFOLIACEÆ. Lonice 3398 ‘spé L: RUBIACEÆ. Galin
3399 cr AE AIL.
3400 purpureum L.
3401 rubidum Jord.
Jord.
3403 anisophyllum Vill.
egalospermum V p <
3407 ae as Lam.
Aparine L. 4ug sccha ART AN.
de L. (sub : Sberaqlia). met “enuitors Jard. |
Pas es
VALERIANEZÆ.
Yalcrianella Poll. 253ter Morisonii K.
DIPSACEZÆ. Cecphalaria Schrad. 3412 transylvanica L. (sub : Sca- biosa). Knautia Cou ie a 3 à Reg Seah
TE holo ose DC. 3415 cross Jord.
SYNANTHEREZXÆ.
Seneclo Les 6 sp 4 579 bis crassifolius Willd. 3417 subalpinus Koch. Artem 3112 bis gluti inosa Gay. 4231ter camphorata Villd. gallica Willd.
3418 Il 1 Santo! Tou
3419 pinnata
3116 bis incuna Lam, Cirsi ourn.
3124 (Add.) lanccolatum L, 3125 ee ) arvense Scop Carduus 3420 de Bertol. 3421 carduelis L. (sub : Arctium). floratus L,.
Centaurea 3:93 melitensis L. ao hr rl id. Cru ma “Mois Bor. €ich m L. 3425 "at Schousb. Picris 3426 Sprengeriana L. (sub : <>
Podosp m DC. S82/er Tciiiaiuts L. (sub : Scor- zonera). *FTragopogon L. 3427 pratensis L. 3428 stenophyllus Jord. Sonce 3429 palustris L
Hypochæris 3134 (Add) radicata L.
Crepis L. 3430 lampsanoides ae (sub :
racium).
3431 grandiflora All. a : rt um).
Billotia 3138 (Add). cr à (sub : Crepis). CAMPANULACEZÆ, Phyteuma L, è 3432 betonicæfolium Vill. ERICINEZÆ, KRhododcendron L. 3433 ps a L. me Pme Prim 443 Shi ait Goupil. OLEACEZÆ, Phillyrea Tour 3150 (Add ) angustifolia L. 3151 (Add.) media L. GENTIANACEZÆ, Svrert 2316 bis perennis L. CONVOLVULACEZÆ. Convolvulu
our. 3436 oblusiflora Que Cuscuta) H. Bonpl. et Kunth. BORAGINEZÆ. Symph 2713 bis rss L, Lithospermum 364 DT Cuss. Cyno 3438 g hits Vill SOLANEZÆ, Sola 3439 v illos 3440 isistus Reril (Var 3440bis id. (Bas-Rhin).
‘Verbaseum L. 3441 Thapsus L.
mag D
SCROPHULARIACEZÆ,
Tournef. 3443 uldsc peloria hier 4 423 bis triphylla L. (sub : autre um).
Ver a L. qu aphyla 2 L Pedicu 3435 rite Rchb. OROBANCHEZÆ. OGrobanche L. ce re tbe Thuill. 7 Ulicis Desmoul. sus speciosa DC LABIATEZÆ. Mentha L. 569 PAR A AS el MAFIA Er 3450 ARENA Cra
Origan 3451 mets ne Link. ta 8451bis id. Rhône). Cala
mintha Mœnch. 3452 pr ora du (sub : Melissa). ee pue (sub : Thymus).
S454 D PE Foth. 2341 bis : urvatica Jord, 3455 nepetæfolia Timbal- -Lagrave. 3456 a ge à: rd. Stach 38457 étiaté Vis. 3458 gg Mill. Feucriu 3459 Pseudochamepis L. 3460 Poliu
PLANTAGINEXÆ. ago
Plant L. 3461 intermedia Gilibert. (Vosges). 3461 bis HS (Vosges).
629 bis indica L. 2519 bis Timbali Jord.
GLOBULARIEEZÆ. Globularia L, 31834er Alypum L. POLYGONEEÆ.
Rumex L. 8462 thyrsoides Desf.
Polygonum 3463 vivi L. 2529 bis as Lag. DAPHNOIDEZÆ. Passerina L. 3464 gere raira L. (sub: Daphne).
EUPHORBIACEZÆ.
a L. He rie L.
Crozophora 3470 ro 2 as Croton). ABIETINEÆ. Pinus L. 3471 uncinata Ram.
CUPRESSINEZÆ.
JSunipcrus L.
3472 alpina Clus. LILIACEÆ,
Ornithogalum L.
3221 Fa tenuifolium Guss. AMARYLLIDEEÆ,
Karcissus L.
3473 imonhenitii Mill. 347% papyraceus Gawl. 3475 dubius Gouan
ORCHIDEÆ.
Orchis L.
3476 militaris L.
Gphrys L. cs Érape Huds. “us PRE L. (Toscan 3478 bis id. (Loir- M
JUNCEEÆ.
Jun
3479 gré mas L.
Carex L. Ta 3480 pseudoarenaria Rchb.
256 Sbis vu Ipina L.
3483 paludosa Good.
GRAMINEXÆ,. © Phlcum L. 1358/4s alpinum L. Panicum
L. 3484his id. (semine nigro).
3491 _arundinacea Schreb. BErom 277$ ler rubens L.
FILICES, Grammitis Sw. 894 bis leptophylla L. (sub : Polypo- di
ER Agrostis es bis a L. Equisctu 85 es With. (Rhône). 9er ra ramosissimum Desf, saR3 0 id. var. (Rhône). 34831er id. Mérdes res 3486 canina L. (Rhône), ‘arpus Micheli. 3186bis id. var. (Rhône). 3492 Michelii Bellard. Stipa . 3487 juncea L. A MUSCI, nd bis id. (Gard). Bartramia 3493 us erians Sehimp. 67 bis ambigua de Notaris. Cylindro m Sch cr val fascic ulata Boise, et Reut. 3494 Char Rise Sr s (sub : — Bryum Dill, rs cæspitusa L. 3495 argenteum L. 1381 D pare All. Cla Melie “er ter xidat 3689 Bauhini Al. 3197 imbrita . fl. Cynosurus L. ne furcata Hoffm. mie elegans Desf. st te Hoffm. 90 bis SL: 50e uncialis Hoffm.
Add. au n° 3134 (32° centurie). KHypoelhæris radieata L. Parmi les échantillons de cette plante, originaires de Vagney et dis- tribués dans la 32° centurie, il s’est glissé quelques pieds de Leonto- don hispidus. C'est pour réparer cette erreur, signalée par M. Billot, que M. J. Perrin a bien voulu récolter à nouveau l Æypochæris.
3258 (33° centurie). Carex punetata Gaud. Dans une lettre adressée à M. Paillot le 24 mai 1862, M. Billot disait que la plante distribuée sous le n° 3258 n’est pas le C. punciata, mais, au contraire , tantôt du €. binervis, tantôt du C. distans. Nous cher- cherons les moyens de réparer le plus tôt possible cette erreur.
2803 (29° centurie), Banuneulus radians Revel. À la
doi ME Soie
page 244 des Annotations à la Flore, etc., M. Billot donne les mo- tifs pour lesquels il abandonne le nom de À. Godrontü Gr. pour revenir à celui de Revel. Comme conséquence de ce changement, nous envoyons une étiquette destinée à remplacer celle qui a été distribuée avec la plante.
3315. Barbaren areuata Rchb.
Est-ce une espèce? Plus la plante est à l'ombre, plus les siliques sont arquées. Celles qui viennent en plein soleil ne le sont guère que dans la première jeunesse. A. BouLiu.
En 1854, M. Herman de Jouffroy (1) soulevait le même doute et pensait que le Zarbarea arcuata Rchb. n'était pas autre chose que le 2. vulgaris R. Br., croissant dans des lieux ombragés ou fort humides. V. Bavoux.
3318. Cliypeola mierocarpa Moris.
Nous trouvons (Æerbier de la Lozère et M. Prost, par H. Loret, page 43, 4862) la note suivante sur la plante que nous publions aujourd’hui :
« Nous venons d'apprendre avec plaisir que M. Grenier, à qui nous avons communiqué le Clypeola de l'Hérault, n’a pas hésité à admettre, comme nous, l'identité de cette plante et de celle de Ia Sardaigne. Le savant professeur de Besançon nous donnant, dans la même lettre, des renseignements sur la variabilité de cette espèce, nous croyons devoir les transcrire ici, pour les botanistes qui dou- teraient de l'identité des deux plantes en question à la vue de certaines différences que présente parfois la silicule.
« Vous êtes dans le vrai, selon moi, dit M. Grenier, en rieur » tant le C/ypeola gracilis Planch. au Clypeola microcarpa Moris. » J'ai recu de Marseille une longue série de ce Clypeola microcarpa, » qui abonde dans les sables autour des bois de pins sur les col- » lines. Voici les variations que je possède: 4° fruits glabres sur le » disque et, sur la marge; 2 fruits tubereuleux sur le disque; ».….3° fruits velus sur le disque et non sur la marge; 4° fruits velus » sur la marge et glabres sur le disque ; &° fruits velus sur le disque
(4) Mém. de la Soc. d'Emul. du Doubs, 2° série, t. VI, pag. 51.
à A » et sur la marge. De plus, toutes ces formes se présentent avec » fruits très petits, comme dans un de vos exemplaires de Mont- » pellier, ou d’un tiers plus gros, comme dans le CZ. microcarpa. » Ily à donc identité entre les CZ. microcarpa et CL. gracilis. »
« La phrase de M. Moris ainsi conçue : €. séliculis orbiculari- obcordatis margine integerrimis lœvissimisque, disco hirtis, prouve que la forme décrite par lui appartient à la 3° variation signalée par M. Grenier. C’est ce que nous a appris effectivement l'inspection de deux échantillons que le savant professeur de Turin a extraits obligeamment lui-même de son herbier et qui nous ont été trans- mis par M. Gras. »
3344. Spergularia salina Fries.
Consulté par M. Billot sur la convenance d'employer ce nom ou celui de Sp. media Pers., M. Grenier a répondu :
« Le Spergularia media Pers. ne diffère pas du Sp. marginataDC. » Ces synonymes ne peuvent donc pas s'appliquer ici. Le nom » de Fries est certain, c’est celui qu’il faut adopter.
» Cette espèce se distingue du Lepigonum medium de Fries et de » Koch par ses graines lisses et non rugueuses. »
3357 bis et fer. Erifolium Molinieri Balb. — Bertoloni, FL ïtal., VIE, p. 179, le réunit purement et simplement au 7. in- carnatum L., dont il ne diffère que par ses fleurs blanches ou ro- sées. M. Grenier adopte aussi cette manière de voir.
3370 et 3371. Potentilla glandulosa Boul. et P. Ianu- Sinosa Boul. Ne trouvant pas ces deux plantes dans les maté- riaux laissés par M. Billot (1), nous nous sommes adressés à M. Boulay, qui nous donne les renseignements suivants, à la date du 27 avril 1864 :
… «J'avoue tout d’abord ne pouvoir me rendre compte de ces éti-
» quettes préparées pour la 34° centurie : P. glandulosa Boulay, » P. lanuginosa Boulay. Voici tout ce qu'il en est :
- » [ya quatre ans, je découvris sur des rochers de serpentine,
(1) M. Billot avait déjà distribué quelques re re de la 34° centurie. * Nous ignorons si ces deux plantes y ont été distribuées
— 43 —
» près de Remiremont, une Potentille qui, bien étudiée, me parut » nouvelle.—N’ayant alors que l'édition de 4820 de la Monographie » de Lehmann et celle de Nestler, je crus pouvoir nommer ma » plante Potentilla glandulosa. Je la montrai à M. Billot, qui m'en- » gagea à la recueillir pour ses centuries. Mais comme la localité » est éloignée de Rambervillers, je ne pus lui faire de promesse » positive. Dans l’intervalle, M. Buchinger voulut bien me prêter » la 2° édition de Lehmann. — Je m'apereus que Lindley avait » appliqué le nom de glandulosa à une espèce de l'Orégon; — je » dus imposer un autre nom à ma plante et je l’appelai saxahlis. » J’en écrivis à M. Billot ; je lui annoncçaï il y a deux ans que » j'avais déjà 70 échantillons recueillis et que je ferais mon possible » pour compléter la centurie l’année suivante. — En même temps, » pendant l'hiver de 1862 à 1863, je lui adressai un manuscrit » contenant : 4° une notice sur le nom qu'il faut restituer au Po- » tentilla maculata P., P. salisburgensis ; ® la description du Pof. » Billotii Boulay (espèce qui croît sur les rochers du grès vosgien » près de Mutzig, que M. Billot me fit voir sur place, dont il me » donna quelques échantillons, mais qu’il rapportait à tort, selon » moi, au Pot. Chaubardiana Timbal-Lagrave), et enfin du Pot. » saxatilis. — Ce manuscrit, M. Billot, lorsqu'il se sentit près de » mourir, eut la délicatesse de me le faire remettre.
» Quant au Pot. lanuginosa, je crois me rappeler qu’une fois, en » causant avec M. Billot dans ma chambre, et lui montrant une » forme très hérissée du Pot. verna recueillie à Turkheim (Haut-” » Rhin), je lui dis qu’on pourrait peut-être regarder cette plante » comme une espèce et l'appeler lanwginosa, mais ce fut tout. Ce » mom n’est pas même inscrit sur l'étiquette de mon herbier.
» La conclusion de tout ceci est, malheureusement, que je ne » puis vous envoyer aucune des Potentilles indiquées. »
3372. Potentilla tenuiloba Jord.
Il ne nous a pas encore été possible de retrouver les échantillons de cette espèce, qui a été récoltée par M. E. Perrier à Albertville. Nous prierons, au besoin, M. Perrier de nous la fournir à nou- veau. . UMR 1e
4 —
3395. Chærophyllum hirsutom L.
M. E. Perrier, lettre du 12 décembre 1861, dit que le CAæro- Phyllum hirsutum, publié sous le n° 375, appartient au CAwro- Phyllum Cicutaria Vil.
La plante recueillie par M. Perrier serait, suivant lui, le CA. Villarsii G. et G. (Ch. hirsutum L.). C. BILLOT.
Il'y a ici une question de synonymie soulevée par Koch et reprise par Jordan.
Selon Jordan, le Chærophyllum hirsutum L. aurait pour syno- nyme le CA. Villars Koch. De plus, le CA. Cicutaria Vi. aurait pour synonyme le CA. hirsutum Koch. Je crois que Jordan a rai- son. Je prends celui-ci pour Ch. hirsutum L.; Ch. Villars Koch.
CH. GRENIER.
3420. Carduus acicularis Bertol.
Cette espèce, qui n’avait, à notre connaissance, pâs encore été trouvée en France, a été recueillie au Lue (Var), par M. H. Hanry.
3221. Carduus carduelis L. (sub : Arctium).
Je crois que Koch a raison de dire que le Carduus medius Gouan rentre dans le C. alpestris, et définitivement dans le C. arctioides Willd. Mes exemplaires du Tyrol sont d'accord avec cette opinion.
Mais alors la synonymie est fautive, et voici comment il faudrait l'établir :
Carduus carduelis Nob.
Arctium carduelis L., Mant. 439 (177!);
Cirsium arctioides Scop., Carn. 2, p. 124 (1772);
Carduus medius Gouan, AL. 62, tab. 24 (4773);
C. arctioides Willd., Sp. 3, p. 1656 (4800); .
C. alpestris W. K., PL rar. Hung. 297, t. 267 (1819).
Vous voyez que le premier nom est celui de Linné : Arctium car- duels, qui est de 1771; mais peut-on donner à une plante le nom de Carduus carduelis ? J'avoue que je n’y vois pas d’inconvénient. Mais pour éviter la difficulté vous pouvez dire : C.carduelis (sub : Arctium).
Janvier 1863. Cu. GRENIER.
ii
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AS
3436. Grammica obtusiflora (540: Cuscuta) H. B. et Kunth. Que la plante distribuée sous ce nom soit une simple va- riété, ou, comme l’a pensé M. Berthiot, une espèce inédite, elle n’en constitue pas moins une nouveauté pour la flore de France. Tout en distribuant telle quelle l'étiquette imprimée par M. Billot, nous croyons utile de donner les renseignements que nous avons reçus au sujet de la découverte de M. Berthiot.
Cuscura BInenTis Berthiot.
Caule filiformi ramoso aurantiaco, ramulis flavis; floribus quinque- fidis pentandris virescenti-albidis pruinosis sæpiüs breviter pedunculatis; glomerulis laxis paucifloris remotis; calycis laciniis ovatis appressis; corollæ laciniis ovatis erectis; staminibus inclusis, antheris luteis, squa- mis nullis; stylis basi distinctis brevissimis, stigmatibus capitatis luteis ; capsula majuscula lævi subrotunda apice-depressa subtrisperma; semine ovoideo lævi et virescenti pallide flavo
J'ai trouvé cette plante à rot anis (Côte-d'Or), le 45 septembre 1860, dans le lit d’un étang desséché et ensemencé d’avoine (étang de Tà) ; elle habitait particulièrement sur le Zidens trigartita L. Je l'ai observée de nouveau au mème lieu et ailleurs dans les années 1861, 1862 et 1863. BERTHIOT.
Cuscura BinenTis Berthiot.
La capsule n’étant point circoncise, les styles étant capités et inéqaux, la plante n’est point une Cuscutée et par conséquent point un Cuscutu de mes Etudes, ete. — C’est une Cuscutinée à graines ovales-subglobuleuses non ciliées ; donc elle est du genre Grammica (nom plus ancien substitué par le docteur Schultz au apres que j'ai employé dans mes Zfudes (1).
Là se termine tout ce que j'en puis dire magistralement, © ’est-à- dire avec quelque certitude , car le genre Grammnica est fort nom- breux en espèces, et je n’en possède que dix, dont je n° avais as quatre lorsque j'ai publié mes Etudes.
(4) C'est en 1854, Bulletin Soe. bot. de Franre,t. 1er, p. 293, que j'ai publié et accepté la reclificalion de nom dont M. Schultz m'avait fait co onnaîlre la
justice,
mn A
Gr. suaveolens et arabica ne sont pas comparables à ceci ; l’une à cause de sa panicule rameuse et lâche, l’autre à cause de l'extrême exiguité de toutes ses parties.
Gr. Cephalanti, adpressa, vulgivaga et Sauvieri, ne le sont pas non plus, à cause de leurs énormes capsules.
Gr. americana et chilensis ne le sont pas non plus, parce qu’elles appartiennent, d’après Engelmann, à un autre sous-genre de la même section.
Je ne possède donc que CArysocomæ et Polygonorum parmi les sept espèces que donne à ce sous-genre le D° Engelmann, et ce n'est pas assez pour que j'ose choisir ou que je puisse déterminer sûrement.
Dans cet ouvrage d’Engelmann ( Generis Cuscutæ species, A860), - la plante de M'Berthiot appartient à la section VI, Chstogrammica, P- 47, $ 1, Platycarpa, sous-groupe * de ce ee Cuscuta, unique dans la famille selon lui. Dans le sous-groupe **, une espèce existe (€. californica) dont quelques formes manquent ‘de squames hypo- staminales, comme M. Moniez le dit de la plante de M. Berthiot ; mais on ne peut aller chercher là cette plante, puisqu'il faut h placer dans le sous-groupe *. — Dans celui-ci, sur sept espèces, il y en a une (la seule aussi de toute la section) qui vit, représentée par deux de ses variétés, sur presque tout le globe.
Celle-ci est le €. obtusiflora Humboldt, et c’est évidemment en elle ou près d'elle qu'il faut chercher la plante de M. Berthiot. Je ne décide rien, faute d’études comparatives sur le vif; mais il me parait excessivement probable qu'Engelmann ferait rentrer Ja plante dans l’une des deux variétés européennes de cet obtusiflora.
(Var. :.) La première de ces variétés (?breviflora), qui contient mon Grammica chrysocoma Welwitsch, serait bien notre plante, si
celle-ci n’avait les pétales et les sépales moins arrondis et plus _ pointus que ne le dit la description ; mais il faut avouer que ce caractère n’est pas bien solide et varie un peu, ainsi que la couleur, qui est plus intense dans la plante du Portugal, plus pâle dans celle du nord-est de la France (et ce n’est pas étonnant). (Var &.) Sous le rapport de la forme des sépales et des pétales, la
DR description de la deuxième de ces variétés (3 Cesatiana) irait mieux à la plante de M. Berthiot; mais au lieu de squames hypostami- nales nulles, la description dit : Squameæ plerumque tubum superan- tes, profundè laciniatæ, plus mins bifide.
L'espèce, suivant Engelmann (€. chlorocarpa, anciennement Polygonorum Engelmann) a, comme son C. obtusiflora var. e bre- viflora, les squames fort petites et parfois rudimentaires. On n'in- dique point le chlorocarpa en Europe, tandis que l’obtusiflora var. e breviflora s’y trouve en plusieurs lieux.
Au résumé, je ne puis qu'indiquer où il faut chercher, mais je ne saurais décider. Je crois qu’il est nécessaire de faire chercher les squames où les rudiments de squames sur le vif, ou du moins sur les fleurs revivifiées par l’eau bouillante. Je ne l’ai pas essayé ; il faut pour cela des yeux plus jeunes et moins fatigués que les miens, ou un microscope plus fort que le mien. Il me semble très probable qu’on réussira à apercevoir les squames, au moins sur quelques fleurs, et je crois qu’alors il y aurait certitude.
Si j'étais obligé de prendre aujourd’hui un parti, j’étiquetérais ainsi la plante Berthiot, selon qu’on voudra adopter ou rejeter la division des Cuscutes en plusieurs genres :
D’après Engelmann :
CuscuTa oBTustFLorA Humb., Bonpland, Kunth:;
e breviflora Nisiani, Engel., Gen: Cuse. sp., p. 50, n° 40.
An spec. propria ? (G. Bidentis Berthiot).
Ou bien Cusc. osrustrLorA H., B., K.
6 Bidentis Berthiot (an spec. propria?).
e breviflora (Visiani). — Engelmann, etc.?.
D'après mes £'fudes :
GRAMMICA oBTustELoRA (sub : Cuscuta) Humb., Bonpl., Kunth. < breviflora (Visiani); Engelmann, Gen. Cusc. sp., p. 50, n° 40?.
An spec. propria ? (G. Bidentis Berthiot).
Ou bien GR. oBtustrLorA (sub : Cuscuta) H., B., K.
. 6 Bidentis Berthiot (an spec. propria?). e breviflora (Visiani). — Engelm., etc.? Sur la question de savoir si M. Berthiot a découvert une espèce
ss 15 = réellement et entièrement autonome, je ne suis en état de dire que ceci :
4° Je crois qu'Engelmann refuserait de l'admettre comme nou- velle et autonome.
2% Mais je crois qu'Engelmann réunit souvent dans le même nom spécifique des espèces véritables et qui mériteraient d'être distinguées.
Bordeaux, le 30 décembre 1862. CHARLES DES MouLins.
Nous n’avons rencontré le Grammica Bidentis, dont la couleur orangée avait attiré notre attention, que dans le petit étang de Tä, situé à l’ouest de la commune de Labergement, près Seurre (Côte- d'Or). D’autres étangs de la même localité, présentant les mêmes circonstances géologiques et toutes les autres conditions identiques, ne nous en ont pas offert un seul pied. La plante, bien que croissant particulièrement sur le Bidens tripartita, se trouve, de temps à autre, sur l’Artemisia vulgaris et sur quelques graminées.
L’étang de Tà est successivement trois ans en eau et trois ans en culture. C’est surtout dans la première année de la culture que la plante croît abondamment, dans les deux années qui suivent, elle disparaît presque entièrement. MoniEz.
34M. Verbaseum Thapsus L. Le nom de la localité est mal indiqué sur l'étiquette ; il faut lire _Viéthorey.
3451 et bis. Origanum megastachyum Link. Quelle est la valeur de cette espèce? Dans les lieux frais et humides je trouve presque toujours les épis allongés, et, dans les lieux secs, ils le sont peu ou point. Je ne crois pas qu'il soit particulier au terrain gra- nitique, car je lai rencontré en Dauphiné, dans les terrains ter- tiaires, au bord des fossés ou des ruisseaux. A. Bou.
3455. Galeopsis nepetæfolia Timb. Dans ces dernières années les botanistes phytographes ont porté plus spécialement leur attention sur quelques familles dont les genres sont formés par des espèces nombreuses, celles surtout dont les caractères, en
PR ER T
+ apparence peu tranchés, contrastent très peu avec les caractères des éspèces voisines. Les recherches de ces nouveaux venus dans la science furent d’abord accueillies avec une certaine défiance ; mais peu à peu la lumière s’est faite; tous les botanistes qui ont voulu se donner la peine de consulter la nature vivante ont pu se con- vaincre que, s’il existe des genres formés par des espèces offrant, pour être séparées de leurs voisines, des caractères faciles ou visi- bles sans un examen minutieux, il en est d’autres, au contraire, qui demandent, pour être bien déterminées, des recherches lon- gues, intelligentes et embrassant plusieurs organes à la fois. Il a été démontré par ces études qu’il n’est rien d’absolu dans la na- ture, si ce n’est les prétentions des hommes de très grand mérite qui ont fait les classifications.
Sans rappeler ici les travaux qu’on a publiés sur les genres à espèces critiques ou affines, je dirai que le genre Galeopsis à été un de ceux sur lesquels plusieurs botanistes ont exercé leur saga- cité. MM. Jordan et Reuter ont donné les descriptions de plusieurs espèces nouvelles détachées des Galeopsis Tetrahit et Ladanum de Linné et des auteurs qui ont suivi son école.
Pour notre part, nous avons recherché dans les Pyrénées cen- trales les diverses formes confondues sous le nom de Galeopsis La- danum. Nous avons d’abord fait connaître sous le nom de Galeopsis Filholiana, une espèce que nous avons reconnue, depuis, être bien la plante décrite dix ans auparavant par M. Reuter sous le nom de Galeopsis glaucescens R., et que d’autres prennent pour le véritable Galeopsis Ladanum de Linné. Nous avons aussi signalé le Galeop- sis intermedia Vill. à Castanèse, mais non dans les Pyrénées fran- caises; enfin nous appelons aujourd’hui l'attention des botanistes sur un Galeopsis auquel nous donnons le nom de
GALEOPSIS NEPETÆFOLIA Timb.
Tige dressée, rougeâtre, hérissée, tomenteuse, sans poils glanduleux, peu épaissie sous les nœuds, rameuse dès sa base; rameaux simples, étalés, ascendants, décroissant de bas en haut; feuilles petites, iptiques, brus-
ement contractées en pétiole non ailé très court, dentées sur toufe la
que longueur du limbe, à dents arrondies, profondes, un peu r
= 00 — sur le limbe, celles des rameaux très ess toujours ovales, presque iles, toutes couvertes d’une pubescence abondante qui les rend comme tomenteuses; les nervures sont RÉ de poils plus longs et plus soyeux qui dessinent très bien cet organe, malgré le nombre de poils; bractées linéaires, subulées, épineuses, plus courtes que les fleurs; celles-ci en verticille espacé, même le terminal ; calice hérissé, non glan- eux, à nervures non visibles, à tube plus court que les dents ; dents in- sensiblement contractées en pointe spinescente jaunâtre ; RER hérissée en dehors, blanc-jaunâtre, de grandeur moyenne, élargie au sommet, à lèvre supérieure concave, tomenteuse au sommet, l’inférieure ne trois lobes grands, émarginés aux bords avec une tache rosée ou jaunâtre au ; milieu ; graines ere lisses, non chagrinées ni marbrées. i Fleurit en septe | | Hab. Les ESE ER éboulés à la cascade de Juset, près Bagnères de Lu- chon.
On trouve aussi dans cette localité le Galeopsis angustifolia Ehrh.; celui-ci est beaucoup plus commun, car il couvre tout le bas des vallées, jusqu’à une certaine hauteur. Le G. nepetæfolia est plus rare, mais là où on le trouve, il est en très nombreux exem- plaires, comme à Juset. Le Galeopsis nepetæfolia est très voisin du Galeopsis intermedia Villar; mais il diffère de ce dernier par ses feuilles ovales, plus petites, presque tomenteuses, plus longuement pétiolées, par ses rameaux plus longs, qui atteignent à la fin la hauteur de l'axe central, par ses fleurs blanc-jaunâtre, moins grandes, à tube plus étroit et plus long, fleurissant deux par verticille et non plusieurs, par son -__ calice à dents plus longuement atténuées, à poils simples blan- châtres, ce qui rend le calice canescent. Notre plante a l'aspect vert-cendré, canescente; le G.infermedia, au contraire, est vert-jaunâtre. Il a des rapports beaucoup plus éloignés avec le G. dubia, duquel ie il se distingue notamment par ses fleurs plus petites, de moitié + * moins nombreuses, par son calice à tube plus court, mais à dents plus longuement subulées et à épine terminale plus longue; non glanduleux; par la corolle à tube plus étroit et plus long, bien moins large à la gorge; par sa lèvre supérieure courte, non atténuée au sommet; par ses graines lisses roussâtres, et non pas grises et
SN = chagrinées ; enfin ses feuilles courtes, ovales, presque tomenteuses, le distinguent très bien. Toulouse, le 4° novembre 1862. TIMBAL-LAGRAVE.
3469. Mereurialis Huetii Havry. — Description :
Fleurs dioïques; les mâles disposées en glomérules verticillés ou con- fluents, au sommet d’un pédoncule allongé-filiforme, axillaire, 2-4 fois plus long que la feuille; les femelles solitaires ou gémin nées à l’aisselle des feuilles, presque sessiles, Capsule didyme munie de deux rangs de pointes vertes terminées par un long poil blanc. Graines brunes, globu- leuses, rugueuses. Feuilles opposées, d’un vert plus pâle dans les indi- vidus mâles, enfiérement glabres, re tn Fe eue large-
ment arrondies dans le bas de la tige, non ciliées bords, médio- crement crénelées, à dents presque effacées, pa. “Tige herbacée, lisse, grêle dans les mâles, épaisse à ses nœuds, moins rameuse et bien
moins sillonnée que dans le Mercurialis annua. ou opposés, étalés, dressés, anguleux. Racine annuelle, grêle, flexueuse. Plante de 1 déci- mètre à 4 1/2, toute glabre; les individus femelles toujours plus robustes que les mâles.
Je l'ai trouvée, depuis plusieurs années, au Luc (Var), dans les terrains incultes des coteaux jurassiques, et entre les fentes des rochers disloqués; elle y croît en avril et en mai. MM. Huet, Jacquin et moi l'avons retrouvée à Bormes, ainsi qu'aux monts Faron et Coudon, toujours dans les mêmes conditions. Je la dédie à l’infatigable et habile botaniste M. Huet, professeur de mathéma- tiques de la ville de Toulon, mon ami, à qui je l'ai fait remarquer dans sa station principale, et qui comme moi a cru immédiatement | reconnaître une espèce nouvelle.
Elle diffère du Mercurialis annua par sa capsule non entièrement couverte de pointes vertes soyeuses, par ses feuilles non ciliées, d’un vert moins foncé, entièrement glabres, par sa tige presque point sillonnée, par son habitat et par le peu de durée de son existence, qui est au contraire souvent bisannuelle dans le M. annua. On la reconnaît et on la distingue, à première vue, par les proportions beaucoup plus exiguës de toutes les parties de la mag et. sr aspect plus glauque.
Le 40 mai 1862. Hanay.
"+
Nous extrayons d’une lettre de M. Hanry à M. C. Billot, datée du 3 mars 1863, les renseignements suivants :
J'ai à vous demander une rectification pour la description du Mercurialis Huet.
Notre plante est définitivement une bonne et légitime espèce acquise à la science; voici quelle est la rectification à faire : c’est de l'appeler Mercurialis Huetii et non Mercurialis Hueñ, car je viens d'apprendre que le nom de famille de M. Huet se latinise par Auetius et non Auetus. Une autre considération milite aussi pour ce chan- gement ; c’est que d’autres plantes ont été dédiées à M. Huet du Pavillon sous le nom de Hueti, et qu’il importe que nos deux bota- nistes soient distingués par une désignation conforme à l’orthogra- phe de leurs noms respectifs. Hanry.
3471. Pinus uneinata Ram. Cette plante est la même que celle qui se trouye dans les tourbières de la chaine jurassique et qui a été indiquée, par les botanistes de ce pays, sous le nom de P. Pumilio Hænke secundüm Gr. et Godr.
M. Mathieu a publié, sur les stations et la synonymie du P. un- cinata et de ses congénères les plus voisins, une note qui est insérée, avec des observations de M. J. Gay, dans le Bulletin de la Société botanique de France, tom. X, page 330.
Y at-il, comme le pense M. Mathieu, identité entre le Pin des tourbières du Jura et celui qu’on ne trouve que sur les sommets les plus élevés et les plus arides de cette chaîne? Le premier est accompagné de la flore des terrains siliceux , tandis que le second croit sur le calcaire.
Nous nous proposons de publier ultérieurement les plantes de ces deux stations, afin de mettre nos souscripteurs en mesure de se prononcer de visu sur cette question.
3480. Carex pseudo-arenaria Rchb. En publiant cette espèce, M. Billot a probablement perdu de vue qu’elle avait déjà paru dans sa cinquième centurie, avec le n° 472 et sous le nom de C. ligerica Gay.
un D Le travail de Reichenbach étant de 1846 et celui de M. Gay de1838, la plante doit conserver définitivement le nom de C. ligerica Gay. Le nom de C’. Egerina de Boreau, qui n’est que de 1840, doit, comme celui de Reichenbach, rester en synonyme.
3495. Bryum argenteum L. L’'étiquette porte par erreur le n° 3595.
2713 bis. Symphytum tuberosum L. L'étiquette im- primée par M. Billot porte par erreur le n° 3742 bis.
Avant son décès, M. Billot avait probablement préparé les ma- tériaux destinés à figurer dans ses Annotations, à la suite des 34° et 35° centuries. Maïs ce travail, égaré sans doute dans des papiers de famille, nous est resté inconnu, et nous avons dû nous borner à publier les notes qui précèdent, et qui étaient jointes aux éti- quettes des collaborateurs.
Nous prions les auteurs des notices qui se trouveraient ainsi égarées de vouloir bien nous en envoyer, le plus tôt possible, des copies, qui pourront trouver place dans la prochaine feuille du Billotia.
Nous tenons à la disposition des amateurs quelques exem- plaires des 33 premières centuries, livrables au prix de 45 fr. par centurie.
Nous ne croyons pas pouvoir les remettre en échange de plantes pour les publications futures, avant de nous être entendus à cet égard avec M. Buchinger.
Quelques plantes sont épuisées et créent forcément des lacunes dans les centuries. Mais ces lacunes sont souvent comblées par une publication postérieure en n°° bis ou ter, distribués en et sans augmentation de prix. Les 34° et 35° centuries, par exemple,
CRE contiennent, outre 200 plantes non encore publiées, plus de 60 es- pèces ainsi rééditées gratuitement.
Cependant nous consentirons à tenir compte des lacunes au moyen d’une réduction de prix proportionnelle au nombre des échantillons manquants.
M. Boulay, vicaire à Rambervillers (Vosges), se propose de publier toutes les formes de ronces qui existent dans la chaine des Vosges. La collection complète embrassera 150 à 200 espèces ou variétés. :
Il prie les personnes qui désireraient recevoir cette publication de lui en donner avis au plus tôt, afin qu’il puisse préparer un nombre suffisant d'échantillons.
La place nous manque pour publier le prospectus qui nous a été envoyé par M. Boulay.
BESANCON, IMPR, J. JACQUIN.
NOTE SUR LE MODE DE REPRODUCTION DE LA BRUNIERA VIVIPARA (LEMNA ARRHIZA L., Mant., II, p. 294).
——" 59 00—
Le 21 juillet dernier, dans une herborisation faite en compagnie de M. Em. Martin, juge au tribunal de Romorantin , zélé botaniste auquel la Sologne doit la découverte de tant de plantes rares et curieuses , je recueillis sous sa conduite, dans la mare de Sainte- Marthe, commune de Villefranche-sur-Cher (Loir-et-Cher ), la plante connue sous le nom de Zemna arrhiza L. Elle recouvrait complétement la surface de l’eau, et en quelques instants je pus en faire une ample provision.
Tous les floristes s'accordent à dire que le mode de reproduc- tion de la Lemna arrhiza L. n’est pas connu, et dès lors ils ne la rangent dans la famille des Lemnacées qu’en raison d’une certaine analogie de forme.
De retour chez moi, je n’eus rien de plus pressé que de sou- méttre la plante à un bon microscope , sans trop d’espoir , je dois le dire, d'être plus heureux que mes devanciers. Toutefois je fus favorisé; car, soit que la plante eût été recueillie dans un moment plus propice à l'observation du mode de reproduction, soit que la mare de Sainte-Marthe présentât des conditions particulièrement favorables à cet acte, le fait est qu’il me fut donné d'assister au phénomène tout entier. Avant de dire ce que j'ai vu, je crois bon de rs partie de ce qui a été écrit laine arrhia.
BILLOTIA.
DS. Eloïigné des grandes bibliothèques et n’ayant à ma disposition qu’un petit nombre d'ouvrages, cette partie de mon travail sera nécessai- rement fort incomplète. On ne s’étonnera donc pas de ne me voir citer ici ni les travaux de M. Ad. Brongniart, ni ceux de Schleiden, qu’il ne m’a pas été donné de consulter.
$ Aer. — Histoire.
Micheli fait mention de la Lemna arrhiza et la rapproche des . Lenticules d’eau. Dans la phrase accompagnant la figure qu’il en donne, il note le caractère remarquable de l'absence de toute ra- cine. Voici sa phrase : « Lenticularia omnium minima arrhiza. » (Micx., Nov. plant. gen., tab. 11, pl. 4, 4729.)
Linné signale un nouveau caractère , la conjugaison des deux frondes : « Zenticula, foliis geminis, eradicatis. » (Mant., H, p. 294.)
Lamarck, F1. fr.; de Candolle, F1. fr. et Synops. plant.; Bas- tard, F1. de Maine-et-Loire, lui attribuent également une fronde géminée, soit d’après leurs observations propres, soit peut-être par la simple traduction ou la répétition de la phrase linnéenne. Quoi qu’il en soit, aucun d’eux ne semble avoir soupçonné la na- ture de la seconde fronde, accolée à une plus grande.
Les floristes modernes , Koch, Grenier et Godron, Boreau , ne font nullement mention de cette conjugaison; ils disent tous : fronde gibbeuse en dessous, dépourvue de racine.
Lamarck est le seul qui semble avoir vu la plante dans ses deux états de fronde simple et de fronde géminée. Dans son Diction- naire botanique, t. UE, p. 464, il rapporte que Thuillier a trouvé dans les mares de Fontainebleau de petits globules verdâtres, so- litaires, tout à fait semblables à la figure que donne Micheli de sa Lenticularia arrhiza. Thuillier regardait ces globules comme la vraie Lemna arrhiza de Linné. Lamarck ajoute que « si l'opinion de Thuillier est fondée, ce que Linné nomme les feuilles de cette plante ne sont point des corps aplatis et que tous ne sont pas cons- tamment géminés. »
SE eu ‘
De ceci je conclus que Linné n’a dû observer la plante que fort superficiellement, puisqu'il lui attribue une fronde plane, et que ces mots fokis geminis de sa phrase descriptive prouvent qu’il n’a vu la plante qu’à l’époque où elle était en voie de propagation.
Quant à ce qui est de la différence existant entre les descriptions des auteurs anciens et celles des floristes modernes, c’est que les premiers ont décrit la plante durant l’acte de la reproduction, et les autres avant ou après cet acte.
Je crois devoir rappeler ici que deux auteurs ont refusé une existence propre à la Lemna arrhiza. Wiggers , cité par Mérat, FL. par... la regarde comme le «commencement » de la Zemna poly- rhiza, et Desvaux la considère comme la graine de l’une des quatre espèces voisines, sans même dire laquelle. (Desv., Flore de l'Angou, p. 79, 1827.)
$ 2. — Organisation.
La fronde est constituée par des cellules de deux sortes; les unes externes, hexagones ou pentagones, formant par leur réunion une espèce de réseau subhémisphérique , entourent une plus grande cellule interne, utriculiforme, remplissant le rôle d'un véritable conceptacle. Un fluide vert jaunâtre remplit les cellules externes et le conceptacle, qui contient en outre une grande quantité de granulations vert foncé flottant librement dans la liqueur.
Comme je l'ai dit plus haut, la fronde est à peu près hémisphé- rique et peut être comparée à une section d'œuf de poule perpen- diculaire à son axe. La partie plane est tournée en haut, souvent émergée au moment de la fructification jusqu’au niveau du pore conducteur dont je vais parler.
Je donne le nom de pore conducteur à un petit couloir situé un peu au-dessous de la surface plane de la fronde, et destiné à livrer passage au spore ou pour mieux dire à la plante nouvelle.
Ce couloir, ouvert d’abord dans l’utricule interne ou conceptacle, a son issue dans les cellules externes. Le tissu de ces cellules, es sentiellement dilatable, de régulièrement hexagone ou pentagone passe insensiblement à des losanges très allongés, tronqués à une
en où aux deux extrémités, pour former un col un peu prolongé : et ouvert au dehors.
Les cellules ainsi déformées sont plus résistantes que les autres. Elles exercent une forte pression sur la jeune plante engagée dans le passage, comme on peut s’en convaincre en pressant un peu la fronde mère. La jeune fronde est alors rejetée à une assez grande distance, comme mue par un ressort. Mais dans le cours normal des choses, elle se détache doucement du col et flotte à côté.
$ 3. — Propagation.
J'ai dit plus haut que lutricule interne ou conceptacle était remplie d’un fluide vert jaunâtre tenant en suspension des granu- lations que je crois pouvoir assimiler à la substance gonimique des Phycées.
J'ai été à même d’observer pendant de longues heures les évo- lutions de ces granulations et leur transformation en plante par- faite. J'ai pu les suivre depuis le moment où elles se présentent à l'entrée interne du couloir, jusqu’à celui où elles se détachent de la mère, libres et définitivement constituées. C + donc avec certi- tude que je présente les faits suivants :
Cinq ou six heures avant de s'engager dans le couloir, une des granulations, ordinairement celle qui en est la plus rapprochée, s’accroit considérablement en volume, jusqu’à ce qu’elle ait atteint un diamètre quadruple environ de celui de ses sœurs (1). Elle est alors à peu près sphérique , bien que présentant déjà une très lé- gère dépression parallèle à la partie plane de la plante mère.
Du moment où la granulation s’engage dans le couloir jusqu’à
(4) Je n'ai pu saisir la cause de cet accroissement. Résulte-t-il de la contrac- tion ” plusieurs gonidies? Ou bien faut-il y voir le produit psg sorte de fé- condation opérée entre deux gonidies dans le sein même de la mère? C’est ce. que des observations ultérieures sr seules faire BE TE, Ce que je puis dire, c’est que je n’ai su découvrir aucune émission de paré enfre etre go- nidies, comme cela a lieu chez les Zignemées, ni même a n de
forme dans les granulations, qui m’ont semblé se marais en .
ES M celui de sa complète libération, j’ai toujours compté de 55 à 65 heures. Dans l’eau filtrée le passage demande dix heures de plus.
Durant tout le trajet, la gonidie ne subit que de très légères mo- difications. Elle augmente un peu en volume, sa dépression devient aussi de plus en plus sensible. Quant à sa position dans le cou- loir, elle est normale, c’est-à-dire que sa partie plane est dirigée en haut, tout à fait comme dans la plante-mère.
Aussitôt après avoir franchi le passage, la jeune fronde pré- sente une forme et une organisation identiques à celles de la plante adulte. La seule différence réside dans la taille, qui est moi- tié moindre.
Les granulations sont très visibles dans le conceptacle dès le mo- ment de la naissance de la plante. Le pore conducteur s’y montre aussi sous la forme d’un petit mamelon tronqué. Cette troncature s’élargit insensiblement pendant 30 ou 40 heures, une granulation plus grosse apparaît alors à l'ouverture interne, et le phénomène se renouvelle comme je l'ai décrit plus haut.
J'avais cru d’abord que toutes les granulations pouvaient se transformer en plantes mères. J’ai dû renoncer à cette idée. Une même fronde m'a paru susceptible de donner naissance seulement à deux ou plus rarement à trois individus; après quoi sa faculté productive paraît épuisée. Elle ‘se décolore, devient flasque et tombe au fond de l’eau (1).
$ #4. — Ses rapports.
I me reste maintenant à chercher les rapports naturels de cette curieuse plante et à lui assigner une place dans le règne végétal.
mères par le seul acte de la nutrition. Je ne puis de même soupçonner par quelle loi une des granulations est plutôt que sa voisine susceptible de brie mation. Un fait important à noter ici , c’est que ces granulations sont | vues de tout mouvement spontané, comme on en observe dans les zoospores de pe quelques Zoospermées. He (4) C’est le moment le plus favorable pour l'étude des __ et R seul l’on puisse constater l'existence du
RS ue
Par sa composition entièrement cellulaire, par son mode de pro- pagation indépendant de l’action apparente d'organes mâles et femelles (étamines et pistils), cette plante doit être rayée du nombre des phariérogames et prendre place parmi les acotylédones cryptogames.
Sa végétation exclusivément aquatique la range dans la grande classe des Phycées, et son mode simple de reproduction dans la fa- mille des Zoospermées.
Il est plus difficile d'établir ses rapports avec un genre connu de cette famille. Ses cellules placées sur deux rangs, les unes externes, une autre interne, jouant le rôle d’un conceptacle, son mode de propagation essentiellement vivipare , offrent un ensemble de ca- ractères qui ne se retrouve dans aucune Zoospermée. Seule , la tribu des Zignemées présente une sorte de conceptacle. Aussi c’est dans le voisinage de cette tribu que je crois devoir ranger, en ai- tendant mieux, la plante qui fait le sujet de cette note, et pour la- quelle je propose le nom de Bruniera vivipara, en mémoire d’Abel Brunier, médecin de Gaston d'Orléans et l’un des fondateurs du jardin de Blois. Brunier fut un botaniste aussi savant que modeste. Morison , son collègue, qui était aussi peu modeste qu’il était sa- vant, mit amplement ses connaissances à contribution, comme il l'avoue du reste dans une pompeuse épitre en prose latine.
La Pruniera vivipara a été signalée en France dans plusieurs localités. Mérat l'indique à Bondi, Montreuil, et à Fontainebleau. —Sagot l’a trouvée à Brosses (Yonne); —M. Ozanon me l'a envoyée de Bordeaux; — M. Tulasne, à Tours ; — M. Boreau , à Angers et à Nantes; MM. Grenier et Godron ne citent que ces trois dernières localités. Enfin, M. Martin l’a découverte à Villefranche-sur-Cher (Loir-et-Cher). Je l'ai trouvée récemment à la Levraudière, com- mune de Cheverny, dans une mare perdue au milieu des bois. M. P. Savi vient de la publier des marais d’Asciano près de Pise (Toscane) sous le n° 3478 des Æzsiccata de feu C. Billot. Koch, Sy- nopsis, ed. 3, la considère comme commune en Allemagne ; elle
existe probablement dans beaucoup d'autres lieux.
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Besançon, Lith. Jaconin.
+ El PRE FOIS PRE
Fleurit en juillet-septembre.
Jusqu'ici on l'avait toujours signalée comme apparaissant en automne. C’est probablement à cette fausse indication qu'on doit de n’avoir pas plus tôt trouvé son mode de reproduction. M. Em. Martin l’a vue apparaitre à la surface de la mare de Sainte-Marthe dès le mois de juin.
A. FRANCHET.
Cheverny, 22 août 1864.
EXPLICATION DE LA PLANCHE.
Fig. 1. — a. Pore conducteur. b. Granulations. Fig. 2. — Jeune fronde presque complétement dégagée. Fig. 3. — Fronde vue en dessous Fig. 4. — Jeune fronde apparaissant à l’orifice du pore conducteur. Fig. 5. — Section de fronde parallèlement au pore conducteur. onidie en voie d’accroissement. b. Conceptacle. ce. Orifice du pore conducteur. Fig. 6. — Portion de fronde très grossie, pour montrer le passage des cellules régulièrement hexagones à des polygones allongés. Fig. 7. — Frondes de grandeur naturelle. ‘Fig. de 1 à 5, grossies 40 fois. ” Fig. 6, grossie 90 fois.
CRE —
BizLorTia, érrata du texte.
Page 15, ligne 15, au lieu de et virescenti, lisez e virescenti. Page 15, ligne 18, au lieu de étang de Tà, lises élang de Fà. Page 18, lignes 10 et 17, au lieu de étang de Tä, lisez étang de Fà.
RE + | AR
FLORA EXSICCATA, errata des étiquettes. Ne 3357 ter, au lieu de à la Crosse, lisez à la Crotte. No 3497, au lieu de au Lagné, lisez au Laqu No 1384, au lieu de aux Larches, lisez aux Lan No 3472, au lieu de lac de la Givonaz, lisez lac E A Girottaz. Li
3370 et 3371. Potentilla glandulosa Boul. et P. lanu- &inosa Boul. — Nous avons expliqué, à la page 12 de ce recueil, les motifs qui ne nous permettaient pas de distribuer les plantes dont M. Billot avait imprimé les étiquettes sous les n° 3370 et 3371.
Quelques-uns de nos collaborateurs nous ont demandé de dis- tribuer d’autres plantes sous ces deux numéros, et nous reconnais- sons qu’il serait équitable d’accéder à leur désir. Mais ne serait- ce pas nous exposer à créer une confusion regrettable? Avant sa mort, M. Billot avait distribué une quarantaine d’exemplaires de la 34° centurie, dans quelques-uns desquels, sinon dans tous, figurent des Potentilles sous les n°° 3370 et 3371.
Si cependant la majorité de nos souscripteurs le désirait, nous ne refuserions pas de faire les substitutions demandées.
3436. Grammiea obtusiflora. M. Berthiot nous adresse, sous la date du 40 août 4864, les ob- servations suivantes : « Ni M. Moniez ni moi n'avons pu découvrir ds squames du Cuscuta bidentis. M. Desmoulins pense que ma plante est le Cus- _Cuta obtusiflora Humb., ou l’une de ses variétés. Comme je n’ai pas la description de cette espèce, jene puis rien dire à ce sujet. Tou- tefois le nom d’obtusiflora ne me semble pas convenir à la plante de Labergement. »
BESANÇON, IMPRIMERIE DE J. JACQUIN.
DESCRIPTIONS DE QUELQUES ESPÈCES NOUVELLES
GENRE ROSA.
— 20/9 0-0—
SECTION I. — SYSTYLEE.
R. Ruseinonensis GRENIER et DÉsÉGL. (1); À. moschata DC. FL. fr., IV, p. 447 (non Mill); Dus., Bot., I, p. 475 ; Lois, F1. Gall, I, p. 363 ; R. sempervirens pilosula. Se. in D
Arbrisseau à rameaux verdâtres, aiguillons petits, FE peu nom- breux, rougeâtres, dilatés à la base, légèrement inclinés ; ; pétioles profon- dément sillonnés en dessus, plus ou moins parsemés de poils mols blanchä- tres étalés, portant en outre sur les bords du sillon quelques glandes, plus ou moins aiguillonnés en dessous ; 3-5-7 folioles très distantes les unes des autres sur le pétiole, toutes res la terminale un peu arrondie ou aiguë aux deux extrémités, ovales-lancéolées ou elliptiques, vertes glabres en dessus, plus pâles en dessous, à nervures secondaires parsemées de poils bancs villosité disparaissant avec l’âge, la nervure médiane conservant un peu de villosité à la base, simplement dentées ; stipules étroites lancéolées, bordées de quelques glandes, glabres, à oreillettes aiguës presque droites; pédoncules en corymbe plus ou moins nom-
trés fines, peu ; bractées étroites, lancéolées, bordées de glandes fines, beaucoup plus courtes que les pédoncules ; tube du calice grêle, doi. violacé, rugueux et glanduleux; divisions calici- nales lancéolées cuspidées, deux entières tomenteuses aux bords, trois parsemées de glandes en dessous ayant 2-3 appendices courts filiformes, toutes plus ou moins velues et ciliées au sommet, réfléchies à l'anthèse, peu saillantes sur le bouton ; styles en colonne grèle plus longue que les étamines, hérissée à la base, disque très élevé conique, fleur blanche ; fruit.
(1) M. Grenier ayant eu l’obligeance de me communiquer le genre Rosa son propre herbier, j'ai été à même d'étudier le Rosier du Roussillon, sr Par les auteurs français sous le nom de R. moschata, à _ certainement. BILLOTIA.
Mai. Broussailles, haies. — Pyrén.-Orient., Prades (Jordan herb. Grenier), Bonyult (Collin herb. Grenier).
R. rubteans DÉsécz., Herb. rosar., fase. À, n° 1.
Petit arbrisseau, bas, touffu, à rameaux fleæueux retombants, mais non couchés ni rampants sur da terre, aiguillons robustes, assez nombreux, dilatés à la base, crochus, ceux des jeunes rameaux rougeûtres ; pétioles canaliculés et velus en dessus, prhtipalement à la base, parsemés de glandes fines stipitées, aiguillonnés en dessous ; 5-7 folioles toutes pé- tiolées, obfuses ou cilipiiques: glabres, vertes, un peu luisantes en dessus, plus pâles en dessous, fermes, simplement. ie à dents aiguës, quel- sr dents portant des cils blanchâtres; stipules lancéolées assez
pères à bords ciliés et plandicine oreillettes aiguës droites tube du calice glabre, obovoïde, presque globuleuæ ; pé- doncules en | corymbe 3-15, hispides glanduleux à glandes violacées plus ou moins abondantes; chaque cyme trifide porte à sa base deux bractées ôpposées lancéolées, Léüvet denticulées au sommet, glabres, bordées de cils et de glandes; les pédoncules extérieurs portent à leur base deux petites bractées opposées, glabres, à bords ciliés, plus courtes que les pédoncules; le pédoncule central est dépourvu de bractée ; divisions ca- licinales ovales appendiculées au sommet, glabres, munies sur le dos de quelques glandes fines, 2 entières à bords tomenteux, 3 pinnatifides à appendices ciliés portant aux bords quelques rares glandes, saillantes sur le bouton, plus courtes que la corolle, réfléchies à l’anthèse, non per- sistantes; styles verts, glabres, soudés en colonne atteignant les éta- mines, disque conique, étamines et anthères d’un beau jaune; fleurs as- sez éides d'un blanc carné ; fruit rouge ovoide.
Il diffère du Z. bibracteata par son port, ses aiguillons plus nom- breux, ses folioles plus petites obtuses, le tube du calice obovoïde, ses fleurs, son fruit rouge ovoide. — Aspect du À. conspicua Bor., dont il est voisin, mais différent par son port moins élevé, ses ra- meaux, ses folioles obtuses vertes luisantes, le tube du calice obo- voide, ses styles glabres, son fruit rouge ovoïde.
i, juin. Haies. — Cher, Marçay, près de la Servanterie.
O1 MON
SECTION VII. — CANINE. R. adseita DÉséci., Herb. rosarum, fasc. 2, n° 50. Arbrisseau ns 1 mnét. Ds cent, de tb à tiges Pt el
flexueuses, stes, diatés à L'4
-
courbés ou presque droits, ceux des rameaux moins nombreux et plus petits; pétioles canaliculés en dessus, portant des glandes fines, aiguil- lonnés en dessous; 5-7 folioles toutes pétiolées, la terminale arrondie à la base, petites, ovales-arrondies où ovales-elliptiques, fermes, glabres, d’un vert clair en dessus, plus pâles en dessous, irrégulièrement dentées à dents portant quelques dents accessoires terminées par un mucron, la nervure médiane parsemée de quelques glandes; stipules larges, glabres, bordées de glandes, à oreillettes aiguës droites ; DE is glabres, solitaires ou réunis 2-4, munis de bractées lancéolées acumi- nées, glabres, bordées de Éanies et plus longues que les es : tube du calice obovoide allongé, se rétrécissant à la base, glabre; divi- sions calicinales glabres en dessous , tomenteuses en dedans, lancéolées appendiculées au sommet, deux entières, trois pinnatifides à appendices assez larges portant quelques rares glandes, saillantes sur le bouton, plus courtes que la corolle, réfléchies à l'anthèse, puis un peu redres- sées et décidues ; styles libres hérissés, disque conique ; étamines et an- thères d’un beau jaune à l'épanouissement des pétales ; fleurs blanches; fruit gros, rouge, ovoide allongé ou ellipsoïde , pulpeux de bonne heure.
Voisin de À. dumalis, dont il diffère par son port, ses aiguillons, ses folioles, ses stipules à oreillettes droites, ses pédoncules, le tube du calice, son fruit beaucoup plus gros et plus précoce.
Mai, juin. — Cher, carrières de la Chapelle-Saint-Ursin..
R. Caballieensis Pucer, # Déségl. Herb.rosar., fase. V,n°16.
Arbrisseau de 3 à 4 mètres de hauteur, à rameaux élancés verdâtres ou d’une teinte pruineuse, aiguillons des tiges dilatés à la base, compri- més, crochus, ceux des rameaux grêles, rougeâtres ; pétioles verdâtres ou rougeûtres, canalicnlés et un peu velus en dessus, parsemés de glandes fines stipitées, inermes ou faiblement aiguillonnés en dessous ; 5-7 fo- lioles toutes pétiolées, la terminale rétrécie ou arrondie à la base, assez espacées sur les pétioles, Se elliptiques ou obovales féréibs ME vertes, nerveuses à nervures verdâtres ou rougeûtres, rule
ent dentées, surchargées de acte accessoires, à dents € mm au rares et dépourvues de glandes; stipules un peu purpurines allongées, glabres, bordées de glandes fines à oreillettes arges: e gentes, terminées en pointe courte; pédoncules courts, solitaires ou en bouquet peu fourni 2-4 , parsemés de soies glanduleuses ou glabres; les pédoncules solitaires portent à leur base une petite bractée ovale, glabre, ‘bordée de glandes fines, égalant le pédoncule ;'eeux en bouquet portent d'abord une large bractée glabre hôrdée de glandes et cachant les pé-
RS.
doncules; divisions calicinales lancéolées spatulées au sommet, glan- duleuses, deux entières à bords tomenteux, trois pinuatifides à appen- dices étroits, saillantes sur le bouton et aussi longues que la corolle, ré- fléchies à l’anthèse, puis redressées-conniventes, caduques avant la ma- turité du fruit ; tube du calice ovoide, hispide ou glabre ; fleurs grandes, rose foncé; styles velus, disque court presque plan; fruit rouge, assez gros, obovoide.
11 diffère du À. Reuteri, dont il est voisin par ses aiguillons, ses pétioles, ses folioles, le tube du calice ord. hispide, ovoïde, ses sé- pales glanduleux, sa corolle d’un rose foncé, son fruit obovoïde.
Juillet. Région montagneuse. — Haute-Savoie, Reyvroz, Habères- Lullin, Habères-Poche (Puget).
R. vinealis RipanrT, in Déségl. Herb. rosar., fase. À, n° 19.
Arbrisseau de deux mètres, à rameaux droits, aiguillons des vieilles tiges robustes, espacés, dilatés à la base, doit au sommet, ceux d jeunes branches médiocres inclinés au sommet; pé étioles parsemés en dessus de glandes très fines et peu abondantes, aiguillonnés en dessous, 8-7 folioles toutes pétiolées, ovales, glabres, vertes, simplement dentées; stipules glabres, bordées de glandes, oreillettes aiguës divergentes, les stipules supérieures dilatées; pédoncules solitaires ou en bouquet peu fourni, parsemés de poils glanduleuæ, portant à leur base 1 ou 2 bractées larges, ovales, cuspidées, glabres, bordées de glandes, plus longues que les pédoncules; tube du calice ovoïde, glabre; divisions calicinales ovales spathulées au sommet, glabres en dessous, bordées e glandes, to- menteuses en dedans, deux entières, trois pinnatifides à appendices lan- céolés, quelquefois care) saillantes sur le bouton, plus courtes que la corolle, réfléchies à l’anthèse, non aient styles libres courts, hérissés, disque saillant un peu élevé; fleur grande d'un beau rose; fruit gros, rouge, glabre, ovoïde-allongé affectant une forme presque ellipsoïde.
Voisin de À. Andegavensis, dont il diffère par ses pédoncules parsemés seulement de poils glanduleux, le tube du calice glabre, les divisions calicinales glabres en dessous, sa fleur plus grande d’un beau rose, son fruit très gros, affectant une forme presque ellipsoïde.
_ Mai, juin. — Haies. — Cher, Haies des vignes de la Grange- Saint-Jean près de Trouy (Ripart).
Et R. Haberiana PuGET, in Déségl. Herb. rosar., fase. 4, n° 20. (Décrit sur les notes et les exemplaires reçus de M. Puget.) Arbrisseau de 2-4 mètres, à rameaux verts ou violacés, aiguillons ro- bustes, dilatés à la base, crochus, géminés sous les feuilles, ceux des jeunes rameaux plus faibles; pétioles canaliculés en dessus, parsemés de glandes très fines plus ou moins abondantes et légèrement velus, ai- guillonnés en dessous; 3-7 folioles pétiolées, la terminale arrondie à la base terminée en pointe plus ou moins longue, larges, glabres, vertes, AE SE d’autres ovales ou arrondies, nerveuses à ner: s, la médiane parsemée de quelques glandes, double- nt Aer à pere secondaires glanduleuses ; stipules larges bordées de glandes à oreillettes aiguës, courtes, divergentes; pédoncules solitaires ou réunis en bouquet, glanduleux à glandes fines, portant à leur base de larges bractées ovales, glabres, opposées, bordées de glandes, plus longues que les pédoncules ; tube du caleice obovoide presque arron- di, glabre ; divisions calicinales ovales, dilatées au sommet, parsemées de glandes en dessous, tomenteuses en dedans, 2 entières à bords tomenteux, 3 pinnatifides à appendices larges rss bordés de re saillantes sur le bouton, égalant presque la corolle, réfléchies à
Il diffère dû À. ossi par ses Rénios tubes he dentées, le tube du calice obovoïde glabre, ses styles plus hérissés, sa fleur d’un beau rose, son fruit gros obovoïde.
Région montagneuse. — Æaute-Savoie, Habères-Lullin, Habères- Poche (Puget).
SECTION VIII. — RUBIGINOSE.
R. approximata Déséei., Herb. Rosar., fase. 2, n° Bi.
Rep sur les notes et les Fee recus de M. Lamotte.)
quelques soies fines, courtes, terminées par une glande ; vieilles tigestan- tôt rouge-verdâtres , tantôt brun-rougeâtres , souvent recouvertes d’un
ER
côté d’un épiderme gris, peu épineux, et seulement muni des tron- cons des aiguillons les plus forts dont la pointe fragile a été détruite. Pétioles pubescents, glanduleux, aiguillonnés en dessous; 3 folioles assez grandes, ovales ou elliptiques, arrondies aux deux extrémités, fermes, un peu rugueuses, nerveuses, glabres en dessus, —les jeunes feuilles portent en dessous des poils courts , épars, peu abondants, qui disparaissent avec l’âge, — glaucescentes, velues en dessous, principale- ment sur les nervures, villosité souvent disparue à la maturité du fruit, nervures roussâtres , doublement dentées à dents secondaires terminées par une glande; stipules assez grandes allongées, glabres en dessus, glanduleuses en dessous, les supérieures souvent glabres sur les deux faces, ciliées et glanduleuses sur les bords, à oreillettes peu divergentes ; pédoncules robustes, solitaires ou 2-4 réunis en bouquet, hispides et glanduleux, cachés par une large bractée ovale, glabre en dessus, glabr
sez larges, appendiculées au sommet, glanduleuses en dessous, deux en- tières à bords tomenteux, trois pinnatifides à appendices lancéolés bor- dés de glandes pédicellées, saillantes sur le bouton égalant la corolle, réfléchies à l'anthèse, non persistantes ; styles libres, courts, très héris- sés, presque velus, plus courts que les étamines, disque court, un peu saillant ; fleurs grandes, roses ; fruit gros, ovoide, glabre, rouge.
I diffère du 2. colina Jacq. par son port, ses aiguillons, ses folioles doublement dentées, le tube du calice hispide, ses divisions calicinales glanduleuses. — Il est aussi différent du 2. Wasser- burgensis Kirschl. par ses aiguillons, ses pétioles plus velus et glanduleux aiguillonnés en dessous, ses folioles dépourvues de ‘glandes en dessous, le tube du calice ovoïde hispide à la base: — Par ses fleurs et ses feuilles, ce Rosier a l'aspect du À. macrantha Desp., dont il diffère par son port, ses aiguillons, ses pédoncules glanduleux, ses feuilles doublement dentées.
“C8 Rosier, par la forme de ses aiguillons et de son port, n’appar- tiendrait-il pas plutôt à la sect. Gallicanre ?
Alors sa place serait après le 2. Boræana Beraud.
R. similata Pucer, in Déségl. Herb. rosar., fase: 4} n° %. (Décrit sur les notes et les échantillons reçus de M. Puget.)
RE.
Arbrisseau élevé, à rameaux verdàtres retombants, aiguillons du vieux bois Di blancs, robustes, dilatés à la base, inclinés au sommet, ceux nes branches plus petits, inclinés ou droits, souvent géminés ; 5-7 pe toutes annees ovales ou ovales-arrondies, vertes, velues en des- -süs, pubescentés-glanduleuses en dessous, doublement dentées à dents ci- liées ; Détioles te parsemés de glandes , aiguillonnés en dessous ; stipules glabres en dessus, pubescentes et parsemées de glandes en dessous x bords ciliés et glanduleux, oreillettes aiguës divergentes ; pédoncules solitaires ou réunis 2-4, hispides glanduleux, portant à leur base de petites brac- tées ovales acuminées, glabres en dessus, velues en dessous et plus cour- tes que les pédoncules ; tube du calice gréle, ellipsoïde, hispide à la base ; divisions calicinales courtes, ovales appendiculées au sommet, glandu- euses en dessous, tomenteuses en dedans, deux entières à bords tomen-
x saillantes sur le bouton, égalant la corolle, réfléchies à l’anthèse, non persistantes ; styles glabres un peu agglutinés à la base, disque coni- “que ; fleur petite, —. clair ; fruit rouge, petit, ellipsoide.
de R. tomentella, dont il diffère par un port plus élancé et moins touffu, ses es ses stipules glanduleuses en dessous, ses divisions calicinales glanduleuses en dessous, le tube du calice grêle ellipsoïde, ses styles glabres, son fruit ellipsoïde.
Haute-Savoie, bords de lArve au-dessus d’Arenthon (Puget), Conflans (Perrier); — Savoie, chemin de l’Arpettaz au-dessus des Herys près Chevron (Perrier in herb. Grenier) ; — Haute-Loire , Fise (Lamotte in herb. Grenier); — Lozère, Bagnols-les-Bains (Martin in herb. Grenier).
7 speeiosa Désécz., Herb. rosar., fasc. À, n° 25.
Arbrisseau de 4 mètre à 4 mètre 50 cent. de hauteur, à rameaux courts et droits, aiguillons gréles, dilatés, comprimés à la base, droits, allongés, ceux des rameaux inégaux dégénérant en soies sétacées et por- tant èn outre des glandes stipitées; pétioles velus glanduleux, aiguillonnés en dessous ; 3-7 folioles toutes pétiolées, la terminale arron ndie où un _peu rétrécie à sa base et terminée en pointe courte, assez grandes, ovales elliptiques, les plus petites rétrécies aux deux extrémités, ou ovales-
_obtuses, vertes, parsemées de poils apprimés en dessus, qui disparaissent -avéc l’âge, Hangbdhees, pubescentes et Presses en dessous, à glandes -disparaissant en partie avec l’âge, rudes au ucher, très nerveuses, à - côtes plus où moins or de glandes, doublement dentées . denis -ouvertes aiguës mucronées, | 5 3 SUP
PR +,
en dessus, ch gé de glandes en dessous, à bords glandul ,oreillettes ‘aiguës peu divergentes; tube du calice ovoïde, contracté au somm et,glan- duleux ; divisions calicinales ovales lancéolées, cuspidées, glanduleuses, -deux entières, trois pinnatifides à appendices étroits, saillantes “bouton, plus courtes que la corolle, réfléchies à l’anthèse, non persis- tantes; pédoncules solitaires ou réunis en bouquet, hispides glanduleux, ayant à leur base deux bractées lancéolées, cuspidées, glabres en dessus, glanduleuses en dessous, plus courtes que les pédoncules ; styles courts, “velus, disque petit, peu saillant ; fleur grande d’un beau rose; fruit rouge, -ovoïde, hispide à la base,
Il diffère du Z. Jundzilliana par les soies et les glandes qui se trouvent au sommet des rameaux, ses pétioles moins chargés de glandes, ses folioles, ses bractées plus courtes que les pédoncules, ses styles, son fruit ovoïde; — Du À. flexuosa par ses aiguillons moins robustes et dégénérant en soies sétacées au sommet des ra- meaux, ses folioles, ses stipules à oreillettes peu divergentes, ses Styles velus, son fruit ovoïde hispide à la base; — Du 2. Pugeti par son port plus robuste, arbrisseau ne croissant pas par tiges isolées, mais formant buisson, ses folioles, ses stipules à oreillettes peu divergentes, ses divisions calicinales non persistantes, ses styles velus, son fruit ovoïde ; — Du À. trachyphylla par son port, ses aiguillons grêles, droits et dégénérant en soies glanduleuses au sommet des rameaux, ses folioles blanchâtres glanduleuses en dessous, le tube du calice glanduleux, ses bractées plus courtes que les pédoncules, ses fleurs grandes d’un beau rose.
Juin. Bois. — AÆhône, Lyon à Charbonnière (Ozanon) ; — Cher, bois de Charron et de Marmagne.
R. nemorivaga Désécr., erb, rosar., fase. 1, n° 26.
Petit sous-arbrisseau de 50 centimètres à 4 mètre de hauteur ; tiges isolées et ne formant pas buisson, racine rampante ; aiguillons déêles, rameaux supérieurs à aiguillons petits, sétacés et parsemés de glandes stipitées, aiguillons des jeunes pousses assez robustes, droits, ie à la base; pie canaliculés en dessus, chargés de glandes bril- antes, aiguillonnés en dessous; 5-7 folioles toutes pétiolées, ovales ne les hier arrondies ou obtuses, d’un vert sombre, gla- bres en dessus, opaques en dessous, fermes, rudes au toucher, nerveu-
à blanchâtres, &aluoc nt ol 2.1 | eune âge, nervure médiane glanduleuse, doublement dentées à dents secon- daires glanduleuses ; stipules lancéolées, glabres en dessus, parsem glandes en dessous, à oreillettes aiguës, droites ou peu divergentes, fordsés de glandes; divisions calicinales ovales lancéolées, appendiculées au sommet, glanduleuses, deux entières, trois pinnatifides à appendices étroits bordés de glandes, saillantes sur le bouton, plus courtes que la corolle, réfléchies à l’anthèse, non persistantes; tube du calice ovoïde contracté au sommet, hispide glanduleux; pédoncules en bouquet peu fourni, hispides glanduleux, portant à leur base une bractée ovale allon- gée, pres en dessous sur la côte, glabre en dessus, souvent den- ticulée au sommet, bordée de glandes, plus longue que les pédoncules ; les ricaiet extérieurs portent à leur base deux petites bractées oppo- sées, lancéolées, glabres en dessus, glanduleuses en dessous au sommet, plus courtes que les pédoncules ; le pédoncule central est dépourvu de bractées; styles nombreux formant une tête arrondie, tous agglutinés dans l’intérieur du tube calicinal, trés hérissés; disque très court, peu saillant ; styles, élamines, anthères et disque d’un jaune safran grande, purpurine, pétales à onglet court, blanc ; fruit rouge, ovoïde, ar- rondi à la base, atténué au sommet.
Espèce voisine des Rosa Pugeti, pseudo-fleæuosa, speciosa. Elle se dis-
tingue de la première par ses rameaux à aiguillons dégénérant en soies glanduleuses, ses pétioles seulement chargés de glandes, ses folioles plus petites, glabres en dessus, ses stipules, ses divisions calicinales non per- sistantes, ses fleurs purpurines, son fruit; — du R. pseudo-flexuosa par ses pé tioles RENE glanduleux, ses folioles, ses styles, sa fleur ; — du R.
speciosa par ort moins élevé et ses tiges isolées, ses pétioles seule- ment RAR ses folioles moins grandes, d’un vert sombre, glabres “en dessus, ses stipules , ses bractées, ses styles.
Il diffère du Z. flezuosa par ses aiguillons dégénérant en soies glanduleuses au sommet des rameaux, ses pétioles chargés de glandes ef non velus glanduleux, ses folioles, ses stipules à oreillettes droites, ses bractées seulement glanduleuses en dessous, ses styles très hérissés, sa fleur purpurine, son fruit; — Du À. Jundzilliana par son mode de végétation, ses aiguillons, ses pétioles, ses fo- lioles plus petites, ses bractées, ses styles, sa fleur purpurine, son fruit ovoide. :
Mai, juin. Bois.— Cher, bords des allées de la forêt de Fontmo-
R. pseudo-flexuosa OZANON, in Déségl. Herb. rosar., fase. 1, “n°928. (Décrit sur les notes et les exemplaires envoyés par M. Ozanon. \
Petit sous-arbrisseau de 30 à 50 centimètres au plus, à tiges isolées et ne formant pas buisson, aiguillons nombreux, Le més, à base en forme de disque, grèles, longs, droits ou un peu courbés, inégaux et dé- générant au sommet des rameauæ.en soies sétacées A pétioles ve- lus parsemés de quelques glandes fines, aiguillonnés en dessous; 3-7 fo- lioles toutes pétiolées, ovales-arrondies ou PRRÉALEANEES : 2er glabres, d'un vert foncé en-dessus, glauques en dessous, nerveuses à nervures ve- lues, glanduleuses, rudes au toucher ; doublement Fes à dents ou- vertes, les secondaires glanduleuses ; Roue s glabres en dessus plus ou moins chargées de glandes en dessous, à oreillettes droites, les stipules supérieures dilatées; pédoncules solitaires, forts, hispides glanduleux, portant à leur base de petites bractées ovales lancéolées, acuminées, glabres en dessus, glanduleuses en dessous sur la côte et au sommet, plus courtes que les pédoncules ; tube du calice ovoïde, arrondi à la base, un peu contracté au sommet, hkispide dans sa partie inférieure; divisions ca- licinales longuement appendiculées au sommet, glanduleuses, les inté- rieures en outre tomenteuses aux bords, pinnatifides, à appendices lan- céolés et bordés de glandes, saillantes sur le bouton et plus courtes que la corolle, réfléchies à l’anthèse, non FR styles courts, héris- sés, disque presque plan; fleur ne d'un beau rose, à odeur suave; pétales émarginés au sommet; fruit gros, d'un es rouge, obovoïde, ar- rondi au sommet, un peu atténné à à la base, ou arrondi, hispide à la base.
Il diffère du À. Pugeti par ses soies sétacées glanduleuses qui se trouvent au sommet des tiges, ses pétioles beaucoup moins chargés de glandes, ses folioles glabres en dessus, ses stipules, son fruit ovoïde;
Du À. flexuosa par ses aiguillons plus nombreux et dégénérant en soies glanduleuses ; ses pétioles, ses folioles, ses stipules à oreillettes spin ses bractées, son fruit obovoïde;
Du À. ar ses tiges ne formant pas buisson, ses ai- guillons, ses folioles plus petites, ses pétioles beaucoup moins “chargés de glandes, ses stipules glanduleuses en dessous sur la côte et au sommet, son fruit obovoïde;
Du À. speciosa par ses tiges ne formant pas buisson, ses ru ses styles hérissés, son fruit,
Juin. Bois. — Æhône, Lyon à Charbonnière (Ozanon).
R. mentita DÉsécL., Herb. rosar., fase. À, ne 31. (Décrit sur les notes et les exemplaires reçus de M. l'abbé Puget.)
Arbrisseau à aiguillons. dilatés à la base, crochus, peu abondants, ra- meaux inermes ou presque inermes, longs, grèles, brunâtres ou verdâtres; pétioles velus et munis de glandes fines Se en dessus, inermes ou très faiblement aiguillonnés en dessous ; 5-7 folioles toutes pétiolées, assez grandes, ovales lancéolées ou ellipti ne s, aiguës aux deux extrémi- tés, les jeunes pousses quelquefois rougeâtres, glabres en dessus, glandu- leuses en dessous à glandes fauves et peu abondantes, dentées en scie à dents grandes ouvertes et surchargées de NB stipules étroites glabres ou quelques-unes parsemées de glandes en dessous à oreillettes aiguës divergentes; pédoncules glabres, cites ou en bouquet peu nombreux, portant à leur nn des bractées ovales-lancéolées qe glabres, bordées dé glandes, les unes égalant les pédoncules et d’autres plus courtes ; tube du ee ellipsoïde, glabre ; divisions le lancéolées, appendiculées au sommet, glabres, deux entières, trois pinnati- -fides à appendices bordés de glandes, réfléchies à l’anthèse, puis re- dressées et décidues ; styles courts, glabres, disque presque plan; fleur petite, blanche; fruit petit, ovoide.
Voisin du 2. sepium ; il diffère de cette espèce par ses aiguillons moins nombreux, ses rameaux inermes et non très épineux, ses pétioles velus en dessus, ses folioles plus grandes à glandes fauves peu abondantes, ses stipules ord. glabres, son fruit petit; — Du R. Lugdunensis par ses rameaux inermes, ses folioles plus grandes, glanduleuses seulement en dessous, ses stipules ord. glabres en dessous, ses bractées, le tube du calice ellipsoïde, les divisions ca- licinales non persistantes, ses fleurs, ses styles, son fruit; — Du À. virgultorum par ses tiges peu aiguillonnées, ses pétioles velus en dessus moins chargés de glandes et presque inermes, ses folioles, ses stipules ordinairement glabres en dessous, le tube du calice ellipsoïde, ses styles glabres, son fruit petit, ovoïde ; — Du À. Lemani par ses rameaux inermes; ses pétioles velus glan- duleux, ses folioles plus grandes moins chargées de glandes en dessous, ses stipules glabres, ses pédoncules et le tube du calice glabres, ses fleurs petites, blanches.
AS 5 pi Juin, haies, buissons des montagnes. — Æaute-Savoie, Thonon
(Puget).
R. virgultorum RiParT, 21 Déségl. Herb. rosar., fase. 1, n° 32; À. neglecta Ripart (non Lem.).
- Arbrissean élevé à } g,
1isson assez touffu, ro pousses flexueuses, aiguillons des tiges ee dilatés à la e, presque droits, ceux des rameaux plus grêles; pétioles couverts de alauiles brillantes, aiguillonnés en dessous ; 5-7 folioles toutes pétiolées, la terminale aiguë à sa base, obtuse a ù sommet, obovales ou ovales-ellip- tiques, mais non aiguës aux deux extrémités, glabres, d’un vert sombre en dessus, plus pâles et couvertes de glandes fines en dessous, double- ment dentées à dents glanduleuses ; stipules étroites, glabres en dessus, glanduleuses en dessous, bordées de glandes brillantes, oreillettes diver- gentes; pédoncules glabres, solitaires ou réunis 2-4, ayant à leur base -des bractées ovales acuminées, glabres, bordées de glandes, plus longues que les pédoncules; tube du calice subglobuleux, glabre; divisions cali- cinales longuement appendiculées au sommet, à pointe souvent denticu- lée, comme foliacée, deux entières, trois pinnatifides à appendices bordés de glandes, saillantes sur le bouton et égalant la corolle, étalées à l'anthèse, puis réfléchies et décidues; styles hérissés, disque plan; fleur blanche; fruit rouge, globuleux.
Voisin du À. sepium; il en diffère par ses folioles non aïquës aux deux extrémités, le tube du calice subglobuleux, ses styles hé- rissés, son fruit globuleux non ovoide allongé; — Du R. agrestis par son port plus robuste, ses folioles plus grandes doublement dentées d’un vert sombre en dessus, le tube du calice subglobu-
leux, ses styles hérissés, son fruit globuleux ; — Du À. Jordani
par ses aiguillons moins nombreux, ses folioles d’un vert sombre, ses stipules glanduleuses en dessous à oreillettes divergentes, ses Styles hérissés non velus; — Du AR. Lemant par ses folioles, ses pédoncules glabres, le tube du calice subglobuleux, ses styles “hérissés, ses fleurs blanches, son fruit globuleux; — Du À. Alu- hit par son port, ses pétioles seulement glanduleux, ses folioles, ses pédoncules toujours glabres, le tube- du calice subglobuleux, son fruit gl
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Mai, juin. Haies, buissons, bois. — Cher, G. Mehun, la Chapelle -Saint-Ursin, carrières du château, commune de Bourges, forêt d’Allogny, bois de Saint-Eloi-de-Gy ; — /sère, la Bastille de Gre- noble (Verlot); — Æhône, Lyon à Charbonnière (Chabert).
R. Cheriensis DÉSÉGL., Aerb. rosar., fase. 2, n° 54.
Arbrisseau de deux mètres de hauteur, rameaux droits, jeunes pousses un peu flexueuses, tiges chargées de nombreux aiguillons presque égaux, dilatés à la base en forme de disque, droits, blanchâtres, ceux des ra- meaux moins nombreux, épars, plus petits, droits ou crochus ; pétioles pubérulents glanduleux, aiguillonnés en dessous; 5-7 folioles toutes pétio-= lées, obovales ou elliptiques, fermes, coriaces, vertes, glabres en dessus, plus pâles et glanduleuses en dessous, à nervures un peu saillantes, la
de glandes; stipules glabres en dessus, ord. parsemées de glandes en dessous, à bords glanduleux, ineiloites obtuses ou terminées en pointe re divergentes ; pédoncules trés courts, glabres , solitaires ou en bou-
peu fourni, portant à leur base des bractées ovales cuspidées, be bordées de glandes plus longues que les pédoncules qu ’elles cach tube du calice obovoïde, un peu rétréci à la base, arrondi au sommet: divisions calicinales lancéolées, glabres, deux entières à bords tomenteux , trois pinnatifides à bords glanduleux à appendices étroits, bordés de gardes saillantes sur le bouton, aussi longues que la corolle, réfléchies à l’anthèse, puis ser conniventes, persistantes ; styles hé- rissés libres, disque court peu saillant, étamines d’un jaune clair deve- nant ensuite blanches, eee jaunes; fleur petite, d'un blanc carné ; fruit gros, ellipsoide, rouge, couronné par les divisions calicinales.
Aspect et caractères généraux du 2. sepium, dont il diffère par ses aiguillons, ses pétioles pubérulents glanduleux, ses folioles obovales non aiguës aux deux extrémités, la côte velue, les pédon- cules plus courts, ses divisions calicinales persistantes sur le fruit, ses styles hérissés, son fruit plus gros, ellipsoïde. — Par ses divi- sions calicinales persistantes il se rapproche du 2. Lugdunensis, dont il diffère par ses aiguillons plus abondants, ses folioles obo- vales plus grandes, glabres en dessus, non pubescentes glanduleuses en dessous, le tube du calice obovoïde, ses styles hérissés, son fruit plus gros, ellipsoïde. — Il diffère du À. Lemani par un port
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différent, ses aiguillons plus abondants, ses pétioles pubérulents glanduleux, ses pédoncules courts, glabres, ses divisions calici- nales persistantes, ses styles hérissés, son fruit gros ellipsoïde. — On ne peut pas le rapporter au 2. Jordani, dont il s’éloigne par ses aiguillons, ses folioles moins chargées de glandes et à nervure mé- diane velue, ses styles hérissés non velus, son fruit ellipsoïde cou- ronné par les divisions calicinales persistantes. — Ses pédoncules _glabres, ses divisions calicinales persistantes, ses aiguillons, ses styles hérissés, son fruit assez gros, ellipsoïde, le font facilement distinguer des À. Alukii Bess., R. rubiginosa L., R. comosa Rip. — Il diffère du À. mentita par ses aiguillons plus abondants, ses pétioles aiguillonnés en dessous, ses folioles obovales, ses divisions calicinales persistantes, ses styles hérissés, son fruit gros ellipsoïde.
Mai, juin. Buissons et broussailles des coteaux calcaires.— Cher, la Chapelle-Saint-Ursin ; — Basses-Alpes, Gap (Burle), Mont- Bayard (Gariod).
SECTION IX. — TOMENTOSEÆ.
_ KR. Tunoniensis Désécr., Æerb, rosar., fase. À, n° 36. (Dé- crit sur les notes et les exemplaires reçus de M. Puget.)
Arbrisseau de 44 à 15 décimèt. formant un buisson touffu à rameaux ramassés, écorce rougeàtre ou verdâtre, aiguillons des tiges longs, Rise dilatés à la base, ceux des jeunes rameaux grêles, fins et devenant presque aciculaires au sommet des pousses; pétioles tomenteux des ou moins parsemés de glandes stipitées, aiguillonnés en dessous; 5-7 fo- lioles courtement pétiolées, ovales-elliptiques atténuées aux deux extré- mités ou ovales, pubescentes en dessus, grisâtres tomenteuses en des- sous; quelques folioles portent sur la côte de rares glandes fines, fermes, nerveuses, doublement dentées, ciliées, les secondaires glanduleuses ; stipules glabres en dessus, glanduleuses et légèrement velues en dessous, ciliées et glanduleuses aux bords, oreilleites aiguës dressées ou peu diver- gentes, les stipules supérieures souvent dilatées au sommet; pédoncules solitaires ou en bouquet peu fourni, courts, hispides glanduleux, cachés par les bractées, qui sont ovales, nes glabres en dessus, velues en dessous ; tube du calice ovoide hispide glanduleux; divisions calicinales ovales terminées en pointe courte, un peu dilatée et velue, glanduleuses en dessous , tomenteuses en dedans, deux entières à bords tomenteux,
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7 = 47 —
trois pinnatifides à appendices étroits bordés de glandes, un peu sail- lantes sur le bouton, plus courtes qu’à la corollé, réfléchies à l'anthèse, puis redressées; styles velus, disque très court, un peu saillant ; fleur grande, rose ; fruit assez gros, rouge, hérissé, obovoide, arrondi au som-
met, un peu atténué à la base, affectant une forme presque arrondie, cou- ronné par les divisions calicinales, dressées, conniventes, rare ri avant l'entière maturité du fruit. ” Il diffère du À. mollissima par son port, ses folioles à nervure médiane portant quelques glandes, ses stipules glanduleuses et lé- gèrement velues en dessous, à oreillettes droites, ses bractées ca- chant les pédoncules, ses divisions calicinales plus courtes que la corolle, ses styles velus, ses pétales non ciliés, son fruit obovoïde rouge; — Du À. Andrzeiouskü par ses rameaux formant un buisson touffu, ses folioles, ses stipules à oreillettes droites, ses bractées dépourvues de glandes en dessous et cachant les pédoncules, ses styles velus, son fruit obovoïde; — Du À. cuspidata par son port, ses folioles, ses pédoncules plus courts, cachés par les bractées, ses divisions calicinales dressées et plus longtemps persistantes, ses styles velus, son fruit obovoïde. — Ses folioles, le tube du calice, ses styles, son fruit, son port, le font facilement distinguer des R. tomentosa et subglobosa.
Mai, juin. — Région montagneuse. Haute-Savoie, Thonon, grèves du lac derrière Ripaille (Puget).
R. omissa Désécz., Herb. rosar., fase. 2, n° 57. (Décrit sur les notes et les échantillons recus de M. Puget.)
Arbrisseau de 4 mètre à 4 mètre 50 cent. de hauteur, formant un buisson ramassé, trés touffu, d'un aspect grisätre, rameaux ord. flexueux, aiguillons comprimés, dilatés en Pen ee ja me à la base, longs,
its; pét tomenteux ndes, aiguillonnés en dessous; 3-7 folioles toutes pétiolées, la terminale un peu arrondie ou rétrécie à la base, ovales-elliptiques arrondies aux deux extrémités ou ovales et terminées en pointe courte, grisâtres, pubescentes ou tomenteuses sur les ‘deux es rase de quelques glandes en dessous, doublement den-
erg tout au post 4 cent, de Ame hispides nuls, solitaires ou rhauis
RS 2-4, entiérement cachés par une bractée ovale acuminée, glabre en des- sus, pubescente et pos de glandes en dessous ; les pédoncules exté- n outre d’une très petite bractée ; divisions calici- urtes, ue. Pour et ciliées au Has glanduleuses, és
obovoïde, atténué à la base; styles velus, disque court et peu sail- lant; fleur d'un beau rose; fruit gros, rouge, glabre, obovoide, arrondi au sommet, sénhie ment atténué à la base, affectant une forme pyriforme, couronné par les divisions calicinales persistant jusqu’à la maturité, puis caduques.
Il diffère du À. cuspidata par son port, ses pédoncules très courts cachés par les bractées, ses divisions calicinales plus courtes que la corolle, le tube du calice glabre, sa fleur d’un beau rose, son fruit plus gros; — Du À. dimorpha par ses pétioles parsemés de glandes, ses folioles et ses stipules parsemées de glandes en dessous, ses pédoncules très courts, ses bractées, le tube du calice glabre, sa fleur d’un beau rose, son fruit plus gros; — Du À. Andrzeiouskii par son port, ses aiguillons moins robustes, ses folioles portant des glandes, ses pédoncules très courts, le tube du calice glabre, sa fleur d’un beau rose, son fruit obovoïde glabre; — Du À. mollis- sima par son port, ses folioles parsemées de glandes, ses stipules, le tube du calice glabre, obovoïde, ses divisions calicinales plus courtes que la corolle, son fruit rouge obovoïde ; — Du À. omissa par son port et ses tiges moins élevées, ses stipaten, ses pédon- cules très courts, ses bractées, le tube du calice glabre, son fruit non hérissé. — Ses fleurs d’un beau rose, ses folioles et ses sti- pules parsemées de glandes en dessous, ses pédoncules, ses brac- tées, son fruit, le font facilement distinguer des À. fomentosa et subglobosa.
Juin. — Bois de la région montagneuse. — Haute-Savoie, Prin- 8y, bois du Barioz, Saint-Martin, Epagny, Tessy, le mont Sion au- dessus de Presilly, le mont Salève (Puget).
Lamothe-d’Insay près Mehun-sur-Yèvre, 27 novembre 1864. À. DÉsÉGLise.
À NOS COLLABORATEURS ET A NOS SOUSCRIPTEURS.
TERRES
L'appel que nous faisions, en 1864, aux collaborateurs de M. Billot, a recu un accueil que nous n’osions espérer.
Tous ont bien voulu, non-seulement nous continuer leur bien- veillant concours, mais ils nous ont aussi procuré d’utiles et nombreux adhérents.
Nous vous remercions, Messieurs, du dévouement que vous consacrez à la mémoire d’un botaniste cher à tous ceux qui l'ont connu, et pour vous donner une faible preuve de notre reconnais- sance, nous vous offrons un portrait qui, outre une ressemblance exacte, a le mérite d’être l’œuvre de M. Billot lui-même. Nous regrettons que notre reproduction laisse à désirer; mais, malgr son talent, l'artiste n’a pu faire disparaître les défauts d’une épreuve sur métal remontant aux débuts de la daguerréotypie.
Nous devrions nous excuser d’avoir tant tardé à publier les 36° et 37° centuries; mais, on le comprendra, il a fallu longtemps pour trier, dans les matériaux laissés par M. Billot, ce qui pouvait utilement entrer dans notre publication. D'un autre côté, les récoltes de 1864 auraient été insuffisantes, suspendues qu’elles ont été à cause de l’indécision où se trouvaient plusieurs de nos col- laborateurs.
Désireux de maintenir à notre recueil l'utilité pratique qu'il a acquise, nous devons exprimer un vœu au sujet des plantes dites critiques. Chacun sait les difficultés qu'offre souvent leur déter- mination, surtout lorsqu'on étudie des échantillons desséchés ; aussi nous prierons ceux qui voudront bien nous en procurer, de les faire, autant que possible, examiner sur le vif par les botanistes
BILLOTIA. So.
k Hp qui ont créé les espèces ou par ceux qui font autorité en pareille matière. Ce contrôle ne nous dispensera pas de faire, de notre côté, toutes les démarches nécessaires pour offrir des déterminations authentiques.
Des observations nous ont été adressées sur la difficulté toujours croissante de récolter le nombre de plantes nécessaires pour obtenir une centurie en échange, et aussi sur le peu de place laissée aux Cryptogames cellulaires, que M. Billot acceptait, mais sans en tenir compte aux récoltants. Nous cédons d'autant plus volontiers à ces observations qu’elles nous ont été faites par plusieurs de nos col- laborateurs.
Ainsi désormais, pour obtenir une centurie à titre d'échange, il suffira de nous envoyer cinq plantes vasculaires ou dix plantes cellulaires. IL est entendu qu’elles ne doivent pas encore avoir paru dans notre recueil et ètre récoltées à 130 exemplaires bien complets et bien préparés.
Nous croyons cependant devoir exclure, au moins provisoire- ment, de cette concession, les Champignons des ordres inférieurs, comme les Arthrosporées, les Trichosporées, les Exosporées.
Notre champ d’exploration n’étant plus borné à la France et à l'Allemagne , il ne nous a plus paru possible de nous borner, comme le faisait M. Billot, à la synonymie des ouvrages de Linnée, de Koch, et de MM. Grenier et Godron. Aussi, remarquera-t-0n que nous avons généralement suivi celle du Prodrome de De Can- dolle, dont l’ordre pourra aussi être adopté pour le classement de la collection.
Enfin nous devons ajouter que, malgré le respect que nous avons voué à la mémoire de M. Billot, nous n’avons pas cru devoir conserver la nomenclature qu’il avait adoptée et dont Schreber avait déjà donné l'exemple en 1771 (1). Nous ne reproduirons pas ici les motifs qui militent en faveur de la méthode ordinaire, motifs qui sont très judicieusement exposés dans les tomes V,
(1) Spicilegium flore Lipsicæ, p. 18, 22, 26, 29, 30, 31, 86, 42, 81, etc.
HE -c p. 37, et VII, p. 438, du Bulletin de la Société botanique de France.
Mais, afin de ne pas méconnaitre les droits de priorité, nous tenons, autant que nos faibles ressources nous le permettent, à citer dans l'étiquette de chaque plante, Fotivrage dans lequel l'espèce a été pour la première fois désignée par un nom binaire. Et comme complément, nous indiquons la date de publication de chacun des noms qui figurent dans nos étiquettes.
Nous n’avons pas besoin d’ajouter que nous recevrons avec re- connaissance les observations et les conseils propres à améliorer l'œuvre que nous avons entreprise.
Besançon, le 31 mars 1866.
— 54 —
TRENTE-SIXIÈME ET TRENTE-SEPTIÈME CENTURIES. Mars 1866.
Membres collaborateurs : MM. P.-J. ANDEER; AUGÉ DE Lassus; H. Au- VyNET ; P.-N. AvrauD ; Th. BABEY ; J. BAKER; W. BausCr ; V, BAVOUx; E. BER&ER ; C. BILLOT ; A. BLANC; B. BLancC ; H. BLANCHE ; BORDÈRE ; N. BouLay ; A. BouLLu; D. BouTIGNY ; J. BOUviER ; A. CALLAY ; H. CARON ; A. CHABERT ; T. CHABOISSEAU ; C. CHAMBEIRON ; CHAVIN; S. CHOULETTE ; E. Companyo ; J. CROUZET ; E. CUENIN; J. DELAUNAY ; A. DÉSÉGLISE ; E. Dinier ; J.-Ch. DoL, J. DuKkERLEY ; J. DUVAL-JOUYE ; A. EINSELE; A. DE FRANQUEVILLE; E. GAUDEFROY ; GERARD-MARTIN ; Ch, GRE- NIER; À. GUILLON; H. Hawry ; A. HuET; A. HUGUENIN; JACQUIN ; B. JAYET ; A. JORDAN ; JULLIEN-CROSNIER ; KiRSCHLEGER ; F.-J, KOCH ; LENORMAND ; T. LETOURNEUX ; A. LIGIER ; MANCEAU ; E. MARTIN ; A. MA- THIEU; E. MicHaLET; N. NickLès ; C. OzaNON; J. PaILLOT ; E.-G. Paris; H. DE LA PERRAUDIÈRE; E. PERRIER DE LA BATHIE; H. PIAGET; E. PICARD; PrERRAT; PUGEer ; REQUIEN ; H. Roux; P. SAvI; A. THÉVENEAU; TRI- BOUT; D. TuEzKIEWICZ; E. DE VALON; X. VENDRELY ; J.-B, VERLOT; VinCENT ; WaRiON ; Ph. WIRTGEN.
RANONCULACEÆ. — Ciematis L. Cheira s L. 3501 alpina Mill. 3713 ir “chroeueus Hall. Adonis L. Erys 3502 pyrenaica DC. ou à rip australe Gay. Ranumeulus L. Dbiplotaxis DC. 4404 bis pyrenæus L. var. ee = erucoides DC. 3503 monspessulanus Jord, Bra 3504 tomophyllus Jord. 3509 nié DC. 3505 sparsipilus Jord Sisymbrium L 6 quater sardous Ce 3510 polyceratium L. Garidella Tournef, Erucastrum Schimp et Sp. 3506 Ni: igellastrum L. mé es Zanonii Ball. Arab FUMARIACEE. 9916 _s AS li is Ber Corydalis DC. Lee bellidifolia Jacq. “imAipe. 3507 fabacea Pers. ces id. . (Hie-Sa Fumar
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la 3515 hirtella Jord. 18:18 bis medioxima Jord. 1819 bis stenocarpa Jord.
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BE 9520 pauciora ir Rapistrum 3521 rugosum Ai RESEDACEZXÆ. Reseda L. 3522 Jacquini Rchb. CISTINEZÆ, Cistus Tourn, 3523 albidus L,
VIOLARIEZÆ.
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FRANKRENIACEZÆ. Frankenia L. 3598 intermedia DC, ; 3529 pulverulenta L, SILENEEXÆ.
bis saxicola Jord. : 1832 bis orophilus Jord. (Savoie).
1832 fer ob 2 53 Jord. (Savoie). 3534 plumari
ALSINEZÆ,
Sagina L.
516 nr. L. (Meurthe).
516 d. (Cher). se
3535 catels Jord.
3536 viscosa Schreb. Stellaria L.
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Aren 3539 a B ma 3540 radar Walt (Bavière). 3540 bis id. (Haute-Savoie). 3541 Lloy
ie setacea Thuill 440 bis s grandiflora L. var.
3545 civatieum Wald. et Kit. Buffonia Sau 3546 per FT Gay. TILIACEEÆ. Tilia L. 8547 neglecta Spach. GERANIACEXÆ.
3551 romanum Willd. 2431 bis 'nsesaés Jord. Tres id.
2431 ter 3552 subtrilobum' E 3553 parviflorum Jord
HYPERICINEÆ.
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. Beau de bis paradoxum P. Fans 8688 Parnellit Bab.
#7 —
Festuca L. Anemodon Hook. et Tayl. 3491 ae DORE Schreb, 3690 attenuatus Hartm. Agropyrum P., Beauv. 8691 viticulosus H. etT. 2188 TE pa pe G. et, G. Arte Thuidium Br. et Sch. Rhin). 3692 abietinum Sch. 2188 April id. (Seine). | Rhynchostegium Br. et Sch. Loliu 3693 rusciforme Sch. 1392 ga italicum À. Br. Eurynehium Schimp. 3290 bis striatum Sch. LYCOPODIACEEÆ. 3694 myosuroides Sch. Lycopodium L. Hyocomium Schimp. 692 js tin L. 3695 flagellare Sch. sothecium Bri ra RU 3696 myurum Brid. (Vosges). Nitella Agar D +3 id, (Haute-Savoie). 1393 ter re A. Br. Hypn 2398 S bis molluseum Hedw. MUSCI. 3697 crista-castrensis L. Gymnostomum Hedw. 3698 aduncum Hedw. var Se curvirostrum Hedw. ytrichum L. HEPATICEZÆ. Sea formosum Hedw. 5 Diphyscium Web. et M Riceia L,. 3688 foliosum W. et M. 3699 RE + a Hub. Homalothecium Sch, Jungerm 3689 sericeum Sch. 3700 ppositifolia ‘de Lacr.
OBSERVATIONS SUR QUELQUES PLANTES
DES 36° ET 37° CENTURIES.
3511 et bis. Arabis bellidifolia Jacq.
En 1853, je publiai, dans les Archives de la flore de France et d'Allemagne (p. 272) de M. Schultz, une note pour indiquer que la var. 8 de l’Arabis bellidifolia de notre Flore de France devait être élevée au rang d’espèce. Mais, trompé alors par la figure démesuré- ment agrandie et allongée de Jacquin, je crus que la plante qu'il avait voulu décrire correspondait uniquement à notre var. pyré- néenne B, à laquelle je laissai pour cétte raison le nom d'A. belli- difolia Jacq., pendant que je donnais à la plante des Alpes le nom d'A. subcoriacea.
Depuis cette époque, tout ce que j'ai vu et reçu des Alpes m'a
5e — prouvé que la plante des Pyrénées ne croit ni dans les Alpes de France ni dans celles de Piémont et d'Autriche, et qu’en consé- quence le nom de Jacquin ne peut lui être attribué, ainsi que je l'avais pratiqué dans ma notice; il faut donc rendre à la plante des Alpes, que j'avais nommée À, subcoriacea, le nom d'A. bellidifolia Jacq.
Dans cet état de choses, notre var. £ reste sans nom spécifique ; mais M. Reuter a depuis longtemps eu soin d’y pourvoir. Car en 1853, dans le catalogue des graines de Genève, il a transformé notre À, bellidifolia B Soyeriana en A. Soyeri Reut. La figure de Jacquin, cause de ma méprise, est incontestablement très fautive. Elle représente une forme démesurément allongée et subétiolée, venue à l'ombre dans un lieu humide, et n’ayant que des rapports très éloignés avec tout ce que j'ai vu dans nos Alpes de France et de Savoie. Les feuilles des rosettes radicales sont trop longuement pétiolées, les caulinaires sont trop amples, et toutes sont trop fortement dentées. Il est vrai que Jacquin atténue un peu les in- convénients de cette figure en citant celle de Clusius, qui a pré- cisément les défauts contraires, et qui est certainement par trop réduite. Ch. GRENIER.
3516. Buffonia maerosperma Gay.
Quel est l’auteur qui a créé le nom générique de Buffonia ?
On le voit figurer dans une dissertation de Linnée parue en 1747 et reproduite en 1749, dans le premier volume des Amænitates , p. 386; puis on le voit dans l'Æortus Upsaliensis, qui est de 4748.
Linnée lui-même et la plupart des auteurs attribuent ce nom à Sauvages, qui ne l'aurait publié qu’en 1751, dans le Methodus fo- liorum, p.141, feuille V, où cependant il est cité de la manière suivante, et sans description : « BUFONIA Linn., nov. gen. »
On a prétendu que, par malveillance à l'égartk de Buffon, à qui le genre est dédié, Linnée ne l'avait écrit qu'avec une seule f. Mais les deux f qui mes dans Por ee Sa RofSrsene = juniaiier Linnée de tou Fran même a aussi commis DE même faute dans le corps de l'ouvrage cité, mais Le a repris la véritable orthographe dans la table.
19 —
3560. Anthyllis vulneraria f rubriflora DC.
« Parmi les plantes qu’il vous reste à publier venant de moï, vous avez un Anthyllis que j'avais nommé Dilleniü ? I y a du doute à l'égard de ce nom; je crois qu’il vaudrait mieux adopter le nom d'Anthyllis vulneraria 8 rubriflora DC. Ce nom est plus certain, car M. Godron, dans sa brochure sur les plantes de Montpellier, parle d’un A. Dillenü qu'il dit être annuel, ce qui ne peut s’appli- quer aux échantillons que je vous ai envoyés. »
3 avril 4857, J.-B. Vercor à C. Billot, in litt.
L'observation de M. Verlot s'applique également au n° 3560 bis, venant du Gard. En est-il de mème pour le n° 3560 er, venant du Cher, et qui paraît être une plante annuelle ?
2838 bis et ter, Sedum ochroleueum Chaix ap. Vill. Dauph., EF, p. 325 (1786) (non Vall., 1. c. IE, p. 680, cuyus planta ad S. altissimum spectat); S. rupestre Vül., L. c. III, p. 679 (non L. nec Chaix, L. c.); S. anopetalum DC., vapp. IE, p. 80 (1808), et FT. fr., N, p. 526 (1815).
On ne sait vraiment pas comment expliquer l'erreur de Villars, qui a interverti les noms de S. ochroleucum et rupestre de Chaix, car le texte de Chaix est on ne peut plus précis. Ainsi il dit dans son S. ochroleucum «petalis albidis erectis,» et dans la note il ajoute : « Petala albida, erecta, nunquam expansa.» L'erreur de Villars ne saurait donc détruire le droit de priorité de Chaix, et cette plante doit reprendre le nom de Sedum ochroleucum Chaix.
Ch. GRENIER.
Le Sedum ochr RAS du Col de Glaix rentre dans ce que je nomme S. Verloti, Les pétales sont semi-patula et non erecta ; les fleurs sont un peu jaunâtres et non blanches. Depuis que je consi- dère le S. anopetalum comme un type multiple, dont je cultive une dizaine au moins de formes très remarquables que j'ai fait dessiner sur le vif, la question de savoir s’il faut appeler ce type multiple ochroleucum où anopetalum me paraît perdre beaucoup de son im- portance.
Ce que Chaix appélait ochroleucum ventre plutôt dans ce doé: je nomme Verloti, qui est intermédiaire, sous quelques rapports, à S-
ao — anopetalum et à S. reflexzum, quoique plus près du type anopetalum. A. Jorpan, 20 janvier 1866.
3669. Lindernia pyxidaria L.
Plusieurs auteurs attribuent la création de ce nom à Allioni, en citant le titre d’un ouvrage (1) écrit à une époque où cet auteur n'employait pas encore la nomenclature binaire, créée cependant depuis dix ans. Le botaniste piémontais s’est borné à faire la des- cription et l’historique de la plante et à adopter, sur la proposition de Gagnebin , le nom générique Zindernia , substitué à celui de Pyxidaria, imposé d’abord, puis abandonné par Lindern.
C’est en 1771, dans le Mantissa altera (page 252) que le nom bi- naire de Zindernia pyxidaria est pour la première fois appliqué à notre plante. C’est donc à Linnée que la création doit en être attribuée.
Mais Linnée, qui l'avait d’abord (F7. suec., ed. 2, p. 40) rappro- chée du Montia fontana, la regarde, en dernier lieu, comme im- portée d'Amérique et lui donne comme synonymes les noms de Gratiola dubia (Sp., ed. 1), et de Capraria gratioloides (Syst. nat., ed. 40).
M. Bentham (Prodr., X, p. 418) n’admet pas ce rapprochement et sépare la plante d'Europe de celle d'Amérique, tout en insis- tant, à deux reprises, sur leur très grande ressemblance ( simil- lima).
La première, à laquelle il garde le nom de Zindernia pyxidaria AIL, (non Pursh), se distingue par quatre étamines fertiles et bilo- culaires et une corolle à peine plus longue que le calice.
L'espèce d'Amérique n’a que deux étamines fertiles et deux autres rudimentaires, avec une corolle presque double du calice. M. Bentham lui impose le nom d’//ysanfhes gratioloides avec les synonymes : Gratiola dubia L., Capraria gratioloides L., Linder-
(1) Caroli Atos irons sol descripliones cum duorum nov ral en “rum constitulione, pages 176 à 182 du tome III des Wiscellanea Taurinensia, 0 Mélanges de philosophie et de mathématiques de la Société royale de Tori pour les années 1762-4765. — Turin, 1766.
4 D. U % . . à ;
md nia pyxidaria Pursh (non AIl.), et Gratiola anagalloides Michx.
C'est d’après les idées de M. Bentham qu'a été rédigée l'étiquette qui accompagne la plante distribuée sous le n° 3669.
V. Bavoux.
3684. Agrostis rubra L.
Est-ce là la plante de Linnée? Nul ne le sait, car elle manque dans son herbier. Mais c’est bien celle que nomme et figure An- dersson, et que j’ai reçue de lui. C’est une belle trouvaille.
Duvai-Jouve.
2971 bis. Piptatherum paradoxum P. Beauv.
A l'analyse, je lui ai trouvé la glumelle supérieure lisse et luisante, et non pubescente, comme le disent les auteurs. M. Godron dit même ve/ue. Mes P. paradozum du, Gard et de l'Italie ont aussi les glumelles glabres et luisantes. Pourquoi donc les dit-on pubes- centes et velues ? Duvar-Jouve.
3699. Rieeina Bisehoffii Hübener, èn PBrandes, Geiger und
Liebig, Annal. d. pharmacie, VII, p. 68 (1833); Hübener, Æepa- ticol. Germ., p. 29 (1834) ; Lindenberg, Monogr. d. Riccieen (Nov. act. Acad. nat. Curios., XVIII, p. 462, n° 15, tab. 98, fig. 1), Bischoff, Bemerkungen über die Lebermoose (ibid., X VIT, 2, p. 1064, tab. TA, fig. À, optima et descriptio accuratissima) ; Nees ab Esen- beck, Hepat. Europ. IV, p. LXX, 390 et 409, n° 7; Wallroth, ên Linnœæa, XIV, 6, p. 689, n° 358 ; de Notaris, Prim. hepaticol. Jial., p. 68, n° 83; Lehmann, MVov. et minus cogn. shrp. Pugillus, VI, p.15 ; Montagne, Notice in Ann. sc. nat., 1837; de Lacroix, MVou- ‘ veaux faits, etc. (Mém. de l'Inst. des prov., Caen, 1857.) _ Cette rare espèce, abondante au lieu cité, est la forme à lobes ne ovales allongés figurée dans Bischoff. Seulement elle n’offre que cà et là quelques cils hyalins, principalement dans les sinus des lobes des frondes. Ses grandes proportions la distinguent bien des autres _ Riccies de nos contrées.
En décembre, elle était chargée, sur certaines plaques, d’anthé- ridies rougeâtres, spiculiformes , telles que les a représentées Bischoff, D’autres plaques étaient entièrement dépourvues d’an- théridies : je pense qu’elles étaient généralement formées de
ET, frondes femelles, car j'ai eu le bonheur de découvrir sur l’une d'elles un groupe de fruits, chose rare et qui parait n’avoir été vue jusqu'ici qu'en Allemagne. La nuit m’a empêché de pouvoir en retrouver d’autres.
43 février 1865. _ T. CHABOTSEAT.
3700. Sungermannia oppositifolia dé Lacroix, /Vou- veaux faits constatés relativement à l’histoire de la botanique et à la distribution géographique des plantes de la Vienne, Caen, 1857, p. 16. (£'ætrait des Mémoires de l'Institut des provinces.)
Voici ce que dit de sa plante M. abbé de Lacroix dans le mé- moive cité : «Cette espècé, nouvelle pour la science, se rapproche » un peu de J. crenulata Sm. Toutefois elle s’en distingue par une » teinte constamment d’un vert jaunâtre, qui ne tire jamais au » rouge; par ses frondes appliquées au sol et qui n’émettent point » de rejets à feuilles écartées et plus petites ; enfin par ses feuilles, » toujours opposées deux à deux et obliquement décurrentes , » tandis qu’elles sont alternes et ne peuvent embrasser la tige » dans la J. crenulata Sm. Je la suis depuis dix ans et n’ai » pu encore apercevoir ses organes de fructification. Elle vient » assez abondamment dans les localités qu’elle affectionne; mais » ces localités sont fort rares. »
Ayant trouvé abondamment la plante cette année, je puis ajouter quelque chose aux observations de M. l'abbé de Lacroix.
J'ai aperçu, en novembre, quelques anthéridies sphériques , pareilles à celles de J. coule telles que les a figurées M. Ra-
benhorst dans les figures dont il accompagne ses décades d’hé-
pätiques desséchées. J'espère donc trouver quelques fruits au printemps, surtout si la plante est monoïque. Mais, indépendam- ment de cela, je crois les deux espèces suffisamment distinctes. L'absence de rejets flagelliformes, les feuilles larges, étalées, leur couleur pâle, leurinsertion oppositive, tellement que les supérieures sont comme connées, donnent à J, oppositifolia une Pne particulière,
Elle sera décrite in extenso dans la Flore de la Vienne, que je prépare en ce moment, et fournira une nouvelle preuve des hautes
Pan PPS DRE ETES PACS
re études cryptogamiques de l’homme éminent qui vient d'être enlevé à la science et à ses amis.
13 février 1865. T, CHABOISSEAU.
OBSERVATIONS SUR QUELQUES PLANTES
DES PRÉCÉDENTES CENTURIES.
793 et 2794 (28° centurie) ; 2794 bis et 3296 (33° centurie). Jungermannin.
Ces numéros ont été l’objet d'erreurs que M. Billot avait l’in- tention de rectifier sur la demande de M.L.Mareill, qui nous.en à de nouveau entretenus le 10 août 1864. En conséquence , nous distribuons trois nouvelles étiquettes destinées à remplacer celles . du premier tirage.
Par suite, le n°2793, J. asplenioides, devient J.nemorosa Groë): le n° 2794, J. nemorosa (type), devientJ/.nemorosa (forma major) , et le n° 2794 is, J. nemorosa (forma major), devient J. albicans (forme stérile). En même temps, nous donnons à cette dernière plante le n° 3296 bis, puisqu'elle ne se relie plus au n° 2794, mais bien au n° 3296, qui en est la forme fertile.
3095 (31° centurie). Bupleurum carieinum Rchb., Ze. crit., IX, f. 4109 et 1410; Bupleurum ranunculoides B caricinum G. G., F1. fr., 1, p. 720; B. Telonense Grenier ined.
Ceci est la plante que nous avons décrite dans notre Flore de France sous le nom 2. ranunculoïdes B caricinum DC. C’est le 2. caricinum Bchb. Le. crit., IX, f. 4109 et 41110:; mais ce n'est pas le B. caricifolium Willd. Ce dernier répond à une autre très bonne espèce, que Villars avait antérieurement décrite sous le nom de Z. gramineum, et qui doit conserver ce dernier nom, ainsi que nous l'avons pratiqué dans notre Flore de France. Si donc on voulait ériger en espèce la plante de Toulon, il faudrait lui donner le nom de B. caricinum Rchb. ou de B. Telonense, si l'on craint que le nom de 2. caricinum ne soit une cause d'erreur, car Rchb. dans
si ses Je. fl. germ., vol. 21, page 21, et tab. 45, f. 3, donne son Z. caricinum comme une simple variété du 2. ranunculoides.
Je possède cette espèce, venant des Basses-Pyrénées, des Cé- vennes, du Vigan, de l'Ardèche, de la Sainte-Baume, de Toulon, de Tende, du mont Corni-di-Canzo, du Valais. GRENIER.
3318 (34° centurie). Clypeola mieroearpa Moris.
L’étiquette, qui a été rédigée et imprimée par les soins de M. Billot, porte : « Clypeola microcarpa Moris… Grenier, apud Loret, Her- bier, etc. » À cette occasion, M. Loret nous écrit, le 43 février 1865, que c’est lui, et non M. Grenier, qui le premier a rapporté la plante française au Clypeola microcarpa, et que cette détermination avait été communiquée aux botanistes de Montpellier longtemps avant la réception de la lettre de M. Grenier.
Nous croyons devoir mentionner la réclamation de M. Loret, bien que ses droits de priorité nous paraissent suffisamment cons- tatés par la note reproduite à la page 11 de ce recueil.
3379 (34° centurie). Alehemilla subserieea Reut.
M. Billot avait donné dans l'étiquette imprimée par lui une sy- nonymie qui se rapporte à une variété de l’Alchemilla vulgarss, tandis que notre plante se rapproche beaucoup plus de l'AZchemilla alpina. Nous distribuons en conséquence une étiquette destinée à remplacer celle qui accompagnait la plante. Les notes laissées par M. Billot indiquent d’ailleurs qu’il se proposait de faire cette rectification.
3471 (35° centurie). Pinus uneinata Ram.
Il est dit, p. 22 du Zillotia, que le Pinus des tourbières juras- siques est indiqué par les botanistes suisses (1) sous le nom de Pinus Pumilio Hænk. :
Or, dans ma Flore du Jura, publiée en 1853, ouvrage accueilli avec quelque faveur en Suisse et en Allemagne, notre Pin des tourbières est décrit, p. 662, sous le nom de P. uncinata !!, avec les earactères qui peuvent le distinguer du P. pumilio.— M. Christ,
(1) Les botanistes suisses n’ont nullement été en cause dans notre note, qui n'avait trait, pour nous, qu'aux botanistes du Jura français. (Note du Comité.)
Re ES de Bâle, et M. Heer, de Zurich ( Mém. de la Soc. d'hist. nat. helv.) le nomment P. montana Miller.
J'ouvre encore d’autres flores suisses. Hegetschweïler désigne le Pin des tourbières sous le nom de P. rotundata Link. (synonyme du P. uncinata Ram.) — M. Reuter (Cat., p. 196) le désigne, d’après moi, comme P. uncinata Ram.; de même M. Rapin (Guide du Bot., p- 561), et Gaudin, le patriarche des botanistes suisses, le désignent sous le nomsde P. sylvestris? B montana. Il n’y a donc aucun bo- taniste suisse qui désigne le pin des tourbières sous le nom de P. Pumilio!! Y est sous ce nom seulement dans De Candolle, NL OR suppl., p. 334.
Neuchatel, 27 août 1864. C.-H. Goper.
Tout en réservant d’ailleurs la question posée par nous au sujet du travail de M. Mathieu, nous pensons qu’il ne sera pas sans intérêt de publier Pextrait suivant de la Flore du Jura par M. Godet (volume If, p. 662 et 663).
« Pinus uncinata Ram., Reich. /con., XI, 1129, et P. obliqua » Saut.,ibid., 41128.— P. Mugho Poit. (non Scop.). — P. Mughus « » uliginosa Koch, Syn., p. 767. — P. uliginosa Wimm. — P, ro- » tundata Link.
» Il paraît hors de doute que le véritable P. Pumilio Hænke (P. » Mughus Scop.) n’existe pas dans le Jura, et que notre espèce est » en effet le P. uncinata Ram. (P. rotundata Link.). Le premier a » toujours le tronc couché, tortueux, très rameux dès la base » (Germ. Xrummholz, Knicholz), et occupe dans les Alpes et les » Carpathes une station de 4,000 à 7,500 pieds d’élévation. — Le » nôtre a le tronc dressé ou ascendant, très rameux, à rameaux al- » longés, très étalés ou décombants, dépassant à peine 8 à 10 pieds » dans nos tourbières, mais s’élevant quelquefois bien davantage » sur les pentes et les rochers. Il diffère du P. sylvestris par ses » feuilles vertes, ordinairement plus courtes, presque aiguës ou » acuminées (toujours obtuses dans le P. Pumilio), et par ses
» cônes d’abord dressés sur un court pédoncule, prenant ensuite, à » mesure que la maturité augmente, une direction oblique ou hort- » zontale (mais toujours recourbés vers la terre). L’ombilic des
BIILOTIA. 6
sell » écailles du cône est tantôt simplement saillant et relevé, mu- » tique (2. rotundata Link), tantôt prolongé plus ou moins en cro- » chet recourbé ( ?. _uncinata Ram.), et cela sur le même cône. » Mai-juin, 5.
» Très répandu dans nos tourbières sous une forme basse et » souvent rabougrie, mais se trouvant aussi sur les sommités, par » exemple au Hasenmatt, à Chasseral, au Suchet, sur la montagne
» d’Allemogne au-dessus de Thoiry, ete.»
3480 (35° centurie). Carex énde-cromnsis Rchb.
Vous faites remarquer, p. 22 du Billotia, que M. Billot a sans doute oublié qu'il avait déjà publié le Carex pseudo-arenaria, Rchb. sous le nom de €. igerica Gay. Permettez-moi de vous faire l'historique dudit Carex.
J'avais communiqué à la fin de 4860, à M. Billot, ce que nous regardions, mon père et moi, comme de nombreuses formes du C. arenaria, formes récoltées dans la forêt de Compiègne. Dans sa réponse, en date du 5 janvier 4864, il partageait ces différentes formes entre deux espèces : 4° €. Ohmülleriana Lang.; 2 C. pseudo- arenaria Rchb. Cyp., p. 6, tab. 208, f. 550, en ajoutant, à propos de ce dernier: « La figure de Reichenbach est d’une parfaite res- » semblance pour les fruits et pour tout : pas de doutel! Ces » plantes ont été comparées avec des échantillons de mon herbier » (provenant de MM. Lang et Grisebach)et vus par M. Duval-Jouve. » — Vous pouvez les donner comme tels. — Serait-il possible de » les avoir pour mes centuries ?..,»
Le 7 janvier, je lui répondais : « Le C. pseudo-arenaria Rchb. » serait donc une nouvelle acquisition pour la flore française, car » il y a une telle différence entre notre plante et le C. Lgerica Gay, » auquel MM. Grenier et Godron, et Germain et Cosson, rapportent » Comme synonyme le C. pseudo-arenaria Rchb., que je ne puis » m'empêcher de croire, si votre détermination est exacte, à une » erreur de la part de ces messieurs dans le rapprochement qu’il » en ont fait. »
J'oubliais de dire que dans sa lettre du 5 janvier 1864, M. Billot attribuait (avec un ?) au C. Agerica Yune des formes que je lui
O7 = avais adressées ; il séparait donc le C. pseudo-arenaria du C. k- erica.
En résumé, les deux Care de la forêt de Compiègne sont, n’APRËs MM. BizoT ET Duvai-Jouve, les Carex Ohmülleriana Lang, et C. Pseudo-arenaria Rchb. Le second de ces Carex n’est évidemment pas le C. ligerica Gay.
Faut-il pour cela réformer la synonymie du C. ligerica, donnée par MM. Grenier et Godron, et Cosson et Germain ? C’est ce que je n'ose affirmer, et vos relations avec M. Grenier et probablement avec M. Duval-Jouve vous permettront, je n’en doute pas, de trancher la difficulté.
Du resté, si, comme le dit M. Cosson, dans la note qui suit la description du Carex higerica J. Gay, F1. par., 2*éd., il n’y a lieu d’at- tribuer qu’une importance très secondaire aux nombreuses varia- tions que présente la situation relative des étamines et des utricules, et si l’on ne tient pas compte de la différence de facies que pré- sentent nos soi-disant €. Ohmäülleriana et C. pseudo-arenaria de Compiègne, ils ne devraient, comme je le pensais d’abord, être re- gardés que comme des formes ou au plus des variétés du C. arenaria.
Beauvais, 10 août 1864. L. MARCILLY.
J'ai lu les observations de M. L. Marcilly ; elles sont de la plus exacte vérité et reproduisent très fidèlement ce qui s’est passé pour l'examen du Carex de Compiègne.
Lorsque M. Billot eut recu le Carex de M. Marcilly, nous l’exami- nâmes, et à première vue nous le trouvâmes de tout point identique au Carexz pseudo-arenaria Rchb., soit en le comparant à la belle figure de Reichenbach (Deutschl. flora, tab. COVUI, fig. 550), soit en le comparant aux types allemands que M. Billot possédait de M. Lang et de M. Grisebach. Une étude plus attentive nous con- duisit toujours au même résultat. D’autre part, nous trouvâmes de légères différences entre la plante de M. Marcilly et ce que nous possédions l’un et l’autre de €. ligerica ; ce dernier avait des feuilles plus courtes, moins larges et les ailes des utricules moins saillantes. D'autre part enfin, M. Godron dit dans sa Flore, II, p. 392 : « €, ligerica :.….… utricules bordés depuis la base jusqu'au sommet
ms VB » d’une aïle peu large ;» et M. Boreau, 3° éd., p. 668, dit aussi : « Capsules entourées par une bordure membraneuse. » Or, la figure de Reichenbach représente une aile très large, partant, non de la base, mais du tiers inférieur, la base étant nue (comme le Carex de M.Mareilly !); de telle facon que, trouvant d’un côté identité parfaite, et de l’autre de notables différences, nous crûmes qu’il était plus prudent de donner la plante de M. Marcilly comme type de celle de Reïichenbach, en passant sous silence la synonymie de M. Gay, dont nous n’étions pas sûrs. Veuillez remarquer que M. Billot ni
moi n'avons contesté les ressemblances, ni prétendu qu'il y eût là -
deux espèces différentes ; seulement nous avons vu, et je vois encore deux formes, la forme allemande et la forme ligérine, et c’est à la première forme que se rapporte la plante de M. Marcilly. Mais ces légères différences établissent-elles deux espèces? Non certes, pour moi ! Seulement il nous a paru plus exact de rapporter la plante de M. Marcilly au type qu’elle représente, sans nous pré- occuper de la question spécifique. C’est encore aujourd’hui mon opinion.
Pour moi, il n’y a qu’une espèce : 4° Forma robustior, utriculis latius alatis = C. pseudo-arenaria Rchb.; ® Forma debilior sæpè sterilis, utriculis angustè alatis = C. ligerica Gay. |
Strasbourg, le 29 septembre 1864. Duvar-Jouve.
OBSERVATIONS
SUR LE CRATÆGUS AZAROLUS ET QUELQUES ESPÈCES VOISINES.
Sous les noms de Mespilus Aronia et Azarolus, les anciens bota- nistes n'avaient en vue qu’une seule plante, l’Azerolier à fruits comestibles, du volume de celui du Sorbier domestique, auquel ils ont presque tous eu soin de le comparer. Pour se convaincre de ce fait, il suffit de jeter les yeux sur la description et la figure de Mathiole (Comm., p.209), de Dodoneus (Pempt., 789), de J. Bauhin (Hist., I, p. 67), etc.
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Linnée lui-même, en 1753, dans son Species, n’admet qu'une seule espèce, dont le type est son €. Azarolus, et dont la var. Aronia n’est caractérisée que par des feuilles hérissées en dessous (/o/io subtus hirsuto). Puis en 1813 Willdenow, dans le supplément à son Enumération , élève cette variété au rang d'espèce, sans en expliquer les motifs.
En 1895, dans le Prodrome, de Candolle maintient la séparation des deux espèces, et il les accompagne de diagnoses dont il est impossible de saisir la différence Il est vrai qu'il termine ce qui a trait au C. Aronia par ces mots : fructus dicitur flavus. An prioris varietas ? (v.s. sine fl.)
Essayons d'arriver à des idées plus précises sur ces plantes. D'abord constatons que pour Linnée ces deux formes sont à gros fruit, c’est-à-dire à fruit égalant celui du Sorbus domestica, auquel il le compare, et qu'il ne différencie son type et sa variété que par les feuilles, qui sont hérissées dans l’Aronia (folio subtus hirsuto) si à ce caractère nous ajoutons l’épithète ortentalis, qu’il donne à sa var. B, nous serons, je crois, en droit de conclure que Linnée avait en vue la plante à laquelle Poiret a donné, en 1797-1798, le nom de Mespilus tanacetifolia (Dict. encycl., IV, p. 440). Donc, lorsque Willdenow a élevé au rang d’espèce cette var. 8 de Linnée, il a créé un nom spécifique pour une plante qui en était déjà pourvue. Mais en 1797, Pallas, dans son Catalogue des plantes de Taurie, avait imposé à cette mème plante le nom de Cratægus orientalis, qui doit lui être conservé, puisque étant au moins aussi ancien que celui de Poiret, il a sur celui de ce dernier l'avantage d'avoir placé l'espèce dans le genre où elle est actuellement conservée. La synonymie de cette plante s’établirait donc ainsi qu'il suit :
_ Cratægus orientalis Pall. /nd. taur., 1797 (non pl ‘ M. B., FL taur., I, p. 387; €. tanacétifolia Pers., nch. 1, p. 38 Di: Prat: I, p. 629; C. Azarolus B Aronia Lin., E, p. 683: Mespilus tanacetifolia Poir., Dict., IV, p. 440 (1797-1798); M. Aro- nia Willd., Enum. suppl, 35.
J'exclus de cette synonymie le €. orientalis Bose, qui, d'après la description citée de Poiret et sa station, rentre en synonyme dans
0
le C. melanocarpa M. B., ainsi que Ledebour l’a pratiqué dans son Flora rossica. Cest du reste une espèce à petit fruit, dont le volume ne dépasse guère celui du €. oxyacantha.
Quant au C. Aronia Bosc (ap. DC., Prod., IH, D. 629), qui est à gros fruit, sa diagnose est si vague que l’on peut à volonté le rattacher à l’une ou à l’autre des espèces voisines. Toutefois, si nous remar- quons que de Candolle ne compare lAronia qu’à l'Azarolus, en ajoutant : an prioris varietas? et qu’il n’assigne, pour différencier les deux espèces, que la couleur du fruit, qui est écarlate dans l'Azarolus et jaune dans l’Aronia, nous serons conduits à réunir les deux plantes, car tout le monde sait que la variété à fruit jaune, aussi commune que l’écarlate, ne constitue pas plus une espèce que la groseille blanche n’en constitue une à côté de la groseille rouge.
h6s espece. que nous. venons d'examiner sont toutes à gros fruit
autre espèce langue- docienne à fruit à Dane plus. . que celui du €. oxyacantha. Cette espèce a les feuilles et les fleurs presque semblables à celles du €. Azarolus, mais ses exigus fruits rouges sont quatre fois plus petits, l’arbuste est moins élevé, le bois est plus dur et les ra- meaux beaucoup plus épineux. Enfin, pendant que le fruit du €. orientalis renferme ordinairement cirg pyrènes, celui du €. Aza- rolus, deux et rarement trois pyrènes, ce qui lui a fait donner à Mont- pellier le nom de Pommette de doux closes, le fruit de notre plante ne renferme qu’une ef rar. deux pyrènes.
Cette plante a jusqu'ici été confondue, dans les Flores de France, avec le €. Azarolus, et c’est à l’extrème obligeance de M. le colonel Blanc, de Béziers, que je dois le plaisir d’avoir pu étudier vivantes ces espèces, et d'en donner aujourd’hui des diagnoses plus précises.
C. Azarolus Lin. Sp., ed. 4, p. 477, et ed. 2, p. 683 (exel. var. 8); DC., Prod., WI, p. 629; C. Aronia Bosc, ap. DC., Prod., IL,
p. 629; Mespilus Azarolus Willd., Enum., 1, p. 525 ; Spach, Vég. ns IL, p. 69; M. Aronia veterum, J.B. Hist., I, p. 67, cum ic. ; M. Aronia Dod., Pempt., 789; M. prima dia Ke Frs Comm. 209, 1e. bon., Il; M. apüfolio laciniato, C, B., Pin.,
Arbuste un le tronc atteint deux mètres de ur et 2-3
sf = décimètres de diamètre, à bois dur, à écorce très brune, à branches étalées ascendantes, à rameaux anciens glabres, non épineux, et à rameaux de l’année velus-tomenteux. Feuilles obovales dans leur pourtour, en coin et un peu arrondies à la base, qui se termine en un pétiole velu-tomenteux égalant environ le cinquième du limbe; limbe mesurant 3-7 centim. de long sur 4-5 de large, trilobé au sommet, à lobes latéraux ord. entiers, et à lobe moyen tridenté ou trilobé, à dents ou lobes tous aigus; face sup. pubescente à poils appliqués, face inf. très pubescente et nullement gauffrée ; bords ciliolés. Fleurs en corymbes rameux, multiflores, à ramifications velues-tomenteuses, ainsi que les'calices ; bractées inf. foliacées et persistantes, les sup. très petites et caduques. Calice à sépales courts, triangulaires, réfléchis. Pétales concaves, suborbiculaires. Styles deux-trois. Fruit ovoïde subglobuleux, d’environ deux centim. de diamètre (de mème dimension que celui du Sorbus domestica), rouge, orangé, ou jaunâtre (C. Aronia Bosc), pulpeux, agréablement comestible, renfermant ord. deux et plus rar. érois pyrènes. FI. mai ; fr. sept. — Cette espèce se distingue au premier coup d'œil de la suivante, par ses feuilles bien plus larges, plus velues surtout en dessous, plus épaisses, moins profondément découpées et moins atténuées à la base ; par ses fruits 4-5 fois plus gros, et d’un goût acidule bien plus agréable.
Hab. Garigues des environs de Montpellier, Béziers , Balaruc, etc. (Colonel Blanc), la Bresse près Valleron, dans le département de Vaucluse (Col. Blanc) , et probablement toutes les garigues du Midi
C. Ruscinonensis Gren. et Blanc; €. Azarolus auct. Gall. part. — Arbuste dont le tronc atteint 2 mètres de hauteur et en- viron 2 décim. de diamètre, à bois très dur, à écorce très brune, à branches étalées-ascendantes, à rameaux anciens glabres , épineux, et à rameaux de l’année velus. Feuilles oblongues dans leur pourtour, allongées et étroitement en coin à la base, qui se termine par un pétiole pubescent égalant environ le 5° du limbe ; limbe mesurant 3-4 centim., tri-quinque-lobé et plus rar. sim- plement tridenté au sommet, à lobes latéraux ord. entiers et à
- — 7 —
lobe central tridenté ou trilobulé, à dents ou à lobes aigus; face sup. pubescente, à poils appliqués et peu distincts; face inf. glabre et comme gauffrée (à la loupe) par des nervilles enfoncées dans le parenchyme. Fleurs en corymbes rameux, multiflores, à rami- fications velues, ainsi que le calice; bractées inf. foliacées et per- sistantes, les sup. très petites et caduques, calice à sépales courts, triangulaires et réfléchis. Pétales concaves, suborbiculaires. Styles un, plus rar. deux. Fruit ovoide-subglobuleux, d’environ un cen- tim. de diamètre (à peine double de celui du €. oxyacantha), rouge, pulpeux, subcomestible et fade, contenant un, plus rar. deux pyrè- nes. FL. mai; fr. sept, — L’aspect-de cette plante est celui du C. oæyacantha, surtout pour la forme des feuilles.
Hab. Les garigues de la région méditerranéenne ; assez commun aux environs de Montpellier, Cette, Béziers, Nimes, etc.
Obs. Il est possible que l’espèce que je viens de décrire ne diffère pas de arbuste unique, d’origine inconnue, signalé par Lamarck dans la forêt de Saint-Léger près Paris, et décrit par Poiret(Dicr., LV, p. 439), sous le nom de M. élegans. Si cette identité venait à être démontrée, notre plante devrait prendre le nom de C. elegans.
° CH. GRENIER.
; NOTES SUR DES PLANTES NOUVELLES OU PEU CONNUES DE LA SAVOIE, PAR A. SONGEON ET E. PERRIER. Ne 9, — 1866 (1). Ranuneulus lutalentus Nobis. Depuis que nous avons décrit cette plante, nous l'avons retrouvée
dans diverses localités. Dans les eaux coulant lentement aux Gal- Hands et au Praz près Chamonix (Haute-Savoie) ; dans une mare sur
: (4) Voir pour le no 1, Annotations, page 181.
Ve la rive gauche du lac de Tignes; dans un étang au midi du petit lac du Mont Genis (Savoie); dans le lac Noir et dans l’un des lacs de Grun près de Zermatt (Valais).
Il résulte de ces observations que cette plante, exclusivement alpine, habite à une altitude de 1,000 à 2,500 mètres.
Le caractère essentiel de cette espèce, qui consiste dans la lon- gueur et la direction des styles, échappe facilement si on l’observe sur la plante sèche ou sur des fleurs trop avancées. Pour bien voir ce caractère, on prendra des fleurs vierges vivantes, ou ramollies à l’eau bouillante si l’on observe sur la plante sèche. Dans cet état on reconnaitra facilement que le style est long, inséré vers le milieu du bord supérieur de l'ovaire, brusquement réfléchi et presque ap- pliqué sur le dos de celui-ci dès l'extrémité de son bord supérieur, puis un peu redressé au sommet. Cette conformation du style est parti- culière à notre plante et la sépare au premier coup d’œil de tous es Batrachium connus.
_ Cerastium peduneulatum Gaud.
C'est à tort qu’un grand nombre d’auteurs regardent le €. pe- dunculatum Gaud. comme une simple variété du €. Zatifolium L. Ces deux plantes, observées sur le vif, différent si radicalement dans toutes leurs parties, que si l’on voulait les confondre, il fau- drait, pour être conséquent, réunir en un seul type la plupart des espèces de ce genre. Il est facile de s’en convaincre en mettant en regard les descriptions de ces deux plantes.
€. latifolium,
Souche épaisse, un peu dure, mu- nie rs re très Ir ré formant des touffes dense
Feuilles ovales-elliptique
Pédoncules dressts SéN Eu nt l'an- thèse, ensuite. penchés et enfin dressés à la maturité.
Sépales oblongs, élalés-dressés. Pétales étalés- dres ssés, pre pe findément obcordibifides, n à la base, double plus longs . ras sé- ser to millimètres).
€. peduneulatum,.
Souche très grêle divisée en stolons pop et rœmin par des ti formant jamais de
îles A
Feuilles elitiques-allongées
Fédo ssés pendant l'an- thèse, ensuite r séchis et enfin dres- sés à la maturité
oblougs, dressés. Pétales pr dans leurs 2/3 infé-
rs et ét: dans le 1/3 ss apr étroits li ques, ancrés au som: vet, en coin à la base, 4/3 plus longs
qué les Rs tt (8 millimètres).
Ÿ
Graine pe (1 millimètre de dia- mètre), bru eurs Reis blanch Plan ante d’un vert ie … glauces-
cen nés pierreux et secs des Col des Fours, Le le bourg Saint-
aurice ; glacier de res ge les au
à Rocheur près Termignon ; la Vanoise (Savoie) ; entre Nauborant et le col de
petite ct Je pu millimètre de
tre), d'un he eurs petites, av Plantes d’un vert gai.
Graviers humides près des glaciers.
Entre le col de l’Enclave et celui des Fons, près le bourg Saint-Mau- rice; col du Palet entre Tignes et osey ; glacier de Four près Laval-de- Tignes (Savoie); Schwartzee près Zer- matt (Valais).
e ur nêtre près les LT. amines ; s
nd-Quart Hie-Sav ie) ; Schwartze otre Zermatt (Valais) ; Allée Blanche Italie),
Medieagoe Verloti Nobis.
M. caulibus ramosis prostratis ; foliis cuneato-obovatis denticu- latis mucronatis ; stipulis semi-ovatis acuminatis infernè in lobos lineari-lanceolatos dissectis ; pedunculis 4-6 floris folia subæquantibus
fructiferis subpatulo-deflexis ; calicis dentibus glanduliferis lineari-
subulatis tubo duplô longioribus alas superantibus ; leguminibus sub- globosis glanduloso-pubescentibus cyclis 5-6 suturu exteriore obtusis spinosis, spinis apice uncinahis suturæ diametrum transver subæquantibus ; seminibus oblongis haud arcuatis. Planta tota pu- bescente in parte superiore glandulosa.
Tiges rameuses étalées ; folioles obové-cunéiformes denticulées, très nerveuses en dessous (sur le sec); stipules semi-ovales acu- minées, divisées inférieurement en lobes linéaires-lancéolés; pé- doncules pubescents-glanduleux à 4-6 fleurs égalant presque la feuille, subétalés-arqués à la maturité ; calice à tube campanulé pu- bescent à dents linéaires-subulées plus longues que le tube et dé- passant les ailes, munies ainsi que la partie supérieure du tube de poils articulés-glanduleux très nombreux et de quelques poils simples; étendard ovale, carène égalant les 2/3 de l’étendard, un peu plus longue que les ailes; gousse subglobuleuse, assez grosse, pubescente, tournant à droite, à cinq, rarement six jours peu serrés, à bord extérieur épais, armé d’épines dressées-flexueuses, crochues au sommet, égalant presque le diamètre transversal de la suture ;
je
En graines oblongues non arquées. Plante toute pubescente, lé- gèrement grisâtre, glanduleuse dans le haut. Racine annuelle ou bisannuelle.
Nous avons découvert cette plante avec MM. Gaudefroy et B. Verlot, dans les champs, le long du chemin de Baune, en allant de Saint-Michel au Pas du Roc (Savoie).
Cette espèce est comprise dans les nombreuses formes du Y. Gerardi Willd., dont plusieurs ont déjà été décrites par M. Jordan. Elle diffère des M. Morisiana Jord., M. cinerascens Jord., M. Ger- mana Jord. et M. depressa Jord. par ses pédoncules à 4-6 fleurs et non sub-biflores au commencement de la floraison. Ce caractère la rapproche du M. Timeroyi Jord., qui s’en éloigne par les dents du calice velues mais non glanduleuses, lancéolées, plus courtes et n’égalant pas les ailes, par ses folioles plus évidemment tronquées émarginées au sommet, et par sa pubescence beaucoup plus rare, qui laisse voir très nettement le vert de la plante, tandis qu’elle com- munique un aspect un peu grisâtre à l’espèce que nous Most
Oxytropis Parvopassuæ Parlatore.
M. Parlatore (1) a décrit sous ce nom un Oxytropis ut par lui sur le mont Cramont près Courmayeur et au col de la Seigne. Dès l’année 1848, nous avions, à diverses reprises, herborisé dans ces parages sans y avoir jamais rencontré aucune forme d’Oxy- tropis qui pût nous paraître mériter les honneurs de la nouveauté. Frappés de ce fait et en examinant plus attentivement la descrip- tion de l’auteur, nous ne tardâmes pas à nous apercevoir qu’elle s’appliquait assez exactement à l'O. cyanea M. Bieb., commun au col de la Seigne, sur les sommités qui rattachent ce col au Cra- mont, ainsi que dans l’Allée Blanche qui s’étend à leurs pieds. La seule expression leguminibus pendulis dont se sert M. Parlatore, tendrait à jeter un peu de doute sur cette application de sa des- cription, l’Oxytropis cyanea ayant les légumes dressés. On peut cependant expliquer cette contradiction apparente.
Si l’on examine un pied d’0. cyanea fixé au sol, les pédoncules
(4) Viaggio alla catena del Monte Bianco, p. 13 (1850).
SR fructifères sont tombants et complétement étalés sur la terre. Dans cette position, les fruits, se trouvant supportés par le sol, paraissent plutôt porrigés ou dressés sur le pédoncule. Si au contraire ce pied arraché est tenu à la main de manière à mettre le pédoncule dans la position verticale, la grappe en haut, la faiblesse du pédicelle permet à la gousse de retomber, et alors l'expression leguminibus pendulis devient rigoureusement exacte. Ceci admis, il est facile de s'assurer que la description convient en tout point à l'O. cyanea Bieb., dont en conséquence l'O. Parvopassuæ ne serait qu’un syno- nyme. Cette manière de voir deviendra presqu'une certitude si Von fait attention : 1° que dans la liste des plantes récoltées par lui au Cramont et au col de la Seigne, Parlatore ne fait nullement mention de l'O. cyanea, bien que cette plante soit assez commune daus cette partie des Alpes ; 2° qu’il compare sa plante avec divers autres Oxytropis plus ou moins voisins, tandis qu’il ne dit pas un -mot de ses rapports avec l’O. cyanea, lequel, en admettant l’exis- tence de l'O. Parvopassuæ, devrait en être l'espèce la plus voisine.
Plusieurs auteurs prétendent, il est vrai, que la plante des Alpes a été rapportée à tort à l'O. cyanea d'Orient décrit par Marschall de Bieberstein, Gaudin (1) dit à ce propos : Zn stirpe Vallesiacà, legu- mina plerumque erecta et nonnisi raro patula observantur ; quâ not tantillum ab oriental recedit. N'ayant pas à notre disposition d'échantillon authentique de l'espèce de Bieberstein, nous n’en- trerons pas dans cette discussion; mais nous ferons seulement observer que, si la distinction de ces deux plantes est basée unique- ment sur la position penchée ou dressée des légumes, elle pourrait bien n’être que la conséquence d’un défaut de précision dans les descriptions. Dans tous les cas, si la plante d'Orient diffère de celle de nos Alpes, ce n’est pas le nom de Parlatore qui doit être adopté pour cette dernière, puisqu’elle a déjà reçu antérieurement celui de 0. Gaudini Bunge. M. Gay a également décrit dans Ber- toloni un ©. se qui d’après Nyman (2) ps encore à la mème forme.
no) Flora helvetiea, IV, p. so
(2) — floræ europeæ, p
= fe
Sedum montanum Nob.
En parcourant dans les Flores les descriptions des différentes espèces du genre Sedum, sect. Seda genuina, il est facile de re- marquer combien sont légères les différences qui distinguent les unes des autres bon nombre de ces espèces. Déjà M. Grenier (Ann. Soc. bot., vol. X, p. 253, et F1. jurass., p. 275), dans un travail sur ce genre, a montré, en procédant expérimentalement, un des ca- ractères invoqués pour élever quelques-unes de ces formes au rang spécifique, se modifiant sous la seule influence d’un change- ment de station, et a rattaché avec juste raison, comme simples variétés aux types dont elles dérivent, les plantes pourvues de cette seule note différentielle. S'il est vrai que parfois certaines manières d’être de l'espèce ont été prises pour des espèces vraies, il est aussi fort probable que des types bien accusés ont été mé- connus ou inapercus, et seulement dans la région des Alpes on observe un Sedum fort commun, parfaitement distinct de ses con- génères p«r des caractères bien saisissables, assez profondément empreints pour résister à ses diverses conditions d'existence. La . plante dont nous voulons parler oceupe, dans la zone qu’elle habite, un grand nombre de stations variées, où elle présente une série de modifications semblables à celles qu'éprouvent d’autres Sedum, le S. reflezum par exemple, sous des influences analogues. Son feuillage est glauque sur les rochers arides, vert à l’ombre des taillis, ses cymes sont compactes sur les sommités, à fleurs plus écartées dans les terrains fertiles et moins élevés, etc., toutes va- riations qui n’altèrent en rien les caractères par lesquels elle tranche sur les espèces voisines. Soumise à la culture pendant plusieurs années, nous avons pu suivre toutes les phases de son développe- ment et nous assurer ainsi de la valeur de ses différences, comme de ses véritables affinités.
En voici la description :
Corymbes tout couverts de petits poils glanduleux, dressés ou légèrement inclinés avant l’anthèse, à cymes munies de bractées,
ées, nullement recourbées ; fleurs brièvement pédicellées ; divisions du calice déprunées au milieu, allongées, lancéolées,
PER, atténuées, très aiguës, égalant au moins les deux tiers de la lon- gueur des carpelles ; pétales linéaires oblongs, étalés, d’un beau jaune d’or ; filets des étamines parfaitement glabres ; carpelles li- néaires subulés, très lisses; feuilles d’un beau vert ou d’un glauque intense avec tous les intermédiaires entre ces deux états, cylin- driques, menues, linéaires, aiguës, mucronées, éperonnées à la base et radicantes, puis redressées, de 20 à 30 centimètres, grêles et fermes. Souche assez épaisse, allongée, rameuse, émettant un grand nombre de rejets et de tiges florifères.
Les pétales jaunes et étalés de cette espèce lui donnent l'aspect du S. reflezum L. En dépit de cette apparence, ce dernier, y com- pris toutes ses formes, S. albescens Haw., S. rupestre L., en est très éloigné par tous ses autres caractères, Il a, en effet, les corymbes glabres, réfléchis avant la floraison, à cymes scorpioïdes, les divisions du calice ovales lancéolées un peu obtuses, égalant la moitié de la longueur des carpelles, les étamines hérissées à la base, les carpelles linéaires oblongs couverts de papilles transpa- rentes. Mais à cause de son inflorescence, de ses calices, de ses carpelles, qui sont presque identiques dans les deux, c’est avec le S. ochroleucum Chaïix (S. anopetalum DC.) que notre plante pré- sente les plus étroites relations. Elle en diffère toutefois spécifique- ment, selon nous, par ses pétales d’un beau jaune, étalés, et aussi par ses feuilles grèles, cylindriques, écartées, et non fortement imbriquées et dressées sur les rejets.
Le Sedum montanum abonde sur les montagnes des environs de Chambéry et d’Albertville ; à Magériaz, à Nivolet, à Otheran, à la montagne de l'Etoile, dans le défilé entre les Charmettes et Mon- tagnole, etc. ; nul doute qu’on ne le retrouve sur une foule d’autres points analogues. Il habite les débris de rochers, les taillis ro- Cailleux, dans une zone comprise entre 500 et 4,500 mètres d'altitude, et semble représenter au milieu de la région subalpine le Sedum anopetalum des coteaux du Midi.
Agrostis rubra L.
L’A. rubra L. n’avait été signalé jusqu’à ce jour que dans les contrées boréales, la Laponie, la Scandinavie, etc.; il vient
Be en d’être rencontré sur plusieurs points des Alpes de la Savoie. Nous avons hésité longtemps à rapporter cette espèce à la plante de Linnée. Cet auteur, en effet, décrit ainsi son À. rubra: Agrostis paniculæ parte florente patentissima petalo exteriore glabro terminato arista tortili recurva. (Sp., 92 ; F1. suec., 64.) Notre plante, au con- traire, offre une panicule peu étalée au moment de l’anthèse, et une arête non terminale, mais insérée au tiers inférieur de la glu- melle. À la vue de ces différences, nous l’avions regardée comme nouvelle. Ne voulant pas nous en tenir à notre manière de voir et privés de types authentiques de l’A. rubra L., nous en adressâämes quelques échantillons à M. le capitaine Pâris, qui voulut bien les soumettre à l’appréciation de M. Duval-Jouve. En nous faisant part de l’avis de ce savant agrostographe, M. Päris nous transmettait un exemplaire de l’A. rubra de Laponie. L'examen de ce type, joint à üne autorité aussi compétente que celle de M. Duval-Jouve, ne nous permettait plus de douter de l'identité des deux plantes. M. Duval-Jouve reconnait avec nous que la diagnose de Linnée, en attribuant à l’espèce une arête terminale, est faite pour la rendre méconnaissable ; mais il ajoute que Wahlenberg et après lui An- derson, auteurs d’une longue et belle étude de VA. rubra L., en donnent une description répondant admirablement à la plante de Savoie. Seulement Anderson lui attribue une panicule plus diva- riquée, différence de très peu de valeur d’après M. Duval-Jouve, puisque les A. alba et vulgaris présentent indifféremment des pa- nicules étalées ou contractées.
L’A. rubra L, ne se trouvant pas décrit dans les Flores de France, nous croyons utile d'en donner une description. Peut-être, lorsqu'il sera mieux connu, pourra-t-on le retrouver dans d’autres localités alpines.
Agrostis rubra L. (excl. descript.) — Wahlenb. Zapp., p. 28, n° 39; — Anders., Gram. Scand., p.94.
Panicule étroite à rameaux dressés étalés pendant l’anthèse, contractés après ; pédicelles et rameaux de la panicule hispidules vers le sommet ; glumes presque égales, lancéolées, aiguës, rudes sur la carène et sur les bords, glabres ; glumelle supérieure nulle,
ag
l'inférieure un peu plus courte que la glame supérieure, nerviée, oblongue lancéolée, tronquée au sommet et terminée par trois dents sétiformes, munie à sa base de faisceaux de poils souvent assez apparents et vers son tiers inférieur d’une arête genouillée qui la dépasse de toute sa longueur. Feuilles étroites, planes ou pliées, mais jamais exactement enroulées-sétacées; ligule oblongue, la- cérée au sommet; chaumes hauts de 13 à 23 centimètres. Souche assez épaisse, cespiteuse, rarement munie de courts stolons.
Par l’avortement de la glumelle supérieure, cette plante appar- tient aux Zrichodium Michaux, en s’éloignant cependant de toutes les espèces de cette section. Elle diffère de l'A. canina L. par sa souche plus cespiteuse, rarement brièvement stolonifère, par sa taille moins élevée, son port plus raide, sa panicule moins dense et plus contractée, à rameaux et pédicelles hispidules au sommet et non hispides sur toute leur longueur, par ses épillets plus grands, enfin par ses feuilles planes ou simplement pliées. Elle se distingue de VA. rupestris AIL. par les rameaux de la panicule et les pédi- celles hispidules et non très lisses, par ses épillets plus grands, sa taille plus élevée, etc. L’A. neue Seop. et l'A. Schleichert Jord. et Verl. s’en montrent distincts par insertion de l'arète dorsale vers la base de leurs glumelles inférieures et non au tiers inférieur, par les rameaux de leurs panicules et leurs pé- dicelles complétement scabres, etc.
C’est le 6 août 1856 que nous avons trouvé pour la première fois cette espèce au mont Mirantin près d’Albertville, sur le terrain talqueux, à une altitude d’environ 2,000 mètres. Nous l’avons re- cueillie depuis, le 3 août 1838, entre la Grand-Pariraz et la Gitaz près Beaufort, arrondissement d’Albertville, dans des rocailles sèches, à une hauteur approximative de 2,600 mètres: elle y est dissé- minée sur une surface de 8 à 10 mètres carrés. Plus tard nous en avons rencontré une troisième localité plus abondante sur la pente méridionale de la chaîne qui s'étend du col du Four au col de l’Enclave, non loin du col de la Seigne, arrondissement de Moü- tiers, à une altitude encore plus grande et toujours sur le même terrain. Enfin, le 31 août 1863, en parcourant les crêtes rocheuses
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nr. Less qui s'étendent entre le col de la Fenêtre èt le col de Joly, commune d'Hauteluce, arrondissement d’Albertville, nous fümes assez heu- reux pour la récolter en quantité considérable. Sur plusieurs points de cette chaîne, également talqueuse, elle forme à elle seule de petits pâturages. Il résulte des observations faites par nous, jusqu’à ce jour, que l'aire de dispersion de cette plante en Savoie occupe les points culminants du terrain talqueux depuis le mont Mirantin jusqu'aux abords du Mont-Blanc, sur une longueur de plus de 20 kilomètres et une largeur maximum qe 7 à 8, et entre 2 et 3, 000 mètres d'altitude.
ODONTITES TRIBOUTIT ET O0. DUKERLEYI GREN. ET PAILL.
Parmi les nombreuses plantes que MM. A. Tribout et E. Du- kerley nous ont envoyées des environs de Bône pour être publiées dans notre £'rsiccata, il en est plusieurs qui sont nouvelles pour la flore d'Algérie : telles sont : le Saccharum œgyptiacum Willd. et les deux Odontites que nous citons ici, et que nous avons dédiés à ces infatigables collecteurs.
M. Grenier a étudié ces plantes avec Soin; les mare différentielles propres à les faire reconnaître :
3673. Gdontites (Euphrasia) Triboutii Gren. et Paill.
Il diffère de l'O. lütea : par sa corolle Led par sès PRES incluses et plus brièvement acuminées. *
‘Il diffère des 0. Rolhiana et O. rubra : par ses feuilles Sué étroi- tes, sa corolle glabre et Jaune et non violacée pubescente. -
Il diffère de l'O: Corsica: par sa tige non rameuse divariquée, par sa corolle pri De ee or né le Ent je et non blanche:
Il diffère de l'O. Jaubertiana : par ses feuilles plis ra bus corollé glabre, ses anthèrés moins acuminées. |
1 diffère de l'O. purpurea : par sa corolle jaune et non pour- prée.
BixLOTIA. 7
Se, pen
Il diffère de l'O, viscosa: par ses calices non glanduleux, ses feuilles plus étroites et plus épaisses.
Il diffère de l'O. ne Lu sa racine annuelle et non vivace.
3674. Gdondit Dukerleyi Gren. et Paill.
Sa corolle glabre le distingue des. 0. bas rubra, Corsica, Jaubertiana.
Il diffère de l'O. Granatensis : par sa tige et ses feuilles glabres- centes et non poilues visqueuses.
Il diffère de l'O. purpurea : par ses calices Aispides glanduleux.
Il diffère de l'O. viscosa : par ses fleurs pourprées et non jaunes, et presque du double plus ra ses feuilles plus minces et plus étroites. Ch. GRENIER et J. PAILLOT.
NOTICE SUR LA GÉOGRAPHIE BOTANIQUE DES ENVIRONS DE SAINT-DIÉ (Voscs),
PAR M. L'ABBÉ BOULAY,
Dans un article inséré au Bulletin de la Société botanique de France (t. I”, p. 218.et suiv.), M. Planchon rappelait d’abord les deux théories mécanique et chimique qui prétendent expliquer la corrélation de certaines plantes avec le sol; il ajoutait : « Jusqu'à ce jour, c’est entre les terrains à base calcaire et ceux à base sili- ceuse (granits, gneiss, micaschistes, schistes talqueux) qu’on a surtout reconnu des différences notables quant à la végétation. L'alumine, à l’état d'argile, est bien entrée en ligne de compte, mais sans que nous puissions bien reconnaître si l'influence de cet agent est surtout chimique ou mécanique. »
Le savant professeur de Montpellier se trouvait ainsi ST ment conduit à poser cette question : « Quel est le rôle du qua- trième élément terreux, de la magnésie? Là-dessus, répondait-il,
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RS ie nous ne trouvons aucun renseignement positif. » Et plus loin : « Quant à l'action de la magnésie sur la végétation spontanée, je ne l'ai vue signalée dans aucun ouvrage de botanique. »
Cette lacune signalée par M. Planchon et que, lui-même, il cherchait à combler, en 1854, pour les départements du Gard et de l'Hérault, ne pouvait échapper à la perspicacité des savants botanistes qui se. sont occupés de la distribution des espèces végé- tales dans nos contrées.
Dès 1845, et même longtemps auparavant, le père de la bota- nique dans les Vosges; l'excellent docteur Mougeot, avait déjà laissé entrevoir l'importance de cette question. Dans ses Considérations générales sur la végétation spontanée de notre département, il si- gnalait « dans les lieux secs des vallées où existe la chaux magné- sifère du grès rouge et celle du terrain de transition, l’Hélianthème, la Clématite, l'Alliaire, le Lychnits, ete.; et dans les lieux humides, les Pas-d'âne. » La présence de ces plantes lui révélait «Pinfluence de l’élément calcaire et argileux. » (V. Ann. de la Soc. d’émul. d'E- pinal, t. If, p. 275 et suiv. — Statist. vosg., 1"° partie, p. 186.)
Après avoir cité ces observations du D° Mougeot, M. Godron donne, à son tour, dans son Æssai sur la Géographie botanique de la Lorraine, une liste de plantes calcicoles qui se retrouvent sur la chaux magnésifère du grès rouge et sur celle du terrain de transi- tion. Ce sont, d’après le savant auteur, les espèces suivantes :
Clematis Vitalba L., Anemone Hepatica L., Helleborus fœtidus L , Arabis brassicæformis Wallr., A. sagittata DC., Dentaria pinnata Lam., Sisymbrium Alliaria Scop., Genista pilosa L., Astragalus glycyphyllos L., Vicia pisiformis L., Hippocrepis comosa L., Pru- nus Mahaleb L., Spiræa Filipendula L., Rubus tomentosus Bork., Peucedanum Cervaria Hoffm., Bupleurum falcatum L., Dipsacus pr- losus L., Tussilago Farfara L., Leucanthemum corymbosum Godr., Vincetoxicum officinale M., Verbascum Lychnitis L., Digitalis lutea L., Linaria striata DC., Euphorbia verrucosa Lam., E. amygda- Lides L., Brunella alba Pall., Melittis Melissophyllum L., Teucrium Chamædrys L., Melica nutans L.
Malheureusement, des observations personnelles suffisantes où
Reg im des renseignements ‘exacts ont fait défait” à M. Godron sur cè point. Plusieurs dé ces plantés, qu'il cite comme ayant « leurs racines implantées sur la chaux magnésifère du nouveau grès rouge ‘ou sur celle du terrain de transition, » ou né se trouvent is sur nos dolomies, ou __—_——. nyrmenss sur des terrains entièrement silicéux.
D’un autre côté, des espèces vraiment pce pt été omises.
L'Anémone Hepañca L. a été trouvée récemment par M. Pierrat sur lé granit à Saulxures; on le rencontre fréquemment en Alsace sur lè méme terrain. Le Dentaria pinnata Lam., découvert dans les Vosges, ‘par M. Demange, à Wissembach, sur le gneiss, n’est pas rare dans les forêts rocailleusés du versant alsacien, sur le gränit et les schistes. Le Genista pilosa L. est une espèce communé partout. J'ai trouvé l'Euphorbia amygdaloides L. sur tous les sols, sur le granit commun et le léptynite dans les énvirons de Vagney, sur la Sérpèntine à Saïnte-Sabine, sur les schistes au pied du Donon, ainsi que sur le lias et le calcaire jurassiqué. Les Digitalis lüutea L:, Linaria striata DC: et Rübus tomentosus Borkh. se phai- sent Sütit dans cértaines conditions physiques, sur les schistes et lés‘granits que sur le caléaire. Les Peucedanum Cervaria Hoffm., Leucanthemum corymbosum Godr., Vincetoxicum officinale Mœnch!, croissent en Alsace sur le granit pur. Les Anñnemone Hepatica L., Helleboris fœtidus L', Arabis brassicæformis Wallr., A: sagittata DC., Vicia pisiformis Ti Prunus Mahaleb L.; Spiræa Pilipendilà L.; Peucedanum Cervaria Hoffin. , Leucanthemum corymbosum Godr., Euphorbia verrucosa Lam., Melittis Melissophyllum L.., Melica nu: tans L., n’ont pas encore été réntontrés, dans les Vosges, sur les dolomiés du nouveau 7 dass ni sur: Le nn du terrain de transition.
œ. à ÉéMger: qui à consacré là première ait du: 3° void de ‘sa Flore à la géographie botanique des Vosges et: de l'Alsace, s’est particulièrement oceupé de nos dolomies. « Les roches méta- morphiques (dans les Vosges), nous dit-il, sont souvent aëcompa- gnées de roches calcaires magnésifères (dolomies), compactes, très
CU “grenues, ordimairement d’un blanc pur, quelquefois nuancées de rose ou de gris: (à Sainte-Marie-aux-Mines, à Framont, à Lubine, etc.,'etc.). Ces calcaires ne nous ont er alert sa des dif- férente de celle des roches à Sainte-Marie-aux-Mines, le sol de cette: dolomié est d'une TA pauvreté végétale, vu l’äbsencé de forêts ‘aux ‘alentours. Dans la vallée étroité de Framont, au contraire, couverte de: bois, la végé- tation sur les dolomies est un peu plus riche qu’à: Sainte-Marie aux-Mines, » (#7. d'Als., IH° vol, p. 19.) Deux pages plus re Dont ‘ajoute à ce qui vient d être cité de nouveaux détails que je m’empresse de transerire ici fidèle- ment : « Des dolomies, souvent très dures, cristallines, compactes, se trouvent fréquemment entre le grès bigarré et le:muschelkalk ; elles ont la dureté du marbre et sont exploitées comme telles, par ‘ex., derrière Soulzmatt et Wintzfelden; ces dolomies y sont à jour, et leur terreau nourrit quelques plantes jurassiques, par. ex., le Carlina acauhs, absent dans les granits et sur le grès des Vosges.» - Aucun des auteurs que je viens de-viter ne mentionne l’exis- tence de la dolomie dans les environs de Saint-Dié, ni le contraste frappant qui se remarque entre la végétation propre à ce terrain. et celle du grès: rouge ou du grès. vosgien dans le voisinage. C’est ce Caractère spécial de la flore dolomitique que me propose de faire ressortir dans les pages suivantes. : : La vallée de:Saint-Dié, autrefois le Vaz. de Galilée, est une: és ati des Vosges. Ses vastes prairies et ses belles cul- tures en plaine, les coteaux arides qui l’encadrent et plus haut la zone dés sombres forêts de sapins, forment trois étages dont les teintes variées se tempèrent et s’adoucissent de ka manière la plus henreuse. Des rochers abrupts, bizarrement découpés, couronnent les montagnes d’alentour ; la réssemblance qu’ils offrent, vus de loin, avec ces vieux châteaux en ruines si nombreux sur les colli- nes inférieures des: er or a mme nee _ visiteurs: . constitution singes! ‘de ï ville nous ÿ ditérésss ici. plus nt.
D on
Il faut chercher son origine et ses premiers linéaments dans le soulèvement de la chaîne des Vosges, qui a disloqué les formations antérieures du grès rouge et du grès vosgien. Très élargie au pied ‘des montagnes, la vallée court de l’est à l’ouest-nord sur une lon- gueur d'environ 20 kilomètres; elle vient se terminer étranglée par la côte de Repy, en avant de Raon-l’Etape.
Le fond de la vallée, à une altitude de 320-350 mètres, est occupé par un terrain de comblement dont les éléments accusent la diversité de provenance. Ce sont des galets et des sables arra- chés aux montagnes environnantes, surtout au grès vosgien et aux roches granitiques de la chaîne voisine. Ce terrain nourrit une vé- gétation assez peu variée ; ce sont des plantes communes partout. On y rencontre toutefois quelques espèces plus méritantes, rares ou caractéristiques de la végétation des hautes Vosges. Les graines des plantes de cette dernière catégorie, entraînées par les eaux, ont été dispersées dans les prairies qui avoisinent la Meurthe; elles s’y sont établies et y ont fondé des colonies. Les espèces suivantes : Angelica Pyrenæa Spr., Ranunculus aconthfolius L., Cyperus flaves- cens L., Carex canescens L., Arnica montana L., Elodes palustris Spr., Scorzonera humilis L., Peplis Portula L., Leersia oryzoides Sol., Glyceria spectabilis M. et K., G. loliacea Godr., Verbascum Lychnitis L., Petasites officinalis Mœnch., Stellaria glauca With., Senecio aquaticus Huds., Pedicularis palustris L., Corrigiola litto- ralis L., sont les plus remarquables. On a signalé entre Saint- Léonard et Saint-Dié, Wahlenbergia hederacea Rchb. M. Demange nous à communiqué des échantillons de l’Anagallis tenella L., trouvés récemment dans des prairies tourbeuses à Raon-l'Etape.
L'étendue et la puissance du grès vosgien, dans les environs de
aint-Dié, sont faciles à reconnaitre : ce terrain seul est couvert de forèts, et il l'est tout entier. C’est le grès vosgien qui constitue autour de la ‘vallée cette ceinture de montagnes dont les formes anguleuses, les pentes abruptes et les sommets horizontaux, se détachent si nettement des formes arrondies et des lignes contour- nées de la chaîne vosgienne. L'Ormont, au pied duquel est assise la ville de Saint-Dié, s'élève à une hauteur de 830 mètres. C’est le
ER Le point culminant. Les autres sommets n’atteignent en moyenne qu’une altitude de 750 mètres.
Le grès vosgien, aride dans sa partie supérieure, laisse échapper de sa base, sur tout son contour, des sources nombreuses. Ces sources produisent des marais, des tourbières, des ruisseaux. C'est dans ces stations variées que nous voyons apparaître successive- ment une foule de plantes intéressantes : Chrysosplenium oppositi- folium L., C. alternifolium L., Valeriana dioica L., Viola palustris L., Cardamine amara L., Hinsiééahes trifoliata L., Geum rivale L., Carex paniculata L., C. pulicaris L., C. glauca Scop., C. remota L., C. stellulata Good., €. Œderi Ehrh., C. flava L., C. paludosa Good., Sedum villosum L., Comarum palustre L., Lysimachia nemo- rum L., Crepis paludosa Mœnch., Æpilobium palustre L., E°. obscu- rum Schreb., £. tetragonum L., Galium uliginosum L., Juncus squar- rosus L., Scirpus setaceus L., Osmunda regalis L., Polystichum Oreopteris DC., Blechnum Spicant L., Rhynchospora alba Vahl., Deschampsia cæspitosa PB., Peucedanum palustre Mœnch., Betula pubescens Ehrh., B. alba L., Lycopodium inundatum L., Scutellaria minor L. Si, dans l’intérieur des forêts, on se penche sur le bord des petits cours d’eau, on remarque aussitôt une végétation crypto- gamique très variée et d’une élégance infinie. Ce sont des mousses : Pterygophyllum lucens Brid., Thuidium tamariscinum Sch., Plagio- thecium undulatum Sch., Mnium punctatum L., M.undulatum Hedw., M. hornum L., auxquelles il faut ajouter : Amblystegium irriquum Wils., Rhynchostegium rusciforme Sch., Brachythecium rivulare Sch.; des hépatiques : Trichocolea tomentella Nees., Jungermannia trichophylla L., Aneura pinguis Dum., À. pinnatifida Nees.
Les prairies humides, tourbeuses, sur l’alluvion du grès vosgien, nourrissent d’autres espèces : diverses espèces de Sphagnum, entre autres le S. squarrosum Pers., Hylocomium squarrosum Sch. (fer- tile), Æypnum stellatum Schreb., A. fihcimum L., Camptothecium nitens Sch., Climacium dendroides W. et M. (fertile), FA fe tana Brid.. Aulacomnion palustre Schw., Bryum annotinum B. pseudotriquetrum Schw., Mnium affine Bland., Fissidens eur toides Hedw., F. tazifolhius Hedw.
ir.
Cependant les parties sèches n’ont pas été com plétement disgra- ciées. Dans les clairières gramineuses et.sous les pins, on rencon- tre : Pyrola secunda:L:, P. minor L.,: Arnica montana L., Dantho- ma decumbens-DC:,:Centaurea -nigra, L.:(C.-nemoralis. Jord.}, Neottia; Nidus-avis Rich: +, Orchis bifolia. 1; Carex digitata:1, Ci pilulifera L:; €, leporina L., Hypopitys dre DC., Lycopodiun clavatum L., dois Myrtillus L:,V. Vitis idæa L. Sur la terre, au-bord des sentiers et des shoes creux, On. rencontre nos trois Buxbaumiacéés : Déphyscium. ‘foliosum W. et M. Rae aphylla Hall. et-B. indusiata Brid. v
Les rochers battus des wents.et lès trones de sapins, sur de points élevés;.sont tapissés. d’une végétation lichénologique très riche : Calicium-chrysocephalun Ach: > Côniocybe furfuracea Ach., Sphærophoron coralloides Pers. Clndonia fonbriata Fr., C. pyxidata Fr, Cigracilis Fr. vv. verticillata Er. , Et cervicornis. die , C.cenotea Ach., C':squamosaHoffm:, €. furcata bus. Crangiferina Hoffm., Civuncialis Hoffm.;:C. -cornucopioides Fret C.:macilenta Hoffm: à Usnex barbata avec des formes : florida, ceratina, dasypoga,, hirta.et Plhcata; Alectoria jubata Achvv. chalybeiformis ; prolixa et cana; Ramalina:calicaris Fr. vY. fastigiata Fr. et pollinaria:Ach ; Cetraria aculeata Fr: v.muricata Ath, Platysma glaucum H:.v.-fallex Web.; Sticta scrobiculata Ach.,S. pulmonacea. Ach., S. fuliginosa Ach:;:Parmelia. physodes. sabe, “te par lusa cher, fe se Ach:v. panniformis Schœr.,P h A M jt Sch Pisolivaceæ-Aeh:; Physcia cœsia Fev, mbilicarias psiluse Hoffnn:, Ce polyrrhiza Lie Us polyphylla Hoffm:, U:,vellea Fr, Lece- nora lartarea Achs;"L. subfusea Ach re varia Ach., Fe atra Ach:; Le ln ‘Ach:, Urecolaria scruposa Ach. ,; Pertu- Suria communis- Ach:, Thelotremma lepadinwm. Ach:,. Lecidea para- sema Ath.,L: ous Fr: 25 sanguinaria Ach:; #3 rivulosa N. ner Lis ‘œruginog Schær:-n0m: se L. ferruginea Scheme ji, PU Eee NE sobres quon tant
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myosuroides Sch., Dion myurum Bridu, An gracile
+ Sch., Antitrichia. curtipendula Brid., .Leucodon .sciuroides Schw., Neckera complanata, Br. et Sch., N. crispa L., N. pennata Hedw., N.-pumila Hedw., Aulacomnion androgynum Schw., Bryum cru- dun Dicks., Tetraphis «pellucida Hedw , Orthotrichum Lyelli H.-et T., 0. pallens Brueh., Ulota crispula Brid., U:erispa Brid.; U. Lud- wigii Brid., Ptychomitrium polyphyllhun Br, et Sch., Hedwigia ci- liata, Hedw., .Rhacomitrium danuginosum. Brid., À. heterostichum Brid., Zrichodon cylindricus Sch:, Cynodontium Brunton: Sch., C. polycarpum-Sch., Weissia fugax Hedw., Andræa rupestris Sch. Quelques espèces non encore signalées se plaisent. sur les flancs sablonneux et. arides des mêmes montagnes: Æypnum Schreberi Willd., plusieurs Polytries,: Bryum erythrocarpum. Schw., Leptotri- chum homomallum Sch., Leucobryum glaucun-H. (fertile), Campy- lopus densus Br..et Sch.,..C: fleæuosus Brid., Dicranum. urdulatum Br..et Sch., 2. spurium Hedw.;, D. fuscescens Turn. Ces mousses vivent en société avec les nombreuses formes du genre C/adonia, au milieu desquelles le Cladonia parier Hoffm. mérite une dirt dasngnes
: Ala,base des SU sur re ere RtpeRes -on dé- couvre, cà et.là: Aira -præcox: L.; A: caryophyllea L.; Mænchia execta Mænch., Qrnithopus per pusillus L.,-Danthonia decumbensDC., Vulpia sciuroides Gmel., V. pseudo-myuros Soy.-W., Epilobium colli- num Gmel, Zrachythecium alhicans Sch., Rhacomitrium canescens Brid. (fertile), Ælypnum rugosum L., etc. = Il faut y joindre, pour compléter ce tableau de la végétation du grès vosgien, plusieurs espèces communes, mais caractéristiques : Sarothamnus scoparius Wimm., Genista pilosa L., G. sagittalis L., Hypericum quadrangulum L., H. montanum L., Digitalis purpurea L: J'ai observé, dans la forêt du Camberg, un pied unique de l'UE mus montana SM.
J'ai hâte d'arriver au terrain qui fait surtout Egbjek de ce tra- vail, le grès rouge et ses dolomies.
Le nouveau grès rouge de la vallée de Baïnt-Dié, quand il n’est
pas intimement associé à la dolomie et en quelque sorte consolidé
par elle, se présente fréquemment sous la forme de couches argi-
= 90 —
leuses minces et très friables. La localité des Raids de Robacke, au- dessous du principal dépôt dolomitique, en fournit un bel exemple. Ailleurs, de Saint-Michel à l'Hôte-du-Bois, le grès rouge a été mo- difié par un agent igné; il passe à l’argilolite et à l’argilophyre. Il prend même l'apparence d’un porphyre très compact et très dur.
La végétation sur ce dernier terrain est extrèmement pauvre. On y trouve quelques représentants de la flore des terrains siliceux :
rothamnus scoparius Wimm., Galeopsis ochroleuca Lam., mais je n’ai observé aucune espèce qui méritât d’être signalée.
Le grès rouge ordinaire, non métamorphique, n’a pas de végé- tation qui lui soit propre; on retrouve sur ce terrain des plantes silicicoles : Scleranthus perennis L., Centaurea nigra L., Sedum villosum L., et d’autres qui préfèrent les sols argileux, comme Trifolium elegans Sav., Epilobium parviflorum Schreb..et E'. hirsutum L. Il serait même possible que cette dernière espèce se rattachât, dans le vallon de Robache, à la présence de la dolomie dans le . voisinage.
Si maintenant, ainsi renseignés sur la végétation des terrains d’alluvion, du grès vosgien et du grès rouge, nous abordons les parties supérieures de ce dernier dépôt, ordinairement, quoique à divers degrés, compénétrées de calcaire magnésien (1), nous nous
1) Je dois aux communications bienveillantes de MM. René et Raymond Ferry, de Saint-Dié, des détails fort intéressants sur le gisement et l'exploitation de la dolomie, à Robache ; les lecteurs du Billotia me sauront gré de leur en donner ici le résumé
« Il existe sur tout le pourtour du bassin de Robache une longue traînée de dolomie ; elle se trouve interrompue parfois et modifiée, au her que le géologue a peine à en suivre la trace : ici c’est une teinte plus u grès, là ce sont des géodes tapissées de cristaux de chaux carbonatée et 4 chaux fluatée, des rognons de silex rubigineux; plus loin, à la base des Raids, les mêmes subs- tances, surtout la silice et la chaux fluatée, se res sous = forme de sco- ries irrégulières encastrées san gue aucune dans le grès.
» Le seul point où la couche Pape: ait une pureté et une épaisseur suffi- _sanles pour l'exploitation, est le col des Raïds. Elle atteint là une puissance de deux à trois mètres ; elle semble à peu près horizontale et reparaît de l’autre côté du col, mais sans offrir assez d'avantages pour être exploitée.
» La densité de la dolomie avant la cuisson est de 4,872; cuite, elle pèse 840
AE El DFE PR SL TIME TE TT PRET et
UN — trouvons subitement en présence d’une floré toute nouvelle : Barkhausia fœtida DC., B. taraxacifolia DC., Dipsacus sylvestris L Brunella alba Pall., Juncus glaucus L., Lathyrus Nissolia L., Gen- tiana ciliata L., Hippocrepis comosa L., Campanula Rapunculus L., C.rapunculoidés L., Linaria minor Desf., L. Elatine Mill, L. spuria Mill., Plantago media L., Trifolium agrestinum Jord., Centaurea amara L., C. Scabiosa L., Potentilla reptans L., Dianthus proifer L., D. Armeria L., Helianthemum vulgare v. tomentosum, Tussilago FarfaraL., Fumaria Vaillantii Lois., Ophrys arachnites Reich, Phe- lipæa cœærulea P. Mey., Cichorium Intybus L., Aquilegia vulgaris L., Daucus Carota L., Teucrium BotrysL., Calamintha Acinos Clairv., Clematis Vitalba L., Serrafalcus arvensis Godr., Caucalis daucoides K., Anautia arvensis v. « Godr., Papaver ArgemoneL., P. dubium L., Melampyrum arvense L., RAS TEN arvensis L., Hypnum com- mutatum Hedw., H. polymorphum H. et T., Brachythecium glareo- sum Sch., Barbula inclinata Schw.
M. Planchon, dans la notice citée plus haut, disait : « Le bota- niste qui visite ces roches dolomitiques sur des points très espacés, dans les départements du Gard, de l'Hérault, de la Lozère et de l'Aveyron, ne tarde pas à voir reparaître, juste dans les stations spéciales, certaines plantes qui manquent aux calcaires purs aussi bien qu'aux terrains siliceux. Il suffit parfois de quelques fragments
kilogr. le mètre cube, et 625 seulement lorsqu'elle est blutée et non tassée. Gâchée avec l'eau, elle éprouve un foisonnement qui augmente son volume dans le rapport de 4 à 1,37. D’après l’analyse qu'en a faite M. le Dr Carrière, elle se
compose : PHOUÉ e AS 29,38 agnésie . . . . - 21,55 Acide “RAS 45,80
Argile. . . . . . . . . La quantité Lünvaté de chaux Srudéite dans l'établissement de M. LE est de he: 000 kilogr. La proportion considérable de magnésie qu ’elle ce son uryeup au contact de l'eau, son foisonnement relativement fie: ses ont valu d’être adoptée pour les travaux publics dans les Vosges. C’est la er Robache qui a servi pour la construction du ac rap d'E- pinal, et pour les ponts de Saint-Dié, de la Voivre, de Châ
SR. de dolomie répandus sur dû calcaire: a pour RE a présence de ces-espèces.» 1
n’y a pas, dans la vallée de Saint-Dié, d'autre terrain RE que la dolonie elle-même ; mais ces observations sont d’une jus- tesse étonnante, relativement aux terrains arénacés du voisinage. Sur un simple rognon dolomitique isolé, mesurant à peine quél- ques mètres carrés, on trouvera jusqu'à sept où huit espèces spé- -ciales ; par ex.; Dianthus prohfer, Hippocrepis comosa, Linaria mi- nor, Convoloulus arvensis; Centaurea amara, Melampyrum arvense, Brunella alba, qui semblent exploiter jusqu'à la ‘dernière parcelle de calcaire, mais ne vont pas au delà : on dirait une force mysté- rieuse qui les rétient dans des limites fixées d'avance. Il suffit de parcourir même assez rapidement les eoteaux de Robache et .de Dijon-près de Saint-Dié, ‘pour se convaincre ee messe des -6bsérvations qui précèdent. !
Une autre localité plus curieuse encore; :s il est pole; sue une mention particulière.
“À deux: lieues de Saint-Dié, au-dessus du Ban-de-Sapt, près du “hameau de Laître, se trouve un. lambeau de dolomie: grenue en- :clavé de-toutes parts dans la grauwake, Me trouvant là, au mois de gs dernier, je constatai les espèces suivantes : Tussilago Farfara
; Berberis vulgaris L., Cornus sanguinea L.; Plantago media L., Thlaspi arvense L., T. per foliatum L., Lepidium campestre R. B., Si- napis arvensis L., Linaria minor Desf., Sisymbrium Alliaria Scop., Clematis Vitalba L., Barkhausia tarazacifolia DC., Ranunculus ar- vensis L., À. reticulatus Wirtg., Sonchus arvensis L., Ligustrum vul- gare L. M. Didier, curé de Chatas, avait déjà recueilli, en outre, dans la même localité : Fumaria Vaillantii Lois., Dianthus prolifer L., Helianthemum vulgare L., Ribes Grossularia L., Picris hiera- cioides L., Campanula rapunculoides L., Erythræa Centaurium Pers., Gentiana Cruciata L. Le mème botaniste a signalé également sur la dolomie des environs C'irsium oleraceum Scop. et Coronilla varia L. Dans la vallée de Senones, ces lambeaux dolomitiques, sous la forme de veines ou de rognons subordonnés au grès rouge, se rencontrent fréquemment ; or, aussitôt que la dolomie apparait,
== 90 == on est certain de trouver dans le voisinage un Li ou moins grand nombre des espèces que je viens de citer.
La végétation sur la dolomie dans la vallée de Senones est Sort identique à celle qui a été signalée plus haut sur le même terrain düns la vallée de Saint-Dié, ou plutôt, les flores dolomitiques des ae on se AE RTE lune spas (1), et présentent un en- semble de PP tau mème Re d'espèces caicolé:
Seize! en‘effet, de cesespèces sont données par M. Godron comme exclusivement propres aux terrains calcaires; cé sont : Teucrium Botrys, Linaria Elatine, Campanula Rapunculus, Barkhausia taraxa- cifolia, Cichorium fntybis, Tussilago Farfara, Caucalis daucoides, Epilobium hirsutum, Potentilla reptans, Gentiuna Cruciata, G. ciliata, Hippocrepis comosa, Ononis procurrens,. Lepidiurn campestre, Cle- matis ra (Gonn., Géogr. bot: Lorr., p. 142-144). Nous aurions pu ajoutér à cette liste::: Potentilla Anserina, Dipsaeus pulosus et Lathyrus sylvestris, que M. Godron regarde aussi comme calcicoles, mais qui ne me paraissent pas au mème degré antipathiques à l'égard des terrains siliceux. Il ne faut pas oublier, du resté, que toutes les espèces énumérées plus haut, même éelles qui croissent ailleurs sur des terrains siliceux, n'apparaissent, dans les vallées de-Senones et de Saint-Dié, qu'avée la dolomie, et disparaissent aussitôt qu’on se retrouve de nouveau sur le grès _— ou:sur la grauwake non calcifères.
‘Cette: correspondante de certaines dattes avec de sol est un phénomène qui se yacm. ges ainsi us à . pas dans les deux vallées.
L'exposition ne saurait en étre iasis car le mème fait de corrélation sé constate sur les coteaux exposés au nord aussi bien que sur ceux qui sont exposés à l'est où au midi. Les gorges de. en et de ie ee de ue. où se trouvent en A
no) Les espèces s suivantes : Ranuneulus reticulatus Wi irtg., | Thlaspi perfotiatum L., Picris hieracioides L., Gentiana Cruciata s‘: Cirsium oleraceum Scop., et Elie varia L., n’ont pas encore été rencontrées dans la vallée de Saint-Dié.
SU —
grand nombre les espèces calcicoles, sont abritées, exposées gé- néralement au midi, à une altitude de 4 à 500 mètres ; la localité de Laitre, non moins riche, est sur un plateau légèrement exposé au nord, à une altitude de 6 à 700 mètres.
L'état physique du sol me semble également insuffisant pour expliquer ces contrastes de végétation. La dolomie grenue du grès rouge et de la grauwake, profondément désagrégée à sa surface, se trouve dans des conditions très analogues, sinon identiques, à celles des terrains arénacés et argileux qui l'entourent. Il n’y à donc pas à distinguer avec Thurmann des terrains eugéogènes et dysgéogènes ; cette distinction n’est pas applicable, du moins au cas présent.
Toutes les circonstances se réunissent donc ici en faveur de l'influence chimique ou minéralogique du sol sur la végétation spontanée. Je me hâte cependant d’ajouter qu’en exposant ce résultat de mes observations dans les environs de Saint-Dié, je ne prétends nullement donner une solution générale, applicable par- tout; j'ai voulu simplement attirer l'attention des botanistes sur des faits qui m'ont paru intéressants et de nature à rectifier ce qu'il y aurait de trop absolu dans certaines théories sur la distribution géographique des espèces végétales.
Jusqu'ici j'ai cherché à mettre en évidence le caractère Les de la végétation sur la dolomie, comparée à celle que nous voyons se développer sur les terrains purement siliceux du voisinage. Une dernière question reste à étudier : la flore dolomitique diffère-t-elle aussi de la flore des autres formations calcaires, ou, en d’autres termes, pour revenir à notre point de départ, est-il possible d'isoler l'action de la magnésie sur la végétation ?
Ici encore je ne ferai qu’exposer les faits avec toute l’exactitude qui me sera possible.
La liste des espèces qui croissent exclusivement sur la dolomie dans les environs de Saint-Dié, n’en renferme aucune qui ne se rencontre aussi sur l’un ou l’autre des divers étages dont se com- pose la région calcaire dans les Vosges. Cette observation est très importante pour la solution du problème que nous cherchons à
D — éclaircir. Elle prouve la prépondérance du carbonate de chaux, ou une influence dans le même sens de la part de la magnésie.
Cependant, bien que simplement analogue à celle des autres terrains calcaires, la flore dolomitique n’en conserve pas moins une physionomie particulière qui mérite quelque attention.
M. Kirschleger semble l'avoir saisie quand il dit (V. plus haut) « que les dolomies de Soultzmatt nourrissent quelques plantes ju- rassiques. »
Les espèces suivantes : Genfiana ciliata L., G. Cruciata L., Phe- lipæa cœæruleaM., Lathyrus Nissolia L., Crepis fætida DC., Teucrium Botrys L., Brunella alba Pall., Dianthus prolifer L., Ophrys arach- nites Reich., Hypnum polymorphum M. et T., Barbula inclinata Schw., réunies à Saint-Dié sur un espace peu considérable, pa- raissent aussi se rattacher plus étroitement à la végétation qui revêt partout nos coteaux jurassiques qu’à celle qui se rencontre géné- ralement sur le lias et surtout sur le muschelkalk.
S'il fallait donner une raison quelconque de cette analogie, je la chercherais cette fois dans l’état physique du sol. La dolomie gre- nue de Saint-Dié, mêlée aux débris secs et très friables du grès rouge, offre certainement avec le sol graveleux de plusieurs col- lines des environs de Neufchâteau une ressemblance qui peut n'être point sans influence sur la dispersion des espèces végétales.
Mais ce qui frappe surtout l'observateur en excursion sur ces mêmes coteaux de Dijon et de Robache, c’est l’extrème pauvreté de la végétation considérée indépendamment du nombre et de la qualité des espèces. Il parcourt de grands espaces complétement nus, entrecoupés de maigres touffes de Festuca duriuscula L., de . Carexz glauca Good. Çà et là, par les temps de pluie, on voit re- venir à la vie, sur ces sables calcaires, les membranes jaunâtres d’une algue calcicole (Wostoe commune Vauch.). Les espèces spé- ciales qui viennent d’être signalées sur la dolomie, y croissent presque toujours isolées; elles ne forment jamais un tapis serré et compact. Le seigle cultivé sur le même terrain reste maigre; ses chaumes sont effilés, les épis pauciflores.
Aussi les agronomes enseignent-ils que la dolomie, employée
L
RE Re comrie amendement sur les terres, ést nuisible. Est-ce à la ma- gnésie seule, où à sa combinaison avec le carbonate de chaux, qu'il faut attribuer cé résultat ? Quoi qu’il en soit de cette question, que je renvoie à la Chimie agricole, il me semble permis de conclure
. cette notice par la proposition suivante : La flore dolomitique des
environs de Saint-Dié est analogue ‘à celle des autres terrains calcaires de la Lorrainé, én général ; elle se rapproche, en parti- culier, de la flore du calcaire jurassique par les espèces dont elle se compose ; elle s’en distingue par la pauvreté de la végétation.
Je me fais un devoir de justice de rappeler, en terminant, le nom des botanistes qui ont contribué à nous faire connaître les richessés botaniques de la vallée de Saint-Dié.
-Cest d’abord un ami du D' Mougeot, P. -J. Ferry, : ancien maire dé Saint-Dié, décédé le 47 février 4847.
M: Ferry herborisait déjà en 1802. Plus tard, il communiqua ses trouvailles au D° Mougeüt, qui les mit à profit dans ses Cutaloguès Ou tableaux méthodiques de la végétation spontanée du département des Vosges (V. Statist. vos, 1°° partie, p. 309 et suiv.). Nous trouvons dans ces catalogues 46 espèces indiquées à Saint-Dié. 1 ést infini- mént probable que la connaissance, sinon de toutes, au moins du plus grand nombre, est due à M. Ferry. Les plus remarquables sont les suivantes : Ranunculus aconikfolius L., Berberis vulgaris L., Viola palustris L., Elodes palustris Sp. Sd di Aruncus L. (Spôtt: ?), Agrimonia boit Mill, £pilobium palustre L., Hydro- cotyle vulgaris L., Peucedanum palustre M., Arnoseris minima Gærtn. , Myosons stricta Pers., Thestum rer medium Schrad:?, Rhpichaspie alba Vah]. ; de Oreopteris Sw. Faut il attribuer également aux indicitions de M. Ferry la connaissance des Gen- tiana ciliata L', Osmunda regalis L., Aspidium aculeatum SW.,
Hypericum PRESS É. ; signalés à à Saint-Dié, mais sans le nom du botaniste qui les à décbivarts, dans la 2% bi de la Flore de Lofraine? Je l'ignore. Dans ce dernier ouvrage on attribué à M. Colin, ancien profésseur au collége de Saint-Dié, la détouverte du Wahlenbergia hederarea Rchb. dans les prairies entre le moulin de Moncel et Saint-Léonard.
DS
Dans ces dernières années, la vallée de Saint-Dié a été explorée très soigneusement par un grand nombre de botanistes à la fois. M. Jacquel, curé de Coinches, a trouvé le Pyrola secunda L. M. De- mange, alors instituteur à Gemaingoutte, et M. Lecomte, profes- seur au collége de Saint-Dié, actuellement professeur au collége de Remiremont, ont signalé sur la dolomie : Lathyrus Nissolia L., Crepis taraxacifolia DC., Phelipæa cœrulea M. La florule de Saint- Dié doit, en outre, à M. Lecomte la découverte de trois autres espèces intéressantes : Siene gallica L., Ornithogalum nutans L., et Zinaria Cymbalaria L.
M. René Ferry, étudiant en médecine et en droit, a signalé au pied de l’Ormont une espèce très rare dans les Vosges : Asplenium viride Huds. La naturalisation, dans la vallée de Saint-Dié, d’un certain nombre d’espèces exotiques, ou simplement étrangères à la localité, telles que : Castanea vulgaris L., Robinia pseudo-acacia L.., Acer platanoides L., Ulmus campestris L., Ornithogalum umbellatum L., des Spirées, etc., mériterait un chapitre particulier. La présence du Medicago maculata Lam, qui s’est maintenu pendant plusieurs années dans le jardin du grand séminaire, comme mauvaise herbe, est aussi un fait curieux. Je ne dois pas oublier un lichen rare : Physcia chrysophthalma DC., trouvé à Robache sur le Prunus spinosa et à Sainte-Marguerite sur le Genêt.
Je me permettrai d'ajouter à ces détails la découverte de l’Oxahs europæa Jord. (0. stricta auct.), trouvé par moi en 1839, près de Senones, et revu cette année par M. Didier, en immense quantité dans les champs, sur le territoire des communes de la Petite-Raon et de Vieux-Moulin (canton de Senones). C’est une espèce complé-
tement naturalisée dans cette vallée.
Enfin, l’Archidium alternifolium Sch. (A. phascoides Brid.) et le Dicranella Schreberi Sch., que je viens de rencontrer le long d’un chemin peu fréquenté, dans la forêt de Saint-Gorgon, près de Rambervillers (Vosges), sont de bonnes espèces qui devront s’a- jouter au catalogue de nos mousses vosgiennes. |
Rambervillers, 20 mars 1865.
BILLOTIA. : 8
0 —
Elatine Hydropiper L. :
MM. Gaudefroy, Delacour et Mabille frères, dans une herbori- sation faite le 4 septembre 1864, ont découvert l’£latine Hydro- piper L. dans une rigole à là queue de l'étang de Trappes, près de Saint-Quentin (Seine-et-Oise). Ce fait est intéressant pour la géographie botanique de notre pays, puisque cette plante n’était jusqu'ici indiquée en France qu’aux environs de Strasbourg.
Cladium Mariseus Brown.
Gette jolie Cypéracée a été découverte par M. J. Cordier, le 25 juin 1865, dans les tourbières du marais de Saône ( Doubs}, à 7 kilomètres de Besançon et à une altitude de 38$ mètres.
Nous comptons la distribuer dans les prochaines centuries.
Parmi les plantes qui nous restent en magasin pour les centuries
futures, nous pouvons citer :
pnenéalns bnhibie RE: Thlaspi impr operu m dde Capsella gracilis Gre Helianthemum puirertlentum DC. Arenaria spathulata Desf. Erodiu nn Coss. et Dr. Sarothamnus férox Wimm. Spartium villosum Poir, Genista ulicina Spach. Numidi
Trifoliym isthmocarpum Brot.
osà affinis Ra
ingelica sylvestris É Sur te e gy dra _. ediculars roicile 'ozzia alpina L. Jrobanche cruenta Bert. ent rotu 2 brieemis Schultz. — Ssylvestri canescens Sch. — “rotundifolio-syivestris Sch, Gerarde
Det in: ol fi lel Où
psis it L — acumin hb, Prasium majus L. Stachys hirta L.
hrs farat Gon.
rale Blitum rubrum, € an Moq. nee ges op cresi aritima M Auriplex lciniata L. L. — le C. À: Mey. patula Rumex nemorosu ch ad. conglom ue Murr. Hydrolapathum Huds. Polÿgonum de à ob rospermum Jord. Fagopyrum atariu Gaertn. ro a L. Duvalit Lec. et Lam. su ie ata Delens
Morus nigra
Parietaria diffuse M.etK. Salix pese Ehrh. pr er
Narthecium ossifragum Huds.
- Narcissus oxypetalus Boiss.
ee. fugax Steinh. Scilla Ling Poir. parviflora Desf.
x 00 ne
Scilla + erm Foie Allium doprasum L. acutiorum Lois. oleraceum L. — rotu ion L. — sphærocephalon L. — rie aie L. fallax Asyhoë elus Vi La rsii Verlot. Ophrys tenthredinifera Willd. se PA pre Desf. stylosa Desf. — juncea Desf. Carex airs Jord. Mairii Coss. et Germ. Phalaris Brave L. Phleum pratense L. tree desmos tenax Link.
m Festuca rte Gaud.
Dicranella heteromalla Schimp. Fissidens taxifolius Hed adiantoides odw. Barbula id Br. et Sch. ulata Hedw. Encalypla lg ris Hedw Orthotricum speciosum Nees. Ulota cris ds Br = È
— Bruchii Hor Rte orbiculris . et Sch. ovata PT re sudetioua Br. et Sch. ciculare — fran re Swartz. aemene tamarisci Nees.
dula complanata Pgo spleoder Nees. Idem, Madoihieca pletyphyiis Dum. atysma nivale Umbilicaria polyphlia Hoffm. oscidea DC. Pelligera os cr m. htosa Hoffm _— ts Hoffm. a Hoffm
Physcia ciliaris DC. arietina Nyl. Ramalina here Ach. olym ride Ach. ae 1e a Ach pollin dns Ach. Conaites maps Ach. ns Delis. Sticta siatiée ik: Solorina sacca
Helvella Let Bull. Geastrum min eval. ME ER raraiaun Link, iphyllum Link.
Spheria rostellata Pers.
oliolum Pers. Rœ stellia cancellats Reb. ircinnans Fr.
cidium crassu ers. Verrucaria biformis Brerer,
BESANÇON , IMPRIMERIE DE J. JACQUIN,
— 101 —
TRENTE-HUITIÈME, TRENTE-NEUVIÈME ET QUARANTIÈME CENTURIES.
Mai 1869.
Membres collaborateurs : MM. AuGÉ DE Lassus; CH. BaiLey; J.-G. Baker; V. Bavoux; C. BILLOT; A. BLANC; B. BLANC; H. BLANCHE; N. BouLay; À. BOULLU; CANUT; CHABERT ; CUNY-GAUDIER ; O. DEBEAUX ; A. DéséGuise; E. Dipier; DœLz; J. DUKERLEY ; A. EINSELE; A. FRANCHET; À. DE FRANQUEVILLE; E. GAUDEFROY ; A. GODRON; CH. GRENIER; A. GUILLON; HanRy; J. HERVIER-BAsSON; A. HuET; HUGUENIN; JACQUIN ; B. JAyET ; M. LamoTTE : T. LETOURNEUX; A. LomBarD ; N. MaizLarp; MancEaAU; E. MarTIN; C. MATHEY; E. Micuaet; J.-B. MoucsoT; CH. OZANON; J. PaiLLOT; M. Parra; E.-G. Paris; C. PENCHINAT; E. PERRIER; S. PERRIN; V. PERSONNAT; PierraT ; E. DE Pommarer; E. Poux; PuGET; A. PRÉTOT; H. Roux; C. Sauzé; P. Savi:; SHUTTLEWORTH; C.-H. THIOUT; TRIBOUT ; D. Tuezkiewicz; E. DR VALON; X. VENDRELY ; PH. WIRTGEN.
RANUNCOULACEÆ. Sinapis L. 1809 bis alba L nee pabt s L. Matthiola R. Br. confusus G. et G.! 3808 tristis R. Br. sa0à clongats F. Sch.! Cochlearia L. 3 bulla 3809 glastifolia L. rt ter Pratt Thuill. Biscutella L. 3704 reticulatus Wirtg. 3517 bis hispida DC. Aquilegia L. 3810 lyrata L. és san Gouan. 3811 intricata Jord. Dbelp um L. rar polyclada Jord. TE Er entale Gay. 3806 cardiopetalum DC. et sabauda Puget, FUMABIACEEÆ. 3708 À impro perum Jord. 2419 bis er cé Jord. Cerydalis DC. 3703 Gaudini CRÈTE 8507 bis fabacea Pers. 3814 Occ dass 319 bis Vogesiacum Ja Capsella Vent. CRUCIFERÆ. ni à à grailis tes. Brassies L. 3807 Napus L. PTS Se Saviana Caruel.
— 102 —
Myag GERANIACEZÆ. Ron à spin É Erodium L'Hérit. 2591 bis rugosum All. 3708 ni aétiril Coss. et Dur. 2706 Linnæanum Boiss. et R. 3823 lacinia (Rhône\, 3824 folie cos. 706bis id. rs Lin RUTACEZÆ. CISTINEZÆ. Pegan Helianthemum Tou 3825 RER L. its pulerulentun se PAPILIONACEZÆ. VIOLARIEEÆ, Betam 3826 Tue Webb. Fiola T pe
3815 Dosélliol Jord, 3707 Meduanensis Bor. ?
3712 ulicina Spach.
BRESEDACEÆ. 3714 Scorpius DC. Cytisus Rescda L. 5710 1 nigerus DC. 3023 bis alba L. on : 3827 fs Desf. FRANKENIACEX, 3828 hispida Desf. 3829 serrata Forsk. Frankenia L. : : 3830 variegata L 8816 H: . 5 Û 16 lævis L anthyt 343 bis Barba- Jovis L. SILENEÆ. Medtcago #sile 3831 cirtinnata L. 3817 eh Ten. Frigonella 3818 fuscata Link. 3832 corniculata L. Sad nuire Guss. Melilotu 3333 ue Salzm. tr er Ait. 3834 infesta Guss. Dianthuas L. 3335 ms Gp Desf. 3533 bis longicaulis Ten. Frifoliu 1128 bis congestus Bor. 4163 fer tu Huds. 3713 isthmocarpon Brot. ALSINEX. 3836 lagopinum Jord 3837 te i L Astra ter bis pee RE Dur. Lies is "Epigiottis L Spergul 3821 vulgaris Bœnn. fre Hidniathos L, Vicia LISEZ, 3839 Forsteri Jord. : Coroniila Linnam L, À 40 montana 3822 corymbiferum Desf.
3841 minima Fe 8 otoides Koch.
MAL VACLEÆ. AMYGDALEÆ.
Cerasus
Althæsa L. Jus 2429 bis hirsuta L. 3715 Laure Déraris Lois.
— 103 —
ROSACEX. ner, illa 7 Sup L. Rub 3849 ard-Martini Müll.
sai A Müll. 3844 leucanthemus Müll. osa L
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ula Riprt. 21 ni Tratt. (Gard) 3721 (F2 id. (Isère), 3850 Pouzini Trait.
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3851 Pouzini Tratt. ; Gren 3722 Kosinsciana Bess, 3723 Aunieri ms
seudo- dis Ozan. !
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3554 echinocarpa Ripart.
3725 septicola Désé
3855 dumosa Puget (Hie-Savoie). 5 bis id. (Rhône).
3727 + ia Godr. !
ONAGRARIRZÆ. Æpilobiu
3728 parviflorum Schreb. LYTHRARICE, Eythrum L. 2834bis Salzmanni Jord. CUCURBITACEZ.
Bryonia L. 3729 ra Jacq. re à 3799 bis id. rd).
| | | |
| | |
PORTULACEZÆ,
Portulaca Tourn. 3859 oleracea L.
CRASSULACEZX,
Sempervivum L. 3730 Er tie Lamot.
SAXIFRAGEZX.
Sa pe bis it L.
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Dauceus L. 3860 laserpitioides. 3861 gummifer Lam. Angelica L. 3731 sylvestris L. (Savoie). 3731 bis (Doubs).
1490 prie rundiiun L. €Chærophyllu Fe 3732 ne Pl Le am,
RUBIACEÆ Galium I, 3623 bis litigiosum DC. speru è 3863 _. Jord.
Crucia 3733 seen 7
SYNANTHEREXÆ.
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3626 bis ie Nees. Senecio Less
3864 giganteus Desf. Artem
3865 cærulescers L. Anthemis L. 3734 tinctoria L. 3735 a ee is
3736 Chamacyparis quarrosa "DC. gi (Gard
a L. 3866 on Waldst, et Kit.
— 104 —
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prop aurea L, énaphalium L. 3869 pilulare Wahl. 8 humifusum
Paill.
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Cen ren 3737 _. Brot 3738 nig 3739 dccipidns 808 {er mr i (Loire). 803 nt id. (Loire). rés acaulis L. 872 sempervirens L.
267 die ie Desf. Atraetylis L. 2098 _ espions Desf. Lappa T
3741 Sin 5 Lam.
ss minor DC. Picr
3874 pinnatiida Jord. Scorz
ire Ain Willd.
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3876 austali Jord. Barkh h. 3877 un DC. Hierac elum k.
3878 furcatum Hoppe.
3879 ilicetorum Jord.
3880 strictum Fries.
CAMPANULACEZÆ. pecularia Heist, 1272 quater hybrida A. DC. Campanuala L. 2706 bis linifolia Lam. LENTIBULARIEEÆ. Utricularia L. 3882 vulgaris L. 3883 Bremii Heer.
PRIMULACEEÆ.
la L. 1309 bis Auricula L. 693 ter farinosa L.
OLEACEÆ,
Fraxinus Tou
3881 dep Coss. et Dur. BORAGINEXÆ. Cerinthe Tou FR gsmnandra Gasparr.
FE à italicum L.
SOLANEZÆ,
Janum L. 3659 bis Mdr Bast. 3439 Pen Nicotia 3884 pren Grah.
VERBASCEZÆ.
Verbascum L. 3744 Boerhaavii L. 3745 nothum Koch.
SCROPHULARIACEZÆ.
Scrophularia 3885 hispida Desf Linaria Tourn 3886 reflex a Des ak PRE ver. onica 3888 serpyllifolia L.
ve var. borealis Læst. Pedicularis L 3746 recutila L. Tozzia L. 3747 alpina L.
OROBANCHEZÆ.
mm
Grobanche L. 2334 bis Hederæ Duby. 3748 cruenta Bert.
LABIATÆ. ntha L. ie 3749 rotundifolio-arvensis Wirtg. 129% bis arvensi
ensis L. 450 bis candicans Crtz. 1290 ter rotundifolio - sylvestris Wirtg
— 105 —
es Sega Gerarde. Th
3751 Res Poir. Satureia !..
1749 L montana L, Salvi
3752 ticillata L.
Brunella Tourn
3753 alba Pall. var. pinnatifida
Koch.
Sideri dti s L.
3890 deserti de Noé. Betonica 3755 Alopecuros L. ys
opsis L. 757 sénliilé Rchb, Li 3757bis id. ges).
m L. 3891 glablialodes Vahl.
PLANTAGINEZÆ,
3760 Cornuti Gouan. 3761 argentea Chaix. 3892 Lagopus L.
PLUMBAGINEZÆ, MR ee qe Willd. 3759 Mauritanica Walir. Statice L.
3893 Girardiana Guss. 3894 duriuscula de Gir,
AMARANTACEZÆ. Amarantus L. 631 bis retroflexus L. SALSOLACEÆ. Atriplex "8198 fer EEE 3762 crasiilium C.-A, Mey.
3763 hoidiots Rhône).
(Bouches - du- |
3763 _. ne (Pyrénées-Or.). Gbione
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1317ter herbacea L. & acetaria 1317 est 2 Arthr m Moq. 1395. aan Moq. Blitum Tour 169 bis rubrum € crassifolium Moq.
Chenopodina M
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id. (Hérault). 3765 setigera Moq.
9 = prostrata Mogq.
POLYGONEÆ.,
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3769 microspermum Jord. Fagapyrum Tourn.
3896 esculentum Mænceh.
3770 Tataricum Gærtn.
EUPHORBIACEZÆ.
Euphorbia F 3771 pilosa 2738 bis rt Jord. ti à 27381ter id. (Rhône). he FH et Fe s All,
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MOREÆ.
Morus Tourn. 3775 nigra L. Ficus Tourn. 3716 Carica L. URTICEZÆ, Parietaria T. 3777 diffusa É: et K. par 3777 bis id.
10
10 — CUPULIFERXÆ. IRIDEZÆ,. Trichonem
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SALICINEÆ. 3913 res + 3914 alata Poi Salix T 3915 nec Poir. 2365 bis “Deilielats Desf, 3916 Pseudacorus L. 3898 undulata Ehrh. (Prusse Rhé- bia AMARYLLIDEZÆ. 8bis id. (Sarthe). cr hastata L. Leucojum 3917 perl L. MYRICEZÆ. Narcissus 3918 oxypetalus Boiss. Myrica L. GNETACEZÆ. s L. Er à atrat 3904 Villarsii G. etC. 3920 Fate Willd. COLCHICACEE. HYDROCHARIDEZÆ, Elodea Michx. hecium Mohrng. _.. Disc FRS 3921 Canadensis Rich. LILIACEZÆ, POTAMEZÆ.
Tulipa Tou 3219 bis Gesiana DC. dr psg Pourr. Urginea 3993 € m L, . “hagax Steinh. Evene 3905 re Cr Pois: mna L 3906 Numidica Poir. Es » 2916 bis Aristidis Coss. 2944 Dis polyrrhiss L: OGrnithogalum Liuk. 3907 Le E. CYPERACEZÆ. Gagen cie et À Schult. Allium L.
LEMNACEZÆ,
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Cyperu ve L REA Poir. s L. 3909 rotundum L. (Hautes-Alpes).
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669 bis fallax Don. 5927 dniais urr. Asphodelus L. 3928 basilaris Jord.
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GRAMINEZÆ.
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FILICES.
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Pleuridium Bri 3947 altcrnifol at sie Cynodontium Br. et Schmp. 3948 Bruntoni Br. ‘ Schmp. Dichodontium Sch 3949 pelluéiduin Schmp. la ré a Schm 6bis etromala Schmp. Mr num Hed 3951 Der era Turn. eg a 51 bis id. (Vosges).
Didymodo
3780 bis il. (Calva
3961 muralis Hedw. (Vo ges). 3961 bis id. Sp A { id.
1 3962 subulata Brid. (Vosges). 3962bis id. (Haute-Savoie). W.
Se ulare di 3967 Hutchinsiæ Schmp. CRE
(Vosges).
— 108 —
Orthotrichum Hedw 3970 speciosum Nees.
Tetraphis Hedw 3971 pres Hedw. Gt TSatnIeh 3971 bis (Vosges).
Encalyp PR hreb. 2600 bis “ulgaris Hedw. 3972 cilia 3973 drepiocarpa Hedw. Weber 3974 pomorgha Schmp. di cruda Schm 3976 carnea Schmp. Bry Î : 3977 er tum Br. et Schmp. 3978 torquescens Br. et Schmp. 3979 pallens Schwgr. 3980 alpinum
3981 capillar e He dw 3982 | preudotriquetrun ie st a Hedw
3785 Ed SW. (Savo 3785 bis a (Haute-Savoie) Atrichu 2397 bis à Astra rs
Anoemod ook.
3691 bis veulosas re Schmp Brachytheciu
3985 | Eurynechium Schpr.
3290 fer so De
Plagiothecium Schpr.
mie silesacum Br. et Schmp. Hypn
1987 duians Br. et Schmp. An r 3988 rupestris Br. et Schmp. len.
agnu 3989 squarrosum Pers. HEPATICÆ. Jungermannia L. 3296 bis albicans L. 3990 sphærocarpa Hook. 3991 bicuspidata L. 2793 bis asplenioides Nees LL oie). 2793ler id.
Frullan 3992 Tamarisci Nees.
var. major pee
Lophocolea
3993 bidentata Nees.
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he epiphylla Nees. dula
"NE ep Dum.
Madoth
3996 me AE Dum.
LICHENES. Cladonia Hoffm. 3997 squamosa Hoffm. 3998 delicata FIk. 3498 ci ee» Hoffm. (Doubs).
3498 (Haute-Savoie). 3498 nu id, (id.). 3498 guint. id i
3498 sex. id.
3498 sept. id. (Haute-Savoie).
3498 oct. id. (id) rangiferina Hoffm. ta Fr.
sis Se Er Hoffm.
Physeia DC. 5786 éiliaris DC. NE
6bis id. oie).
ses parietina Nyl. is s).
AAA Le id. (Haute-Savoie). Pla
788 “tristis Nyl.
3789 nivale Nyl.
198 9
3796 callopismum ee reocaulion
3797 tom ris Prise. Bæomryces Pers.
3798 roseus Pers. (Vosges).
37 Dis ù (Savoie).
3798 id. SR Cr
3799 HÉPATITES
ALGÆ. Leotia Hill. 3800 gelatinosa Hill.
…— 108 =
3370 et 3371. Potentilla saxatilis Boul. et P. Billotii Boul.
Nous avons expliqué, à la page 12 de ce recueil, l'impossibilité où nous nous trouvions de distribuer les Potentilla glandulosa Boul. et lanuginosa Boul., dont M. Billot avait fait imprimer les étiquettes sous les n° 3370 et 3371.
Aujourd’hui, nous sommes heureux de pouvoir combler cette regrettable lacune, en publiant, d’une part, sous le nom de 2. saxahlis, la plante nommée d’abord P. glandulosa par M. Boulay ; d'autre part, le P. Billotit en remplacement du P. lanuginosa dont l'existence est fort problématique.
A cette pa nous publions une note que M. Boulay, en n , nous a priés de reproduire intégralement.
3370. Potentilla saxatilis N, Boul.
Souche forte, rameuse, brune, longuement recouverte par les stipules et les pétioles desséchès des anciennes feuilles
Feuilles radicales, munies d’un long pétiole (8-10 centim.) plus ou
moins hérissé de longs poils blancs étalés ou dressés ; glabrescentes en dessus, mollement se en dessous et sur les bôias, Stipules longue- ment adhérentes au pétiole, lancéolées, parfois 2-3 fides au sommet. 5-7 folioles és étroitement obovées-oblongues, cunéiformes à la base et entières dans leur quart inférieur, du reste profondément incisées- dentées, à dents lancéolées obtuses étalées et dont la terminale est auss; grande que les autres. Tiges florifères pubescentes, atteignant 2-3 décim., redressées dés la base.
uilles caulinaires brièvement pétiolées, les co sessiles ; 3-5 folioles ; stipules largement ovales, entières, obtus
Cyme 3-4 fois dichotome ; pédoncules te. allongés, étalés- dressés, pubescents.
Fleurs médiocres, grandes comme celle du Pot. verna ordinaire. Calice mollement velu, à divisions ovales, obtuses. Pétales un peu plus larges que longs, à peine unguiculés, fortement et largement émarginés au sommet, d’un beau jaune avec une tache safranée à la base. Carpelles petits, réniformes-arrondis, à bec trés obtus, presque nul, comprimés,
nement, mais distinctement réticulés. Réceptacle velu. Des glandes cou-
leur de cire, brièvement pédicellées, s2 trouvent en grand nombre à la
. inférieure des feuilles, sur les calices, et rendent le contact de ces rties légèrement visqueux.
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Flor. Fin de mai et commencement de juin.
Hab. Rochers de serpentine, à la partie supérieure du vallon de Germainxard, sur les hauteurs de Remiremont (Vosges).
Alt. Environ 700 m.
bserv. Cette espèce ne peut être confondue avec le Pot. verna. Ses tiges redressées dès la base, multiflores, ses grandes feuilles radicales, à folioles incisées, glanduleuses en dessous, ses souches longuement recouvertes de débris des anciennes feuilles, sa flo- raison plus tardive au moins d’un mois, constituent autant de ca- ractères importants qui l’éloignent, au premier aspect, du P. verna.
Il est surprenant que deux botanistes exercés, M. Perrin, de Crémanvillers , et M. Kirschleger, aient méconnu des différences pourtant si miles. (V. Annales de l'Association philomatique vogéso-rhénane, 5° liv. p. 225.)
M. Kirschleger, après avoir lu une description du Potentilla sazatilis donnée par M. Paillot (1), description qui n’était pas des- tinée à l’impression, mais suffisante incontestablement, ne voit pas «en quoi ce P. saxatilis P. diffère du P. verna L. » Ce qui n’em- pêche pas le fondateur et président de l'Association philomatique vogéso-rhénane de déclarer que ce L. sazatihs, qui ne diffère en rien du P. verna, sera recu avec reconnaissance par les membres de la Société d'échange. (/6id., p. 238.)
Dans la liste des plantes distribuées par cette association , M. RU classe le P. saxatilis sous le nom de « Potentilla verna
Boul., » comme si j'étais l’auteur de cet ingénieux rap- nr
Dans la table des matières, on trouve, art. Correspondance : «L'abbé Boulay, sur une nouvelle forme du Potent. verna æ. saratilis Boul.) » C’est une indication fausse et sans objet, puisque je ne suis pour rien dans cette étrange manière de voir qui fait du P. saxatilis un P. verna.
ne Cette description dit: « Plante... couverte de glandes fines, odorantes, très nombreuses. euses, pes à la face inférieure des feuilles, sur les pédoncules et les calices, en rend le to er sé un peu poisseux..., » caractère que je ne trouve . aucun Potentilla (Note de J. PaiLLor.)
chi
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M. Perrin a découvert dans cette espèce une forme très remar- quable du P. verna. C’est très bien. Mais on serait pourtant bien aise de savoir sur quelles raisons M. Perrin se fonde pour s’expri- mer ainsi. Sachant que j'avais donné un nom spécifique à cette plante, s’il ne voulait pas adopter mon sentiment, M. Perrin aurait dû, ce semble, prouver, par une discussion exacte des faits, que je nr'étais trompé, qu'il n’y avait pas lieu de voir là une es- pèce, que ce n’était certainement qu’une forme remarquable ou non du P. verna. M. Perrin est très capable de mener ce travail à bonne fin ; il n’y manquera pas.
Ce qui m’étonne surtout, c’est que la sagacité et l'esprit synthé- tique de MM. Perrin et Kirschleger ne leur aient pas suggéré un autre rapprochement. Le Potentilla saxatilis présente, en effet, des affinités incontestables avec le P. maculata Pourr. (P. Salisburgen- sis Hænch).
Le P. saxatilis B. me paraît toutefois différer du P. maculata
Pourr. 4° par ses fleurs de moitié plus petites, portées sur des pé- doncules plus effilés et plus longs; 2 par ses carpelles plus petits, plus aplatis, plus arrondis, moins fortement réticulés ; 3° par une inflorescence plus riche, plus régulièrement dichotome; 4° par les folioles des feuilles caulinaires plus étroites, plus pro- fondément incisées ; 5° enfin, par la station sur une colline rela- tivement peu élevée, tandis que les auteurs (v. LEHMANN, Monogr. generis Potentill., A830, p. 113; Nestier , Monogr. de Potentilla, 1816, p. 53) affirment que le P. maculata Pourr. est une plante essentiellement subalpine, qui ne descend pas au-dessous d’une altitude d’au moins 1,100 m.
3371. Potentilla Billotiäi N. Boul.
Souche trés ramifiée, radicante, ne conservant pas les débris des an- ciennes feuilles.
Feuilles radicales longuement pétiolées ; pétiole long de 4-6 centim., couvert de longs poils épars, fortement étalés, souvent à angle droit. Folioles 5, plus rarement 6 ou 7, grandes, obovées-oblongues, munies . chaque côté de 4-6 grosses dents ovales ouvertes, munies en dessous,
ur les nervures et sur les bords, de longs poils appliqués.
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FRE: FR longuement linéaires, subulées dans leur partie libre, héris
Tiges RAR nombreuses (1-8) sur la même souche, naissant succes- sivement à l’aisselle des feuilles radicales, à mesure que celles-ci se dé- veloppent, entièrement couchées, allongées (45-20 centim.), flexueuses, peu velues.
Feuilles caulinaires ordinairement très réduites, trifoliolées, à folioles entières ou peu dentées ; re grandes, lancéolées.
Intlorescence, 2-5 flor
Pédoncules ont seu flexueux.
ivisions du calice grandes ovales, aiguës, peu velues.
Pétales une c. plus ins que le calice, d'un beau jaune, largement obovés, émarginés au
Carpelles gros, PRÉSRERE etes: atténués supérieurement en un bec court et trés obtus, légèrement réticulés.
Réceptacle velu.
Cette espèce n'offre aucune ressemblance avec le P. saxatilis ; elle se rapproche davantage du P, verna et C'haubardiana. Elle diffère du P. verna L., 4° par ses tiges florifères nombreuses sur une même division de la souche, et échelonnées à différentes hauteurs, allongées ; 2° par ses feuilles radicales plus longuement pétiolées, plus fortement dentées; 3° par ses fleurs bien plus grandes ; 4° par ses carpelles plus gros, munis d’un bec plus court et plus obtus.
Elle s'éloigne du P. Chaubardiana Timb.-Lagr. par une végéta- tion bien plus vigoureuse; par ses tiges entièrement couchées et non redressées-ascendantes, par les folioles de ses feuilles radicales plus grandes, plus grossièrement dentées ; par ses souches radi- cantes, tandis que celles du P. Chaubardiana ne s’enracinent pas.
Cette espèce, à floraison très précoce, couvre de ses larges ga- zons déprimés les rochers abruptes de grès vosgien derrière Mut- zig (Bas-Rhin), où M. Billot me l’a fait recueillir en 1862.
N. B. Je serais extrémement obligé aux botanistes qui voudraient bien m RE) au grand saine re ne (Vosges), des graines mûres où es rmes critiques appartenant au ee Potentilla qu ile. eux auraient re ns leur voisinage. Des
essais de culture, dans des conditions variées et comparatives, pourront
— 113 — peut-être jeter quelque jour sur la spécification de ce genre, plus diffi- cile qu’elle ne semble au premier abord.
3143 et hs. Hieracium bifidum W. et Kit. (Æ. Plan- chonianum Timb. et Lor.)
J'ai communiqué à M. Fries notre A. Planchonianum, et il y a vu l'A. bifidum de Waldst. et Kit. Ne connaissant alors que l'4. bifidum de Koch, qui est beaucoup plus répandu que le vrai A. bi- fidum des créateurs de cette espèce, je ne fus point de l'avis de mon savant Correspondant; mais, depuis, j'ai vu dans l’Æpierisis de M. Fries VA. bifidum